‹ Les Palaemonidae des eaux douces de MadagascarChapitre 16 sur 33 · II. COUTIÈRE · texte numérisé non relu

II. COUTIÈRE

sans ordre sur le membre. Il serait sans doute intéressant de voir quels rapports ces lignes présentent avec l’exuviation, car on les rencontre chez beaucoup d’autres espèces du genre, bien moins visibles toutefois.

Les pattes des paires suivantes, lisses chez les jeunes, sont déjà rugueuses chez les spécimens de 90-100 millimètres de longueur, elles le deviennent très fortement chez les adultes (180 millim.).

Le telson se rétrécit brusquement en pointe aiguë. Chez le jeune, les épines de la paire interne sont à peu près quatre fois aussi longues, celle de la paire externe un peu plus courtes que cette pointe médiane. Des deux paires dorsales d’épines, la première est située au milieu de la longueur du telson, l’autre au quart postérieur.

Avec les progrès de l’âge, la largeur de la pointe médiane augmente, en même temps que diminue la longueur des épines latérales internes.

L’identité des P. ornatus et des P. lar est depuis longtemps démontrée. Les taches claires et sombres qui constituent l’ornement des pinces chez les spécimens de taille moyenne disparaissent avec l’âge, comme l’a remarqué von Martens, pour faire place à une teinte uniforme chez les grands spécimens (180 millim.).

De Man a parfaitement démontré l'identité avec le P. lar des P. longimanus Hfm, P. raber Hess, P. spectabilis Heller, P. Mayottensls Hfm. 11 fait de ce dernier une variété locale. Je ne crois pas même utile de faire cette restriction, car la même localité, Madagascar par exemple, peut renfermer en un rayon restreint toutes les formes de l’espèce, avec les variations qu’amènent l’âge et le dimorphisme des mâles.

J’en dirai autant du P. ragus Heller, considéré par von Martens, et par de Man, comme une variété du P. lar, parce que la 2 e paire de pattes est plus courte et plus grêle que la normale, et les doigts de la pince clos. Voici leurs caractéristiques :

Rostre : ^—- ,= A. I. ou un peu >

N 08 du graphique. L. totale.

2 P paire. Merus. Carpe.

Paume. Doigts.

go 9 ioo

[ s’agit simplement de mâles «

féminisés

la Ç) étant

absolument normale.

De Man n’admet pas l’identité du P. equidens Dana, et du P. Reunionnensis Hfm, avec le P. lar. Nous avons pu examiner l’un des types de l’espèce que Heller rapporte au P. equidens Dana, types sur lesquels le D r Kôlbel avait transmis à de Man d’importants renseignements supplémentaires. Il s’agit d’un de Maurice, dont les dimensions suivent :

Rostre : 3+7+^1 (pointe) = scapho No du graphique. L. totale. 2 e paire. Merus. Carpe. Paume. Doigts.

Le céphalothorax est absolument lisse, l’armature des doigts normale, et ce spécimen ne saurait, par aucun caractère, être séparé du P. lar.

Par contre, il se peut que les spécimens décrits par de Man, comme le P. acutirostris , appartiennent à une espèce très voisine, mais distincte, synonyme duP. equidens Dana, espèce caractérisée par la fine spinulation de la carapace,

le nombre des dents du rostre

l’armature du

doigt fixe de la pince.

De Man donne le P. Reunionnensis Hfm, comme synonyme du P. equidens Dana, et distinct, par conséquent, du P. lar. D’après la description de de Man, les spécimens du P. Reunionnensis Hfm, auraient le plus souvent 3 dents

—-——J, et leurs dimensions seraient les suivantes :

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