SONNET D'UN PAUVRE PRISONNIER
— J'entends le rossignol avec son beau gazouillement — avant coureur du soleil d'un jour joyeux — Et se débattre dans l’air je vois les oiseaux, partout dans ce mois.
— Pour moi, pauvret, j'ai toujours le pire — devant, derrière partout — Et pourtant je dois espérer dans mon Seigneur — pour rentrer dans ce beau séjour.
— Toi qui écoute nos plaintes, — Oh ! Dieu d'enfer exauce les prières que je t'adresse : — Ouvre-moi les portes de cet enfer — Parle en ma faveur et avant l'hiver — Fais-moi rentrer dans ton port.
— Un terrible sort cruellement me frappe, me dépouillant pour toute la vie, de l'honneur — Et cela encore ne leur suffit dans un sombre cachot il me jette.
— Que Dieu me donne ses faveurs, et qu'il donne trève à mes malheurs.
(1) Traduction du piémontais.