‹ Les palimpsestes des prisonsChapitre 8 sur 131 · IMPRÉCATIONS ET SATIRES A LA POLICE · texte numérisé non relu

IMPRÉCATIONS ET SATIRES A LA POLICE

— Pauvre vieux Gianduja, toujours en prison à cause de ce salérien de Righint.

« EE ma prison même ne fut-elle pas un effet de sa bonté pour m'empêcher de faire encore le mal... » (1) Je ferais volontiers trois ans de réclusion pour pouvoir pendre cet infàme Righini et tous ses policiers. Turuné.

— « Père, nous sommes tes fils, et voulons t'aimer éternellement » « Nous sommes victimes de cet infâme Righini!.. (2)

— À mort le Maréchal de gendarmerie de Montealieri.

— Le plus vil uniforme est celui de la garde de sécurité publique. À mort!

— Chers amis, soyez prudents et méfiez-vous de Pivello, de Larcori et du délégué Righini, qui ont perdu tant de jeunes gens.

— Qu'il arrive toute espèce d'accidents au garde de San Salvari qui m'arrête toujours pour rien. Je crève le ventre à ce gardien dégoûütant,

— Bayer, à Sainte-Marie, — Turin serait le jardin de l'Italie sans cette infâme police (3). C’est vraiment l'enfer de l'Italie, la tombe des pauvres escarpes el voleurs de toute espèce.

— Quajot de Balun, habitant rue Bracchio n° 200, salue tous les amis, (c'est un récidiviste qui donne comme sa demeure la prison, avec le n° de la cellule et le bras, parce que la prison neuve se compose de deux rotondes ou observaloires d’où se détachent trois bras, contenant chacun environ 100 cellules).

Justice italienne

Ecoutez, Messieurs chargés d'appliquer la loi, d'exercer la justice, vous devez être francs, sincères; vous devez empêcher

(1) Dans un livre de lectures religieuses.

(2) Un commissaire de la police.

(3) Gardiens de la sécurité publique sans uniforme.

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que cette déesse, notre mère commune, devienne un jouet. Les Romains déclinèrent quand ils négligèrent la justice. Ne les imitez pas, de grâce!

— Ces cruels Autrichiens, si abhorrés ne laissaient pas pourrir en prison le voleur d'une pomme ou autre futilité; ils ne condamnaient pas les malheureux qui, l'hiver pour se chauffer, vont faire des fagots dans les bois. Vous acquittez les riches, ou mieux encore vous les gràciez.

— J'ai tant de haine contre vous que je ne cesse d'étudier la mort que je vous destine. Dans une prison cellulaire toute en plomb je vous enfermerai tout nus. Au lieu de gardien je vous donnerai Rattachi pour vous rôlir.

— J'ai bien des choses encore à vous dire. Je vous les dirai quand j'aurai étudié et que je me serai associé avec Sbarbaro et sa femme. Ce que vous deviendrez, vous le verrez alors.

— Pour éviter toute équivoque, je signe de toutes façons : du nom que vous m'atlribuez et du nom dont j ai hérité avec l'ami de Lucchini Visconti, Domenico Dè V.

— Qui doute de mon origine veuille bien consulter l'héraldique; mes ancètres se perdent dans la nuit des temps et leur généalogie est l’histoire du xm° siècle, comme le prouve la couronne ducale que la nature m'a mise à votre insu dans la bouche, Visconti Domenico (prisonnier).

Menaces de mort à tous

— Moro del Palasita. Ils me rendent fou. À mort les gaftes de la Volante (1), l’Arca (2)et les espions de la police, à Simonin la canaille qui pour se disculper m'a trahi; patience à ma sortie Je lui romprai bien la face. Coupable il a retrouvé sa liberté et il m'a mis dans le pélrin.

Dans le livre : Margoth. Les consolations de Pie IX — on lit:

— À mort l’Arca et compagnie. L'homme fourbe. — Ottino di San Salvari est un fameux espion, mais un jour ou l’autre il se fera tuer. (Le livre porte écrit : « Aux jours dou-

(1) Gardiens de la Paix en Italie.

(2) Nom d'un brigadier de police redouté des voleurs.

loureux du Prétoire et du Calvaire, regardez avec confiance l'image du Cruciäix, il vous donnera la patience dans la souffrance, la constance dans la résistance, la force dans le combat, la générosité dans le pardon. »)

WT LE NDETENT

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