Schaub, Die Pfahlbauten in den Schiveizerseen j Zurich
quer de provoquer des découvertes intéressantes. On y connaissait des pilotis dans bon nombre de localités, au Bied, h Cortaillôd, Auvernier, Concise, Corcelettes, Estavayer, Chevroux, Port-Alban , qui devinrent autant de chanips fertiles, oîi Ton ne tarda pas à faire d'abondantes récoltes.
Les eaux basses des hivers de 1858 et 1859 ayant facilité l'exploration de ces différentes stations, on vit se former peu à peu des collections sur différents points du littoral ; il suffit de mentionner celles du Musée de Neuchâtel, de M. Troyon, de M. de Pourtalès-Sandoz â la Lance, de M, le D*" Clément à Saint- Aubin, de M. Rochat à Yverdon, de MM. Rey et de Vevey à Estavayer (aujourd'hui au Musée de Fribourg), sans compter la nôtre et la plus complète de toutes, celle de M, le
colonel Schwab à Bienne.
Mais conmient concevoir des habitations dans des lieux qui aujourd'hui sont recouverts de 2 et 3 mètres d'eau? D'ordinaire on commence par se demander si peut-être les eaux de nos lacs n'étaient pas à cette époque plus basses que de nos jours. Partant de cette idée, on a recherché s'il n'existait pas à l'issue de nos lacs des obstacles qui , en obstruant les rivières , auraient pu faire hausser le niveau des eaux. On a même signalé des éboulements au débouché de la Thielle*, que l'on a cherché à mettre en rapport avec d'anciens abordages à Nidau et avec les restes de routes romaines, dans le
1. Voyez sur le barrage du Pfeidwald près Nidau, l'article de M. Culmann tlansla Schweizerische polytechnische Zeitschritft , II l. p. 9 et 10. 4858.