INTRODUCTION VII
sage de rancien régime au nouveau. En terminant, Grégoire déclare que tout atteste les soins des deux commissaires permanents, Blanchon et Baudin, et l'activité de l'Archiviste qui, le premier à Versailles, proposa de former ce dépôt, et qui le surveille de manière que partout on y voit présider l'esprit de travail, d'ordre et de sagesse.
Grégoire ne se doutait guère, au moment où il rendait ainsi hommage au zèle et aux efforts de son collègue, que des circonstances fortuites allaient priver la Convention nationale de ses services pendant toute la durée de sa législature.
Durant l'absence forcée de Camus, livré aux Autrichiens le 3 avril 1793, les Archives des Assemblées furent confiées à la garde et placées sous la surveillance des commissaires aux Archives, institués par le décret des 4 et 7 septembre i/QO. Baudin, notamment, ne cessa de veiller sur ce précieux dépôt, et le transport des Archives du local des Capucins au château des Tuileries, en septembre 1793, semble n'avoir modifié en rien l'ordre primitivement établi. L'important décret du 7 messidor an II, relatif à l'organisation des Archives établies auprès de la représentation nationale, qui devinrent un dépôt central, se borne à spécifier que ce dépôt devait renfermer les travaux des Assemblées nationales et de leurs divers Comités.
Lorsque Camus revint de captivité, dans les premiers jours de nivôse an IV, son premier soin fut de vérifier l'état des pièces déposées aux Archives, et il put constater que l'ordre ancien avait été maintenu. Il rappelle dans son rapport du I" prairial an V (i), que ces papiers avaient été, dans le principe, divisés en plusieurs classes : opérations
(i) Arch. nai., AU^vm- ,7^, „" }o.