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ATAVISME. — HISTOIRE DES ÉCRITS

L'histoire des palimpsestes, ou mieux leur origine, nous donnera l'explication de leur diffusion et de leur origine. A peine l’homme a-t-il abandonné létat purement sauvage,

cet élat que l’on peut nommer l’époque grossière de la pierre, qu'il indique les premières apparitions de sa culture par des graphiques sur les vases, sur les murs, sur les parois des grottes, sur ses armes d'os ou de pierre et sur sa propre peau.

Spencer remarque que les premiers vestiges de la peinture se trouveraient dans les graphiques des grottes, dans les tombes où l’'Egyptien reproduisait tous les moments de la vie civile.

Les prêtres grecs ornaient les murs des temples de sentences, de prières et d'excommunications pour prévenir les délits par la publicité. (Curtius IT.)

Dans Andrée {Etnographische Parallelen, II), voyez le graphique de la grotte de Younnersberg, dans lequel sont représentés dix Boschimans volant dix bœufs à douze Cafres ou Zoulous, merveilleusement détaillés et pourtant ces peintres appartenaient à une des races inférieures de l'humanité : — [ls remarque que les Hottentots couvrentles rochers et les murs des cavernes de leurs peintures. Fritsch en trouva un millier el en vit jusqu’à vingt sur une roche: elles avaient trait à des batailles, des chasses, au domplage de girafes, antilopes et éléphants.

Les Lapons marquent d’une double croix ou svastica les oreilles de leurs rennes en signe de propriété. Les Australiens (ceux du Nord) couvrent les cavernes, les roches de graphiques et peignent les peaux d'oppossum à la parlie interne (1).

Dans une station de pêcheurs australiens, (Grey, Jour. of the expédit. in North-West. 1865), on trouve une véritable galerie de graphiques préhistoriques, laissée par toute une génération de pècheurs, et contenant des histoires de pêches. — Les Maori, écrit Buchner, apprennent maintenant à lire : sur tous les murs de leurs rochers, on voit des noms et des signes qui prouvent leurs nouvelles connaissances. (Reise shille Océanie, 1878).

Il est très important de remarquer avec Andrée (/. c. page 87), que les femmes sont réfractaires à lracer des graphiquas tant sur les vases qu'au dedans. Aussi, dans la lerre de l'empereur Jules, les vases n’ont pas de dessins parce qu'il sont leur ouvrage, et les femmes, nous dit-il, sont peu artistes. Chez les

(1) Bonwick, Life and origin of.— Muller, Allgemeine Ethnographe. — Letourneau, La Sociologie, 1880. — Hamy, Précis de paléontologie.— Beccari, Viagqi alla nuova Guinea, 1888.

Indiens Cyampi seulement, les femmes font, rarement, des graflites sur les vases.

Et à propos de cela, il importe de remarquer avec Brongniart que la céramique, après les armes de défense et quelques tissus pour les vêlements, fut l’un des premiers arts que les hommes cultivèrent — ce fut le premier essor de la civilisation (Traité des arts céramiques, T, page 14) ; on en récolte en Egyple, dans les dépôts du Nil, à une telle profondeur, qu'on peut en fixer la date à 12 ou 13 mille ans.

Nos ancêtres, à l’époque Magdalénique, inscrivaient sur les instruments de pierre, d'os, dans les grottes, sur les vases et sur les habits, les figures des animaux, les amours, les chasses, les histoire de guerre, les chasses à l’aurochs, les combats de rennes, des lroupeaux conduits par un homme. Rappelons par dessus tout celte ardoise sur laquelle est sculpté un combat de rennes, trouvée à Langerie-Basse par Vibraye. L'artiste y reproduit une lutte furieuse de rennes mâles à l’époque des amours, pour la possession de la femelle ; on y voit le vainqueur, respirant fièrement, qui s'approche amoureusement de la femelle, prix de la victoire.

Ils retracaient bien les animaux, moins bien les hommes; chaque animal est dessiné comme si ses compagnons n y étaient pas ; ainsi dans le graflile mentionné, les pattes du renne abattu, qui devraient être masquées par le corps de la femelle, y sont également représentées. En somme, dit Joly, ils semblent tracés par quelque gamin espiègle. Les pieds et les mains des divers hommes, toujours nus, qui y sont représentés, ne sont presque pas modelés et manquent de pouces ; à l'un d'eux on remarque un bras tatoué [Reliquiæ Aquitanæ pl. I). Une femme nue porte des bracelets et un collier de perles énormes et se tient dans une attitude lubrique avec un renne. Une aulre femme maigre, avec d'énormes fesses et une énorme vulve fut trouvée sculplée aussi à Langerie-Basse.

Mais le plus fameux graffite est celui trouvé à cet endroit par Massenat, sur un bois de renne. On y voit un aurochs qui fuit devant un homme la tèle basse, ébouriffée, volumineuse, les narines largement ouvertes. La tête de l’homme, qui rappelle par la simplicité du dessin /es formes que les enfants donnent

aux fiqures qu'ils ébauchent sur les murs, est ronde, les cheveux sont hérissés et ramenés en loupet sur le sommet; le menton est barbu, le cou un peu long, les bras courts; le bras gauche est élendu en arrière pour lancer un javelot dont il est armé, tandis que lc droit semble être dans l'attitude de saisir l'animal par la queue. La poitrine est proéminente, le ventre bien dessiné, la colonne vertébrale un peu longue et par sa forme en arc se rapproche un peu de celle d’un singe qui marche droit sur ses Jambes. Les parties sexuelles sont très saillantes. Les cuisses aussi sont bien dessinées, mais présentent un fémur lrès court. Puis vient ensuite une époque barbare, négative pour les dessins.

À la deuxième moitié de la période néolithique, sinon à la fin, on trouve les parois des murs celtiques avec des graffiles de seins féminins (certainement symboliques), dans la vallée du Petit-Morin {Dictionnaire anthropologique).

Ces dessins sont exéculés simplement par traits, et les animaux et les hommes y sont de profil.

Les Papous de la Nouvelle Guinée qui sculptaient relativement bien, réussissaient moins bien dans le graffite ; loulefois, ils traçaient assez bien les esquisses de barques et d'hommes, et souvent des figures obscènes.

Le Polynésien dessinait mal; au contraire, l'Esquimau, qui lui est inférieur sous tant de rapports, est un grand dessinateur.

Les armes et les ustensiles d'os des Esquimaux sont ornés de dessins représentant un renne poursuivi par un chasseur, ou une figure de pêcheur près d’une peau de veau marin gonflée, qui sert d'appat pour allirer l'animal; d'autres représentent la

pêche à la baleine ou diverses scènes de la vie des Esquimaux. Pour l'exécution et le sujet, ces dessins sont supérieurs aux nôtres de l’âge de pierre.

Néanmoins, ni le Mélanésien, ni l’Esquimau ne paraissent avoir eu l’idée d'exprimer le relief des formes par les ombres et les lignes, tandis que notre artiste préhistorique l'avait déjà essayé, comme on le voit dans un profil d'ours incisé sur un ornement {rouvé par Lartet dans la grotte de Bas-Massat.

Dans les sépulcres de Mycène, Schlieman, trouva des

fragments de vases peints en rouge, avec des bandes circulaires lantôt rouges tantôt noires, qui rappelaient les otens des Peaux-Rouges.

Tatouayes. — Le graffite le plus antique et peut-être le plus répandu, fut le lalouage.

La Grèce et l'Asie-Mineure avaient leurs dieux du talouage ; Pâris, inquiet sur sa route, après avoir enlevé Hélène, se fait tatouer au promontoire de Canope, dans un temple d'Hercule, pour se rendre inviolable : dans la Thrace, ceux qui ne portaient pas de tatouages ne jouissaient d'aucune estime.

En premier lieu ce fut seulement un ornement, et c'en est encore un pour beaucoup de peuples, puis il servit à distinguer entre eux les membres d'une même famille, d'un c/an, d’une tribu.

Dans la Polynésie, c'est le signe de la puberté, et il se pratique à celte époque : chez les Arabes et les Kabyles il est pratiqué par les mères elles-mêmes sur leurs enfants, comme signe de reconnaissance.

Très souvent il est d’origine religieuse.

Certains passages de la Bible lui attribuent, au point de vue religieux, une valeur égale à celle de la circoncision.

En effet, nous voyons dans Ezéchiel, IX, 6 : « Tuez, détruisez les vieux, les jeunes, les vierges, les enfants et les femmes, mais laissez intacts ceux qui ont le signe. » Ce passage fait supposer que les Hébreux étaient seuls à avoir ce signe.

Le tatouage, comme moyen de reconnaissance, n’est usité que dans les pays où, à l’occasion des guerres et des razzias, le cas de personnes caplurées est fréquent. (Kabylie, Arabie). Et l'usage se perpétue ensuite par la force de l'habitude, même quand l'ordre devient moins précaire.

Dans d’autres pays, le tatouage est un moyen de reconnaissance pour les membres d'une famille. d'une tribu ou d'un clan. Ainsi dans une scène entre Indiens, décrite par Cooper, on voit un Delaware qui devait être sacrifié par d’autres Delawares et qui devint sacré tout-à-coup parce qu'il portait sur la poitrine le signe de la tortue, le totem de leur clan.

Parmi les Australiens, le tatouage sert de signe d'adoption

dans toutes les familles ou tribus de l'Ouest (Grey) et du Sud (Tyre). Le signe distinctif, ou Kobong, est tatoué sur la cuisse.

En Afrique, les Bambaras se font des incisions sur les tempes et aux zygomes.

Le tatouage est également usité comme signe de possession. Les grandes familles faisaient autrefois tatouer leurs esclaves pour les reconnaître.

Pour plaire aux femmes et pouvoir trouver une épouse, le Laotien doit être tatoué jusqu'au-dessous du genou, tout autour de la cuisse, pendant que, parmi les Dayacks, ce sont les femmes qui subissent cette opération pour séduire les amants (Carl Bock); du côté de Laotien, c'est un signe de courage et de virilité que d'être couvert d'animaux fantastiques, analogues à ceux des monuments bouddhiques.

Le docteur Berchon dit que Naikeon, femme d'un chef Taïlien, montrait à tout nouvel arrivant un tatouage faltique. Le roi Titonka avait sur chaque fesse deux magots hauts de trente centimètres, et en plus des dessins de tout genre qui lui formaient des souliers, des gants et des boucles d'oreilles.

Si les hommes rivalisent d'émulation pour se faire tatouer, les femmes sont rebelles à subir cette opération qu'elles ne supportent que par obligation. Une jeune fille de 12 ou 13 ans quine serait pas lalouée ne pourrait pas préparer la popot ni faire l’akoko, ni frotter les morts d’huile de coco.

Quelques tatouages des Polynésiens ont une signification héraldique ; chez beaucoup ils constituent un véritable blason qui a ses règles propres, avec les signes de Ja tribu, de la famille et l'indication des hauts faits individuels.

Les tatouages varient plus encore entre les chefs et les simples mortels. Tels sont ceux de la face que Clavel à étudiés parmi les indigènes des îles Marquises et de la Nouvelle- Zélande.

Toutefois, certains chefs n'ont pas de tatouage à la tête qui est considérée comme sacrée.

Le tatouage par incision ou scarification est plus particulièrement usité par les races noires et se pratique sur toutes les parties du corps. Il apparaît sous forme de cicatrices ; ce sont quelquefois de simples piqüres, d'autres fois ce sont de longues

incisions qui traversent le front, les joues, ou sont disposées en séries parallèles ou divergentes sur diverses parties de la face.

Les brûlures sont obtenues par des procédés différents, selon la forme qu'ils veulent donner à la cicatrice. Ils se brülent avec un bambou incandescent ou, comme dans la Nouvelle-Calédonie avec les nervures des feuilles de coco, qu'ils s'appliquent sur la peau, en ayant soin de souffler continuellement avec la bouche. Et à peine la cicatrice se manifeste-t-elle, qu'ils enlèvent la croûte et irritent les plaies. Ainsi s'obtiennent les beaux tatouages en relief des Neambani, des tribus du Gabon et des Ogowé, des Papous, des Negriki, tatouages qui sont disposés des plus diverses manières sur tous les points du corps.

Quand les Romains antiques en usèrent, les graffites étaient déjà connus. Ciceron (In Verrem WÏ)) parlant de la maîtresse de Verrès, cerlaine Pipa, ajoutait: « Femme au sujet de laquelle on fit beaucoup d'écrils sur les murs du Tribunal et du Prétoire. » Pline (Epist. VIII, 8) décrivant les bains du Clitumne, note qu'on y lisait pour toute inscription qu'on louait la source et Dieu. Lucien (édition Didot, page 711) et Aristophane (Vespe, 98) parlent des arguments érotiques graphiques des murailles. Saint Jérôme (De cereo paschal) ; « Sur toutes les colonnes sont affichées les adresses des restaurateurs. » Plaute (Mercator, XX, 3) fait dire à un personnage : « Mes porles sont remplies d'éloges faits au charbon. »

La preuve en est dans les grafliles laissés sur les murs de Pompéi; on en ferait de gros volumes. Parmi ceux que j'ai sous les yeux on en compte :

Exécutés avec le pinceau . . . 260 — — charbon. . . 261 — 2 HIciseaut 20 RU)

Analysons-les ?

Laissant de côté les saluts qui sont peut-être les plus nombreux de tous, et les imprécations (46) qui sont toutes d’une

(1) Zangemeisler. Inscriptions sur les murs de Pompéi, 1880.

expression très sale, tous les autres sont ou électoraux, pour les élections communales (plus d'un mille) ou relatifs aux gladiateurs (98) ou des répétitions des chants des poètes, de l'Enérde principalement; quelquefois relatifs aux amours des auteurs de l'inscriplion, qui étaient presque toujours des étudiants ou gentilshommes passant par les portiques ou des suppliques (359) ou des formules religieuses (249). Tous les autres graffites font allusion aux rapports sexuels, presque tous pédérastiques, ou de masturbation buccale. J'y trouve :

Le fellare. , cité 54 fois.

« futuere, . — 43 — « pædicare 17 = « cinedo. , — 14 — « lingere. . — 14 — « cunnus ., — 11 —

Etil y a d’étranges déclarations que nous ne pourrions pas imaginer.

Ne pas travailler le cunnus hors de la porte. Je prie Alex... que a lui mentulam linges.

Les paroles de César « Veni, vidi, futui » ne manquent pas :

Futuitur cunnus pilosus magis quam glaber Gentius cunnum linget.

Dionisia linget mentulam.

Hic futui — Hodie ben futui.

Accensum qui pedicat uri mentulam.

Amnat qui seribet — pedicatur qui legit.

Opto se refricent ficus tuæ.

Qui emit servum doctum os non habet.

Si quis forti meam cupiit violare piellam.

Arpocras hic cum Draucas — Bene futuit djinario.

Les écrits des soldats des casernes de Rome font allusion aux événements militaires ou de caserne. Dans une très importante du n° siècle des gardes Prétoriens du Palalino, œuvre d’un soldat, Jésus-Christ est grossièrement dessiné en croix avec une

tête d'âne et près de lui une figure lève la tête et les mains vers lui el autour, en grossières lettres grecques : A/exandremenos adore son Dieu, paraît être une plaisanterie d'un camarade à un de ses collègues chrétien.

On le conserve au musée ethnographique de Rome.

Du reste, dans tous les lieux de réunion des chrétiens, la populace dessinait des peintures obcènes, parmi lesquelles Jésus- Christ était représenté avec une tête d'âne. (Renan, l’Antechrist, 1884).

Ainsi, sur le méridien de Pompéi (Zangemeister, /Inscriptiones parielariæ) qui servait d'assemblée aux chrétiens se trouve cette inscriplion : « Mulus hie muscellas docuit. »

Quand Vindice se souleva contre Néron, on trouva éerits sur les murs de Rome : « A force de chanter (Néron chantait dans les cirques) il éveilla les coqs. » Svelonio).

Donc l’atavisme du graffite est montré par l'histoire.

Cet atavisme peut être confirmé par les particularités curieuses que nous observons chez les honnêtes, et qui sont employées par les enfants, que nous savons reproduire plus facilement les caractères de l’homme primitif.

En effet, chez nos bambins, plus ils sont jeunes, plus est vit leur besoin de barbouiller les murs et les livres presque avant qu'ils ne sachent écrire.

Et cela est à peu près exclusif aux mâles, lant chez les honnêtes que chez les déshonnètes, Et vice versa, les filles en cela sont très modérées, chez les criminelles comme chezles sauvages. Cela est visible dans les graphiques de la céramique sauvage, presque jamais faits par les femmes (voy. plus haut) peut-être parce que le développement exagéré de la parole chez la femme croît aux dépens de celui de l'écriture.

Chez les anciens aussi on observe la fréquence de l’obscénité et des phrases ordurières dans les graphiques, ainsi que le mélange ou la substitution à l'écriture de signes hiéroglyphiques comme dans les temps primitifs.

Et dans l’obscénilé on voit prédominer, du moins beaucoup plus qu’on ne le soupçonnerait, la tendance pédérastique comme chez les antiques.

Graffites des hommes de génie. — Que cette tendance soit instinctive, nous en verrons la preuve reproduite chez nos hommes les plus renommés. Je me suis fait, par l'intermédiaire de précieux amis, une collection des griffonnages que quelquesunes de nos plus grandes illustrations de Rome barbouillaient machinalement sur le papier pendant les séances scientifiques ou parlementaires : et je puis dire que pendant que le plus grand nombre d’entre eux ne font que des raies ou stries géométriques, figures sans aucun sens, il yena d'autres qui reproduisent beaucoup de leurs tendances anciennes et tracent les dessins les plus élégants et les plus compliqués pendant la plus chaleureuse et féconde discussion. I] y eut un sénateur peu chaste, aujourd'hui défunt, qui traçait continuellement des lignes obcènes ; deux Membres de Commission pour les OEuvres pies agissaient de même, D’autres, non des arlistes connus, mais certainement des amoureux de l’art (comte Casati, comte Porro, Scalzi, Piroli, Bianchi) traçaient des profils élégants ; Bodio et Govi des profils d'architecture, de fenêtres gothiques; Cambray-Digny, des caricatures surprenantes de ses collègues ; Galeotti, des alphabets, arquebuses et cristaux ; De Foresta, des croix de Saint- Maurice; Ascoli, des distiques arabes, sanscrits et grecs ; Mantegazza, Pelizzarri et Mosso, des plantes et des figures histologiques.

Baccelli fait en outre des plantes, des casques romains.

Tabarrini des hermès et ornements pompéiens.

Un député, baron et savant, traçait des armoiries de famille.

Ees vrais artistes comme Morelli, Ceppi, traçaient des figures d'une merveilleuse beauté, mais qui trahissaient l’inconscience par l'étrange cnnfusion des contours superposés les uns sur les autres de façon que dans une feuille, il y avait de quoi en couvrir dix ; on voit un point d'interrogation s'arrondir en une volute élégante, des O devenir des fenêtres mauresques.

Donc, les gens de talent et de génie suivent eux aussi, en cela, les bambins ; laut est prépondérant l'instinct graphique.

Dans lPŒuvre, Zola signale dans un atelier contemporain, la marée des graflites « avec caricatures des camarades, obscénités à faire pâlir un gendarme, sentences, adresses, le tout dissimulé par une inscription en grandes lettres. »

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