MM
Chevreux.
Cf
A. Grandidier.
Cf
< scapho.
lég. < A. I.
Alluaud.
Cf
lég. > A. I. < scapho.
Cf
< scapho.
Humbiot.
Cf
0 (anormal)
< scapho.
Cf
^ (cassé)
Cf
lcg.< scapho.
Bastard.
= scapho.
Chevreux.
=scapho.
-(cassé)
WU
Maria.
= scapho.
On voit par ce tableau que le nombre des dents du rostre varie au bord inférieur de 2 à 4 ; sur l’exemplaire n° 33, il y a des dents surnuméraires provenant du dédoublement de leurs voisines.
La courbure du bord supérieur s’accentue avec l’âge ; la longueur du rostre n’est jamais supérieure à celle du scaphocérite, on voit qu’elle peut être légèrement inférieure
à celle du pédoncule antennulaire. 11 y a toujours au moins deux dents sur le céphalothorax, la suivante pouvant être située en deçà ou au delà du bord orbitaire, ou directement au-dessus (PI. XI, fîg. 25).
Les maxillipèdes externes dépassent l’extrémité des pédoncules antennaires de la moitié à peine de leur article distal chez les jeunes, de cet article tout entier chez les adultes.
Le méropodite des pattes de la l re paire chez les jeunes s’étend un peu plus loin que l’extrémité du pédoncule antennaire, et le carpe, étendu, atteint le bord du scaphocérite, que seule la pince dépasse. Chez les adultes, l’un et l’autre article sont plus allongés, et le tiers distal au moins du carpe dépasse le scaphocérite. Les proportions comparées de la pince et du carpe sont chez les jeunes: 4.5 : 12,5, chez les adultes 11 : 28,5.
J’ai réuni dans le graphique ci-joint toutes les diagnoses des auteurs accompagnées de mensurations, afin de comparer les courbes de croissance de la 2 e paire de pattes relativement à la longueur du corps. Les spécimens ont été groupés par ordre de grandeur croissante et pourvus d’un numéro d’ordre. Le tableau suivant indique l’origine des spécimens et le nom de leur descripteur :
Numéros.
Von Martens, Arch. f. Naturg ., 1868.
De Man, Notes /*. Leyd. Muséum, 1879 (P. vagus Heller).
— — 1879 (P. Reunionnensis Hfm.).
— — 1879(P. Mayottensis Hfm.).
— — 1879 (P. longlmanus Hfm.)
De Man, Arch. f. Naturg ., 1887.
De Man, Max Weber s Zoo/. Ergeb., 1892.
D’après Kôlbel, — — 1892 (P. equidens Heller).
Hoffmann, Crust. de Madag., 1874 (P. longlmanus Hfm.).
— — 1874 (P. Mayottensis Hfm.).
— — 1874 (P. Reunionnensis Hfm.).
— — 1874 (P. Madag ascariensis Hfm.).
H. Coutière, Madagascar (mensurations page précédente).
H. COUTIÈRE.
Ce qui frappe d’abord dans ce graphique, c’est la forme très irrégulière de la courbe représentant la croissance de
la 2° paire chez les mâles. Ces irrégularités se remarquent surtout entre les longueurs de corps de 80 et 120 millimètres ; à côté d’individus normaux, chez lesquels les
dimensions de la 2 e paire tendent régulièrement à s’écarter de celles du corps, on y trouve des spécimens tels que ceux n°8, 9, 14, 17, 18, 19, 21, 26, 27, qui se rapprochent des femelles en ce que non seulement les pattes de la 2 e paire sont plus courtes que le corps, mais encore et surtout parce que les doigts des pinces sont parallèles, joignent exactement et sont armés de faibles tubercules.
11 y a, en un mot, dimorphisme des mâles. Cette particularité assez rare se rencontre encore chez le Savon gibberosus AI. Edwards, où Borradaile l’a signalée le premier, et chez un Oxyrhynque, YEurypodius Latreillei , Guérin, où je l’ai fait connaître.
Chez les trois espèces, ce dimorphisme est absolument comparable, c’est-à-dire qu’il n’existe pas chez les jeunes, encore immatures, et chez lesquels q* et Ç> n’ont pas encore pris leur aspect distinctif. D’autre part, les mâles de grande taille, âgés par conséquent, chez lesquels les mues tendent à devenir rares ou à manquer, ne présentent pas non plus ce dimorphisme, en ce sens qu’ils possèdent uniformément les vrais caractères du çf, très accentués.
Faxon, qui a attiré l’attention sur ces faits à propos des Cambarus , a vu que chez ces Astacidæ, le dimorphisme des çf consistait surtout dans la grande différence de taille des appendices copulateurs, de sorte qu’il y a chez ces Crustacés une évidente relation de ce dimorphisme avec les variations de l’activité sexuelle. 11 n’y a guère d’autre manière d’expliquer également les faits que l’on observe chez les trois espèces citées plus haut ; elles doivent présenter des périodes où les mâles revêtent une « parure de noces » corrélative à l’état d’actif fonctionnement des glandes génitales, alors que dans l’intervalle persistent les caractères infantiles que les femelles gardent toute leur vie, et dont les mâles se débarrassent seulement lorsqu’ils sont tout à fait adultes. Ces changements de livrée, s’ils sont réels, correspondent forcément à des mues, comme Faxon l’a observé chez Cambarus , et si ces mues sont sim-