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LES ACADÉMICIENS RÉPROUVÉS

Paris, le 3 mai 4869. Monsieur le grand chambellan,

Obligé de quitter Paris le plus tôt possible pour une candidature qui m'appelle à Nantes, je prends la liberté de vous demander s'il entre dans les intentions de Sa Majesté de recevoir prochainement la communication dont je suis chargé près d'elle en qualité de directeur de l'Académie française.

Dans le cas où les occupations de Sa Majesté devraient retarder de plusieurs jours cette audience, je vous serais très-reconnaissant de le faire connaître au secrétariat de l'Institut, afin que le chancelier actuel de l'Académie française, ou à son défaut le directeur du dernier trimestre, puisse remplir auprès de Sa Majesté la mission dont j'aurais eu l'honneur de m'acquitter près d'Elle et à laquelle je serais forcé, non sans regret, de renoncer.

J'espère, monsieur le grand chambellan, que vous apprécierez le motif si légitime de ma démarche auprès de vous, et je vous prie d'agréer l'assurance de ma considération très-distinguée.

Signé : Prévost-Paradol, Directeur en exercice de l'Académie française, rue Saint-Georges, 47.

Note de l'Empereur. — Répondre que, tout en ne m'opposant pas au choix de l'Académie, je dispense les nouveaux élus de m'ètre présentés.

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