VI INTRODUCTION
dons patriotiques et hommages, soit concernant l'établissement des corps administratifs, la circonscription des paroisses ou la division du royaume, ils continuèrent à être enregistrés sous la rubrique B. Les livres, tableaux et gravures offerts aux Assemblées furent inscrits au nombre de 262 articles sur le registre coté C.
Dès le début de la Convention nationale, en vertu du décret du 3 octobre 1792, dix commissaires, pris dans son sein, furent chargés de vérifier l'état des Archives ; ces commissaires s'acquittèrent immédiatement de leur mission et l'un d'eux, Grégoire, en rendit compte le lo octobre. Son rapport (i) débute par une énumération de ce que renfermaient alors les Archives. On voit que les procès-verbaux d'élection des députés à la Constituante et autres pièces relatives à cet objet, dans lequel étaient certainement compris les procès-verbaux des séances, formaient 811 liasses. Pour l'Assemblée Législative, les actes d'élection de ses députés, les minutes de ses procès- verbaux, jusqu'en juin, étaient contenus dans 255 liasses, et il y avait la matière de 150 autres. Quant aux secondes minutes des procès- verbaux reliées en volumes, l'on en comptait 47 pour la Constituante et 10 pour la Législative. Grégoire ne manque pas de signaler dans son rapport l'utilité des divers répertoires établis par Camus pour introduire l'ordre et faciliter les recherches dans les Archives des Assemblées, dont le même représentant reconnaît l'importance, puisqu'il fait observer que ce dépôt contient une foule de mémoires manuscrits qu'on chercherait vainement ailleurs, que nulle part on ne trouvera une collection plus nombreuse de ces ouvrages qui indiquent les gradations de l'esprit public dans le pas-
(i) Minute, Arch. nat., AB^' 2.