‹ Les Palafittes, ou Constructions lacustres du lac de NeuchatelChapitre 34 sur 36 · AGE DES PALAFITTES DU BRONZE · texte numérisé non relu

AGE DES PALAFITTES DU BRONZE

L’incertitude serait à peu près aussi grande à l’égard

I . Éludes géologico~archcologiques. Bulleliii de la Soc. vaudoise. Tom. VI , p. 3Î5.

ï. Notice sur les habitations lacustres du pont de Thielle. Actes de la Soc. jurassienne d'émulation, 1860. M. Trovon, ou revanche, était arrivé à un chiffre bien inférieur quant à l’âge des pilotis des Ultins près d’Yverdon, c'est-à-dire à 15 siècles seulement avant notre ère. ( Habitations lacustres, p. 73 . Mais, d’après un mémoire récent do M. Javel, ce calcul serait inadmissible, parce que l'établissement des Ultins à dû subsister dans une lagune.

de l’âge des palafittes du bronze qu’à l’égard de celles de la pierre, si nous n’avions affaire qu’aux stations de la Suisse. Les antiquités de ces stations n’avaient jusqu’ici leur analogue que dans le nord de l’Europe, sur les bords de la Baltique; mais là aussi, elles sont sans aucun lien positif avec l'histoire écrite du pays, qui ne remonte pas fort loin. Aussi bien, s’il existe quelque part un lien entre l’âge du bronze et l’histoire , ce doit être plutôt du côté du midi, en Italie, où se trouve le siège des plus anciens peuples d’Europe. Mais on n’avait pas signalé de constructions lacustres en Italie. Désirant être édifié à ce sujet, nous avons visité en 1860 les lacs de la Lombardie et n'avons pas tardé à constater l’existence de pilotis et d’objets antiques tout à fait semblables aux nôtres, dans les tourbières du lac Majeur. Depuis lors ces recherches ont été poursuivies avec autant de succès que de zèle par M. Moro ainsi que par M. B. Gastaldi, qui nous a dotés d’un beau travail sur les antiquités lacustres des lacs d’Italie *.

Nous avons nous-mème exploré plus tard (en 1863) le lac de Varèse, en compagnie de MM. Stoppani et G. de Mortillet, et n’avons pas tardé à y découvrir plusieurs stations de l'âge de la pierre, ainsi que des traces manifestes de l'âge du bronze. L’une de ces stations est la petite île (isolelta) sur laquelle la famille Litla a élevé une maison de plaisance. Quoique plus grande que l’île du petit lac d’inkwyl, près de Solcure , l’Isoletla est.

1. \uovi Cenni sugli oggetli di alla anlichilà. Torino 1 862. — Mittheilungen der aniiqmrischen Gesetlschufl in Zurich. Vol. XIV. Quatrième rapport de M. Relier.

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comme cette dernière, artificielle, si bien que nous bénéficions encore aujourd’hui des travaux exécutés par les peuplades de l’àge de la pierre. Plus tard on a encore découvert toute une série de nouvelles stations dans le même lac de Varèse . ainsi que dans plusieurs des petits lacs de la Brianza 1 .

Le lac de Garde renferme aussi des palafitlcs bien caractérisées qui furent mises k découvert lors des travaux exécutés autour de la forteresse de Peschiera, il y a quelques années. Au nombre des objets en métal recueillis par les soins de M. de Silber, officier autrichien, et qui font aujourd’hui partie du Musée d’antiquités de Zurich, il en est plusieurs qui sont de cuivre; les autres sont de bronze 2 .

Les recherches de M. Paolo Lioy 3 nous ont fait connaître récemment des palafittes non moins curieuses de l’âge de la pierre dans les tourbières du lac Fiinon près Yicence.

Ajoutons ici que nous avons réussi à découvrir en 186k des stations lacustres de tous points semblables aux nôtres dans les lacs de la Bavière. Grâce à la libéralité du gouvernement bavarois, ces recherches se continuent et déjà l’on a signalé des constructions dans six

1 . Stoppani. Atti délia Società di Science natarali. Vol. V. Ce sont, au lac do Varèse, les stations Keller, Desor, do Bodio, de Bardello, de Cazzago et de l'Isolina.

i. .Vittheihmgen der antiq. < lesellschafl in Zurich. Vol. XIV. Cinquième rapport de M. Keller, p. lî. tab. iv, v et vi.

3. Le ahilazioni délia elà délia pietra net lago di Fiinon net l'icentino. dans les Actes de l’Instit. venit., I86i-I863.

LES PA LA El T T ES.

lacs *. La plupart remontent à l’àge de la pierre, mais il y en a aussi de l’âge du bronze, spécialement au lac de Starnberg , près de l’île des Roses. Cette île nous a fourni le pendant de l’Isoletta du lac de Varèse, en ce sens qu’elle est artificielle comme cette dernière. Notre pêcheur y a recueilli, à côté de nombreux débris de poterie, une belle épingle en bronze qui fait partie de la collection publique de Munich. On avait aussi trouvé antérieurement, en creusant les fondations du petit château royal qui se trouve sur l’île, des objets romains et d’autres plus récents, ce qui tendrait à prouver que cette île n’a pas cessé d’être habitée depuis sa fondation par les premiers possesseurs du sol, à l’âge de la pierre.

A la suite de ces découvertes, l’Académie des sciences de Vienne jugea que le moment était venu de tenter aussi quelques recherches dans les lacs de la monarchie autrichienne. M. Hochstetter , l’éminent voyageur et géologue ayant été chargé d’explorer les lacs de la Carinlhie, ne tarda pas à découvrir des traces de constructions lacustres dans plusieurs lacs, spécialement ceux de Worth , d’Ossiach et le petit lac de Keulschach au sud du lac de Worth. Les débris encore très-peu nombreux qui ont été recueillis se rattachent à des basfonds pierreux qui rappellent nos ténevières et indiquent ainsi l’âge de la pierre 2 .

4, V. Siebold. l’fahlbauteH in Buirrn, dans les Comptes rendus de l’Académie de Munich, 1 864, p. 318.

î. Bulletin de l'Académie des sciences de Vienne. Vol. Ll, Bericht uber Xachforsrhungen nach Pfahlbaulcn in rien Seen ron KârnUtcn inui Kruin, von Prof. t) r Ferd. von Hochstetter.

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Les marais de la Poméranie paraissent aussi devoir fournir leur contingent. On vient de découvrir dans le cercle de I.ubtow des palafittes de tous points semblables à celles de Robenhausen. On y cite deux couches archéologiques : dans l'inférieure se trouvent des fragments de poterie, des vases avec dessins, des haches en serpentine, silex et amphibole, un ciseau à douille circulaire en bronze, des bois de cerf et de chevreuil, des graines carbonisées, spécialement du froment, de l’orge et des pois. Dans la couche supérieure, qui est bien distincte de la précédente, se trouvent aussi des ustensiles en fer. Des renseignements plus détaillés ne tarderont sans doute pas à être publiés sur ces intéressantes découvertes.

Les lacs de la France, à part ceux de la Savoie 1 , n’ont pas encore été explorés d’une manière suivie. Nous avons quelques raisons de supposer qu’en observant attentivement les tourbières et les étangs qui sont si nombreux dans bon nombre de départements, on finira par y trouver des traces de nos différents âges lacustres , car on ne peut supposer que la Gaule ait été déserte , tandis que de nombreuses peuplades existaient au'pied des Alpes.

On connaît les belles recherches de M\l. Slrobel et Pigorini sur les palafittes de l'Italie 2 . Il existe dans le

I. Voy. sur les palafittes du lac du Bourget l'excellent Mémoire M. Laurent Habut, Habilitions lacustres de la Savoie, avec un Allas de 16 planches. Chambéry, 1864. Les touilles se continuent dans ce moment avec succès, grâce au concours quo MM. Costa de Beauregard prêtent à M. Habut.

i. Pigorini et Strobel. Oie Terramara-Laijer tler F. milia. .Vi l-

LES l’ALAFITTES.

Parmesan de petites collines qui portent le nom de monti, et- sur les flancs desquelles on exploite une sorte de terre ammoniacale mêlée de cendres, appelée terra mara, qui sert d’engrais pour les prés. En poussant une galerie dans l’un de ces monti, M. Strobel, aidé de M. Pigorini , y a trouvé des poutres supportant une sorte de plancher et, entre les pieux, des objets en bronze de tous points semblables à ceux de nos lacs , accompagnés de vases en terre d’un travail très-soigné, quoique fabriqués sans l’aide du tour 1 . Par conséquent cette colline artificielle avec sa terre d’engrais qui renferme des débris d’un âge évidemment postérieur (étrusque ou ligurien) a pour noyau et pour point de départ une construction sur pilotis de l’âge du bronze, d’où il faut conclure que l’àge du bronze est ici antérieur à l’établissement de tous les autres peuples qui ont successivement laissé leurs débris sur les flancs de ces collines.

Les objets trouvés dans ces diverses stations, ceux du lac Majeur décrits par M. Gastaldi, ceux que nous avons recueillis nous-même au lac de Yarèse, ceux de la colline de Castione dans le Parmesan, du Véronais , sont assez nombreux et assez bien caractérisés pour ne laisser aucun doute sur leur parfaite identité avec ceux des lacs suisses. Les lacs d’Italie, la plaine du Pô et le Véronais ont par conséquent été parsemés , à une cer-

Iheilungen de.r anlii/. lîesellschaft in Zurich. Vol. XIV. Cinquième rapport de M. Relier.

I. Un mamelon semblable formé de débris d'époques diverses vient d’étre découvert par M. Pigorini , à Basilicanova de Monteehiarugolo, dans le Parmesan. Voir G. de Mortillet, Matériaux, t. H. page 68.

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laine époque , de constructions sur pilotis , érigées par des populations ayant les mêmes habitudes, les mêmes mœurs et appartenant, selon toute apparence, à la même souche.

Or peut-on admettre que les auteurs romains, dont la plupart connaissaient et appréciaient les beaux sites des lacs d’Italie, que Pline, entre autres, qui avait sa campagne au bord du lac deCûme, aurait négligé de mentionner des constructions lacustres dans le voisinage et peut-être sous les fenêtres de son palais, lui qui pourtant n’était rien moins qu’avare de détails sur les hommes et les choses de son temps? Si donc le célèbre écrivain de Rome n’a pas un seul renseignement à nous donner sur les habitations lacustres , nous nous croyons autorisé à en conclure , non-seulement que ces constructions n’existaient plus de son temps en Italie (79 ans après J. C.), mais encore qu’elles avaient disparu de la mémoire des hommes.

D’un autre coté, le fait que nous trouvons les mêmes constructions et les mêmes ustensiles dans l'Emilie et dans la Vénétie nous dit assez que les habitants des lacs de la Lombardie ne vivaient pas isolés au pied des Alpes.

La même civilisation n’a pas pu couvrir simultanément un espace aussi considérable que la plaine du Pô et les gradins des Alpes , sans pénétrer aussi jusqu’au littoral. Les avantages de la mer sont trop nombreux et trop évidents pour ne pas attirer les hommes, dès qu’ils sont arrivés à un certain degré de culture. Ce seul fait suffirait au besoin pour justifier l’opinion que les baies

et les havres des côtes italiennes devaient être habités à l’époque du bronze. Et comme les ustensiles et les parures de cette époque témoignent d’un commerce mariritime, il n’y a rien de hasardé à supposer que c'est par les ports de la Ligurie et de l’Ombrie que se faisait ce commerce. C’est par là, entre autres, que les habitants des stations de la Lombardie , comme ceux de la plaine du Pô, devaient retirer l’étain qui entrait dans la composition de leurs armes et ustensiles de bronze, et qui ne pouvait guère venir que des îles Cassitérides*.

Une fois débarqué sur les côtes d’Italie, le métal importé devait se répandre au loin, surtout chez les populations ayant les mêmes mœurs et les mêmes habitudes, comme c’était le cas sur les lacs des deux versants des Alpes. La chaîne alpine ne pouvait être un obstacle à ces communications. Il n’y a pas de raison pour que les passages des Alpes , le Saint-Bernard et le Saint-Gothard, aient été à cette époque plus impraticables que de nos jours, surtout pour des transports à dos d'homme ou de cheval, qui étaient probablement les seuls usités. Entre cette hypothèse et celle qui prétend faire venir des bords de la Baltique le bronze des lacs suisses, nous ne pensons pas qu’il y ait lieu d’hésiter.

On peut encore alléguer en faveur de ces relations entre la Suisse et l’Italie la parfaite identité de compo-

1. Voy. à cet égard le Supplément à l'ouvrage de Nilsson, qui vient de paraître, 1866, page 7. Voy. aussi G. Smith, The Cassiteridcs : an inquiry inlo the commercial opérai ions of the Phéniciens in the western Europe , witli particular reference to the hritish tin-lrade. Londres, 1863.

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sition des bronzes, qui ne sont Composés que de cuivre et d’étain, ce dernier métal pouvant , comme nous l’avons vu plus haut, varier de 4 à 20 p. 100.

On se demande si la préparation du bronze n’est pas une invention indigène qui serait née sur les versants des Alpes, et aurait été provoquée par la présence du minerai de cuivre, assez abondant sur le versant méridional des Alpes piémontaises. Cette idée nous a souri un instant. Nous ne saurions cependant l’invoquer, par la raison que, s’il en était ainsi, on aurait commencé par fabriquer des ustensiles en cuivre , comme les anciens peuples de l’Amérique. Mais jusqu’ici on n’a trouvé que quelques ustensiles de ce métal dans les grèves du lac de Garde. La grande majorité des objets métalliques est en bronze, ce qui nécessitait, par conséquent, l’emploi de l’étain ; or ce dernier ne pouvait être obtenu que par le commerce, attendu qu’il est étranger aux Alpes. Il nous semble dès lors plus naturel d’admettre que l’art de combiner l’étain avec le cuivre, en d'autres termes, la fabrication du bronze est d’importation étrangère.

Dans celle hypothèse , il resterait encore à déterminer si le principal élément du bronze, le cuivre, venait, comme l’étain, de l’étranger, ou si l’on utilisait le^ minerais du pays, comme le prétend M. Wibel *. Les premières analyses de M. de Fellenberg nous avaient fait entrevoir une solution très-intéressante, au moyen du nickel que renferment les bronzes des palafittes

t . Pie Cullttr lier Brome-Xeit, 1861 , p. 36 et suiv..

suisses et italiennes, et qui caractérise surtout les minerais de cuivre alpin. Mais on a vu plus haut (p. 74) que, d’après les dernières recherches de M. de Fellenberg, le nickel n’a pas l’importance que ce savant chimiste était disposé à lui attribuer dans l'origine, attendu qu'il se retrouve aussi dans les bronzes du Nord. Il se pourrait par conséquent que le cuivre aussi fût d’importation étrangère. Or, à voir la quantité prodigieuse de bronze qu’on fabriquait à cette époque, celte seule branche de commerce devait nécessiter des relations commerciales suivies.

RAPPORTS ENTRE (.'AGE DL BRONZE DU NORD DE L’EUROPE ET CELUI DES PALAFITTES.

On n’hésite pas, en général, k comparer les antiquités en bronze de nos palafittes avec celles qu’on trouve dans les tombeaux de la Scandinavie. Ce parallélisme était naturel et, en quelque sorte, inévitable au début des éludes lacustres. F.n effet, du moment qu’on admettait, pour le Nord de l’Europe, une époque antéhistorique caractérisée par le bronze, celle-ci devait s'imposer aux antiquaires suisses qui venaient de constater dans les lacs des palafittes qui ne renfermaient, en fait de métal, que du bronze. C’était la matière des objets, bien plus que leur forme ou leur façon, que l’on considérait. Il est incontestable aussi que plusieurs des objets les plus communs, tels que les épées, les haches, les lances, les faucilles, ont à peu près la même forme.

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Mais d’un autre côté, on ne saurait se dissimuler que parmi les bronzes Scandinaves il ne se trouve une quantité d'objets qui font complètement défaut dans nos palafittes. Il suffit pour cela de comparer les figures de l’ouvrage de Worsaae 1 avec les armes et ustensiles de nos palafittes.

Pour quiconque a parcouru les magnifiques collections du musée de Copenhague ou celles du Mecklembourg, il est évident que le soi-disant âge du bronze s’y présente avec une richesse et un fini que l’on chercherait vainement dans nos palafittes du second âge. lin revanche, on ne saurait méconnaître une ressemblance frappante entre les bronzes du Nord et ceux de Hall— stadt. Cette ressemblance ne concerne pas seulement la forme et la physionomie des objets; elle se retrouve également dans certains types de dessins qui sont communs aux deux groupes, spécialement l’hélice conjuguée qui se retrouve jusque sur les armes et les haches (Worsaac, Tab. xxvm, fig. 113 et Tab. xxxi, fig. 130). et qui font complètement défaut dans nos palafittes. Il est permis dès lors de se demander si peut-être la concordance n’est pas plus complète entre ces deux localités qu’entre les palafittes de nos lacs et les tombeaux du Nord. Or, h Hallstadt, les bronzes se trouvent associés

t. Nordiske Oldaagen, Copenhague, 4859. — Au nombre des objpts remarquables qui font complélement défaut choz nous , nous citerons entre autres les haches ornées (Tab. xxvm), de remarquables couteaux ou rasoirs (Tab. xxxvi), des vasos en bronze d'un travail exquis (Tab. lxi), des boucliers (Tab. xmi et xlui), et enfin les lurer ou trompettes de guerre (Tab. xxxix et xl), dont il n'existe aucune trace dans les palafitlnc

LES PALAFITTKS.

I il

k des armes et ustensiles en fer qui n’ont pas encore été signalés dans le Nord , soit qu’ils soient réellement absents ou qu’on les ait négligés, k raison de l’état trèsdétérioré dans lequel le fer se trouve en général dans les tombeaux.

Si jamais on venait k démontrer que les bronzes de Hallstadt et ceux de la Scandinavie sont contemporains, il n'y aurait plus lieu de s’étonner de la plus grande perfection de ces derniers, puisqu’il serait démontré par Ik qu’ils appartiennent k une époque plus récente , peut-être contemporaine des peuples historiques.

C’est l’opinion que M. Nilsson soutient dans son remarquable ouvrage sur le peuple primitif de la Scandinavie *. Le savant archéologue et naturaliste suédois signale la trace des Phéniciens non-seulement dans d’anciens monuments, mais aussi dans les usages et les superstitions du pays, ainsi que dans les noms de diverses localités qui, pour la plupart, se rapportent au culte de Baal. le dieu du soleil ou l’Apollon des Phéniciens. Le navigateur Pythias aurait été un Phénicien de Marseille, visitant les stations et les colonies échelonnées le long des côtes Scandinaves.

Ce n’est point ici le lieu de discuter la valeur des arguments sur lesquels se fonde M. Nillson. Nous sommes tout disposé k admettre ses conclusions quant au rôle que les Phéniciens ont joué dans le Nord. Mais il n’est pas nécessaire pour cela de les faire remonter k l'âge du bronze, surtout s’il y a quelque probabilité

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