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Iajs armes de la Tène présentent un intérêt tout
4. Les pieux, en effet, ne sont pas seulement limités au blanc-fond, mais s'étendent encore sous les graviers du rivage, jusqu'il une distance de plus de cent mètres du bord (dans los eaux moyennes). Un peut admettre qu’ils s'avancent de cinquante mètres au moins dans l'eau ; d'un autre côté, l'espace qu’ils occupent en largeur est d’au moins 1,000 mètres qui, multipliés par 150 mètres, donnent une surface de 150,000 mètres carrés, soit quinze hectares.
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particulier S non-seulement à raison de leur belle conservation comme objets d'art et de curiosité, mais aussi et surtout comme documents pour l’histoire de la civilisation gauloise. Grâce à la munificence de S. M. l’Empereur des Français, nous avons pu comparer ces armes avec une collection de moules représentant les armes recueillies dans les fossés d’Alise, et nous y avons trouvé la confirmation la plus éclatante de nos concltt-
1. Il résulte il' une communication faite (Kir M. Fréd. de Rougemont à la Société d'histoire de la Suisse romanile dans sa dernière réunion tenue à Neuchâtel, en août 1864, que les armes de la Tène correspondent d’une. manière frap|>anto à la description que Diodore de Sicile fait des armes des Gaulois.
« Au lieu d'épée, dit Diodore de Sicile (liv. 5, cliap. 30, traduction « de Miotj, les Gaulois ont pour arme offensive un espadon suspendu a au côté droit par une longue chaîne do fer ou de cuivre; et quel- » ques-uns rattachent leurs tuniques avec des ceintures ornées de « plaques d'or et d'argent. Comme armo do trait, ils ont des javelots « qu’ils nomment des lances: le fer a une coudée de long (près d’un » demi-mètre), le fût une coudée et quelque chose de plus, et la « largeur de l'arme est à très-peu près de deux palmes ( trois pouces « environ). Leurs épées ne sont pas moindres en longueur que le sau- « nium ou javelot des autres nations, et leurs javelots ont le fer plus « long que leurs épées. De ces armes, les unes sont forgées droites, « d'autres sont en zigzag avec l’extrémité recourbée en arrière, « afin qu’elles puissent en frappant, non -seulement percer, mais » encore entailler les chairs et déchirer la plaie lorsqu’on retire le « fer. »
Nous croyons, dit M. de Rougemont, que Diodore n'a pas compris l’écrivain qu’il copiait, et qu'il a substitué les termes moindres et plus grands (que Miot traduit . moindres en longueur et plus longs ) à ceux de moins larges et plus longs. C’est ce qui nous (Kirait prouvé par le cas qui est en tète de sa phrase. Nous proposons la correction suivante, qui nous est inspirée par la vue des armes de la Tène : « Ces fers de javelots de trois pouces de largeur sont fort a extraordinaires, car ils sont plus larges que ces longs et grands « espadons, et cependant ces espadons ne le cèdent en largeur aux « javelots d’aucune autre nation. »
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sions antérieures, à savoir que les habitants de la palafitte de la Tène étaient des Gaulois.
Parmi ces armes, celles qui frappent le plus, ce sont
Fig. 10. 1/3 B'- F ‘B- 71
de grands fers de lance mesurant jusqu’à àO centimètres
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de longueur sur une largeur de h à 6 centimètres, d’un travail très-soigné, avec une arête vive sur chaque face et des ailerons très-larges qui ne sont pas toujours symétriques. Quelques-uns sont irrégulièrement échancrés, sans doute pour rendre l’arme plus redoutable ((if/. 70). D’autres sont à jour, présentant des vacuoles bizarres (fi g. 71) avec des contours saillants qui pourraient bien être le point de départ de la hallebarde. On possède aussi des fragments de la hampe, qui était remarquablement grêle et garnie à son extrémité d’une pointe en fer à pans coupés. Quoique la douille soit très-petite et suppose par conséquent une hampe grêle, le fer était travaillé avec trop de soin pour supposer qu’on se soit exposé de propos délibéré à le perdre en le lançant. C’était une arme d’hast et non une arme de jet.
Les épées de la Tène méritent une attention toute particulière. La lame (fig. 72) a de 80 à 90 centimètres de long; bile est très-plate, n’ayant guère que 3 millimètres d’épaisseur, à deux tranchants, tout d’une venue, sans rétrécissement au milieu; elle n’a pas de croisière, et il ne reste de la poignée que la soie, qui, Sans être très-grande, est cependant calculée pour une main d’homme ordinaire (13 à 13 centimètres). Le passage de la soie à la lame se fait par une courbe gracieuse garnie d’un cordon en fer qui sert d’arrêt et correspond à la saillie du fourreau. Nous n’avons pas encore découvert la forme k coupe carrée, qui est la plus commune à Alise.
Une partie des épées sont dans leur fourreau. Mais,
comme elles ne sont nullement attaquées par la rouille (le limon tourbeux les ayant préservées de l’oxydation),
Fig. T*. 1/8 HT. Fig. 18.
nous avons pu en retirer plusieurs du fourreau. Elles sont, droites, à deux tranchants ; la plupart ont conservé leur fil parfaitement intact , de manière qu’on pour-