DONS, AVANCES ET
paiements.
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Une lettre sans date, où M. Aladenize, ruiné, prévient M. Bure qu'il va demander à l'Empereur la concession de travaux importants au port de Crotoy, précède sans doute et explique les importantes libéralités qui vinrent à son aide, sans relever ses affaires, de 1857 à 1860 : en mars et juin 1857, 46,000 fr. . en novembre et décembre 1859, 80,000 fr. . en 1860, 74,000 francs
M. Aladenize ne fut pas abandonné après sa mort, et les dettes de sa succession figurent encore dans divers comptes de 1865, par à-compte de 5,000 francs mensuels, pour une somme de 25,000 francs
Toutefois, M. Blachez, avoué, tuteur des enfants Aladenize, évalue le passif de ladite succession à 60,000 francs, qu'il espère réduire à 40 ou à 45,000 francs au plus. Aussi les créanciers se plaignent-ils fort. On a leurs lettres.
C'est donc, sans compter les traitemenls, une somme d'environ 400,000 francs que M. Aladenize a touchée.
Allé (Duc d') est aidé par l'Impératrice (1861) pour divers emprunts au Crédit foncier et aux frères Pereire :
Au Crédit foncier : juin 1861, fr. 68,421 ; juillet, 60,600 fr. (4e annuité). .*....
Aux frères Pereire : 500,000 francs . . . Ambert (Le général), 1864 a 1870, assez souvent 1,000 francs par mois; a écrit, en 1856, un ouvrage intitulé Le Soldat, dont l'Empereur a pris six cents exemplaires moyennant 3,000 francs
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Archambault, serviteur de Napoléon Ier à Sainte- Hélène ; allocation annuelle (1853) : 2,400
francs •
(Secours demandé sous la présidence, par sa fille, Euphrasie Archambault.)
Armandi (Le général), touche en 1850 une pension de 2,400 francs •
Il est cité, dans une lettre (19 août 1853) du marquis Cuneo-d'Ornano, comme faisant partie de la société particulière du comte de Saint-Leu.
Armani, industriel et banquier à Londres, associé de M. Orsi (1), n'a cessé d'être en rapports d'intérêts avec Louis-Napoléon dès 1840. « Mon cher M. Gonneau, » écrivaitil, dans les dernières années de l'Empire, «en » examinant des papiers relatifs à d'ancien- » nés affaires, j'ai trouvé une lettre de M. Pinna » au baron de Haber qui a rapport à la négo- » ci a ti 01) des dix millions de titres que j'ai eu » l'honneur de remettre en personne à S. M. » à l'Elysée en 1850. » M. Armani, à qui on avait promis la croix, rappelle son âge, ses services et l'humble part qu'il est fier d'avoir prise à de si grands événements;
Auchard, frère de lait du roi de Rome (alias frère de Napoléon IJ); allocation annuelle
(1853), 6,000 fr
Divers créanciers de M. Auchard demandent à l'Empereur le remboursement de sommes assez fortes, 12,000 et 14,000 fr., ou la permission de saisir son traitement, qu'ils savent être de 12,000 fr
(1) Voir ce nom chap. 1er, no 9? (|es Papiers secrets.
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Bachon, écuyer du Prince impérial, outre son traitement de 6,000 fr., reçoit, à titre de don, 162,000 fr. en vingt-sept mois. . . .
Baciocchi, neveu de la comtesse Gamerata, princesse Baciocchi, et allié ainsi à la famille impériale. Premier chambellan, après 1852, et surintendant des fêtes de la cour, il devient, en 1863, surintendant des théâtres. Il jouissait de l'intimité du Souverain. 1856, bague de 3,800 fr. chez Mellerio; mars 1862,
15,000 fr
Le comte Baciocchi mourut en 1866. Son embaumement nous est revenu à 3,000 fr. Ses funérailles à Paris et transport, à 3,353 fr.; ses funérailles à Ajaccio, à 3,987 fr. Au total, 10,340 fr
Bâillon ou Baiiiou [M11'), 1857, fréquemment 5,000 fr. (Est-ce une dot?)
Ballet (de l'Elysée). 1854, don de 2,000 fr.; 1857, don de 8,000 fr
Barbier de Tinan [Le). 1870, 1,000 fr. . . .
Bariiion [De), sous-préfet de Verdun. 1870,
Baring frères, banquiers à Londres. Dès 1846 et peut-être bien auparavant, Louis-Napoléon a chez eux un important compte courant que nous pouvons suivre, presque sans interruption, jusqu'en 1866, 31 décembre.
1847, septembre. Louis-Napoléon a chez
Baring un crédit de 166,800 fr. Baring ayant
payé pour lui 200,250 fr., reste au débit
43,450 fr.
1850. Louis-Napoléon adresse à Baring
fr. fr.
245,000 fr. dont 45,000 fr. pour Fleury et 50,000 fr. pour Orsi et Armani. En 1849-50, les envois du prince à Baring s'élèvent à 765,625 fr.
1851. MM. Baring frères semblent avoir fait des avances considérables.
1852. En avril, Louis-Napoléon leur adresse, pour liquider ses comptes, une somme de 814,350 fr. 50 c. (Dépenses du coup d'État?)
Le 31 décembre accuse un crédit de 767 £ (19,175 fr.), reste d'une somme de 36,370 £ (909,250 fr.), dépensée en 1851 et 1852.
1853 (31 décembre). Le crédit à nouveau, après balance, est de 6,251 £ (157,271 fr.).
1854.Malgré un envoi de 4,000 £ (100,000 fr.; Boulogne, 18 septembre), le crédit descend à 3,535 £ (87,375 fr. ou 88,375, selon note de M. Bure).
1855 (31 décembre). Le crédit s'est relevé à 254,500 fr., mais les dépenses l'abaissent à 1,261 £ (31,525 fr.).
1856 (31 décembre). De nombreux mandats pour Mmc Walewska, et des fournitures de Mordan et Cie, mécaniciens, constituent l'Empereur en déficit de 632 £ (15,790 fr.).
1857. MM. Bure et Rothschild ont versé 11,976 £ (299,400 fr.). Reste au 31 décembre, crédit à nouveau, 8,606 £ (215,150 fr.).
1858 (12 novembre), reste au crédit :
22,750 fr.
1859 (24 octobre), reste au crédit : 144 £.
Ici une lacune considérable. 1864 (26 janvier). Déficit: 1,355 £ (33,875 francs). Mmc de Cadore a touché 200 £ (5,000
francs), M. Maury (?) 80 £ (2,000 fr.) . . . 1864 (décembre). Nouveau débit: 3,510 £ (87,750 fr.), qui est couvert par le crédit du compte Bâtes, personne interposée : 4,665 £ (116,525 fr.), reporté au compte ordinaire, selon lettre du 23 février 1865.;
1866 (31 décembre), crédit à nouveau :
760 .£ (19,000 fr.). A ce compte se trouvait annexée, sur carte, la note contestée par M. Franceschini Pietri, accusant un dépôt chez Baring de titres et valeurs diverses pour 933,000 £, mais qui ne devaient pas s'élever en capital à plus de moitié de cette somme : ci, 12 millions environ. La question est de savoir si ces valeurs appartenaient à l'Empereur. Nous ne sommes pas en mesure de conclure à autre chose qu'à une probabilité. (Voir le n° 1, chap. IV, page 19.)
N. B. Nous avons évalué la livre sterling sur le pied de 25 francs, mais la valeur réelle oscille entre fr. 25-22 et fr. 25-55. Nos chiffres sont donc, à un certain degré, approximatifs.
Bariouly emprunte au Prince, le 2 mars 1850, 10,000 francs qu'il promet rendre de dans le courant du même mois
Barrot (Ferdinand), avocat, défenseur du prince après l'affaire de Boulogne; depuis, ambassadeur et sénateur, a prêté au Prince (1849-50), capital elinlérêts,une somme de fr.112, 418-95.
Barthélémy a reçu, le 6 février 1852, par les soins de M. Mocquart, la somme de 10,000 fr.
(reçu signé)
Il était bibliothécaire à Marseille. Sa veuve
fr.
obtient une pension de 1,200 francs. . . .
Bâtes (Dr Joshua), ancien ami de Louis-Napoléon, qu'il appelle souvent my dear emperor, a été l'intermédiaire de Napoléon III,* pour le recouvrement d'une créance Wyse (1 6,000£ = 400,000 fr.; v. ce nom), et son prête-nom pour un compte particulier (a/IV) chez Baring. Il est mort avant le 11 février 1865, époque où le compte *jN est reversé au compte ordinaire de l'empereur.
Ce que nous avons de sa correspondance (octobre 1864) est en général relatif à ses démarches pour obtenir des garanties de sir Thomas Wyse, mari de la princesse Lœtitia Bonaparte-Lucien. On y trouve des renseignements sur la crise du coton (4 novembre 1861). Nous y relèverons l'envoi par l'Empereur (23 mars 1861) de 12,000 livres de rente en quatre titres de 3,000, déposés dans la caisse de Baring au nom de l'Empereur, mais sous une enveloppe au nom de Bâtes (compte a/IV). Notons encore, le 5 septembre 1863, une traite sur Hottinguer à Tordre Ch. Thélin : 120,000 francs qui, à 25,22 1/2, valent 4,757 £ 3 sh. 8 p
Le 5 février 1864, M. Bâtes, malade, fait écrire que, sir Thomas Wyse étant mort, il ne voit pas d'inconvénient à ce que l'Empereur soit reconnu pour le prêteur réel des 400,000 francs.
Battaiiie (Eugène), ancien complice du Prince, employé près de lui à l'Elysée pendant trois mois, candidat malheureux aux élections, demande, le 21 mars 1851, quelque argent et
fr.
un caractère officiel ; entré au Conseil dPËtat dès 1854, M. Battaille a touché en dehors de ses appointements, de juin 1853 à mai 1853, 54,000 francs (fonds politiques de Tintérieur); le 12 décembre 1856, 6,000 francs, et au moins, de juillet 1862 au 1er juillet 1864, 10,000 francs par mois = 240,000 fr. : tolal
connu
En août 1864. Mme veuve Battaille demande des secours.
Bauzil, limonadier à Marseille, agent électoral de Louis-Napoléon, demande avec instance par deux lettres à l'Empereur, du 22 février au 29 mars 1860, le complément (7,000 fr.) d'une somme de 15,000 francs dont le prince lui avait promis le paiement en huit années. Il présente, à l'appui de sa requête, un passage d'une lettre que lui écrivait, le 3 novembre 1848, M. Eugène Briffault, secrétaire du prince.
Bazancourt (Enfants du baron de). « L'Empe- » reur a daigné promettre de secourir les » enfants laissés dans la misère par la mort » du baron de Bazancourt. Sa Majesté a paru » penser que le meilleur moyen serait de » donner à leur mère, Mlle Déjazet, une eer- » taine somme qui pût lui permettre de » fonder un petit établissement de lingerie. » Mlle Déjazet, à qui cet espoir a été donné, » rappelle respectueusement à l'Empereur sa » pénible situation avec trois enfants, dont » une grande fille. »
« Je reconnais avoir reçu de M. le général » Fleury la somme de 10,000 francs, accor-
ïr.
fr.