PENSIONS. DONS
» dée par S. M. l'Empereur aux enfants du » baron de Bazancourt.
Paris, 45 avril 1865.
Z. Déjazet. »
Beaamont, lieutenant au 45e régiment, à Belfort, reçoit, en 1870, 6,000 fr. . . . . .
Bêcher (Waldemar de). 1868, 1,000 fr! . . .
Bellune (Le ducde), attaché d'ambassade à Lisbonne, écrit à M. Mocquart pour remercier de diverses traites qui lui sont envoyées de la part de l'Empereur : 4,000 francs en 1857, 4,000 fr., en décembre 1860, 4,000 en 1861. De plus, en avril et mai 1861, 133,000 fr. ont été mis à sa disposition pour payer ses
dettes
En 1857, 12,000 fr. ont été donnés à la duchesse de Bellune . .
Beimontet, bonapartiste zélé. On lui imprime ses vers. Il recommande des brochures dont on paie les factures. 1850, frais de voyage,
La même année, probablement, il demande à M. Mocquart, « vieux ami de 1829,» 400 fr. qui lui éviteront un protêt « toujours fâcheux, surtout pour un homme public. »
4852, pension 6,000 fr
Bentiwglio (Thaddea), reçoit à Smyrne (mai 1865) en trois envois une somme de 40,000 fr et témoigne à l'Empereur sa reconnaissance.
Bérard, ancien capitaine-trésorier. Après avoir quitté l'armée, il fut caissier de la compagnie d'assurances la Réparatrice; obligé de quitter cette place, il devint caissier à l'Elysée. (Le
fr.
dénonciateur qui envoie à l'Elysée ces renseignements accuse aussi M. Bérard d'être légitimiste.)
M. Bérard fut encore envoyé en mission dans la Somme, en qualité de commissaire général, après le 2 décembre 1851. (En 1852, 2,000 fr, sur les fonds secrets.) Berardi (De) est porté pour allocation annuelle de 6,000 fr. (État des pensions pour 1853). . N'a pas donné de ses nouvelles depuis 1852. Parti pour les eaux; mort.
Berrier-Fontainetmédecin parquartier,6,000 fr. En 1847, Louis-Napoléon, par acte sous seing privé, rédigé en anglais, garantit au docteur Berrier-Fontaine le paiement de 900 £ (22,500 fr.), somme due par le docteur
Henri Conneau
Celte somme était le prix de la clientèle du docteur Berrier-Fontaine et de son établissement à Londres.
Bertrand (M,le), nièce de l'abbé Bertrand, gouverneur du Prince en Allemagne. Allocation
annuelle, 2,000 fr., 1853
Bessières (Général), pension de 6,000 fr., 1853. Besuchet, ancien officier de l'Empire, décoré par Napoléon Ier en 1815, se constitue agent électoral volontaire de Louis-Napoléon et fait les frais d'une proclamation que le prince approuve, mais ne peut payer. (Voir le n» 8 : les Fanatiques.} Lui-même se présentedans la Charente et reçoit, au sujet de ses espérances et de ses menées, la lettre suivante du prince, alors à Londres : « Londres, » 11 juillet 1848 (écriture de M. Mocquart?). » Mon cher monsieur Besuchel, j'approuve
ïv.
fr.
» en partie vos idées, et je crois aussi qu'il » ne faut pas entièrement s'abandonner au » hasard ; mais il faut bien éviter tout ce qui » ressemblerait, même de loin, à une conspi- » ration. Comme votre but et celui de vos » amis est simplement de faire arriver aux » affaires les hommes qui ont votre confiance, » il faut, pour ainsi dire, travailler dans ce » but ouvertement, et même ie crier bien » haut, afin quç, si le pouvoir ose arrêter une » association pareille, il soit dans l'illégalité.
» Je crois que vous auriez tort de venir à » Londres dans ce moment. Quant à moi, j'y » resterai jusqu'à ce que je retourne en » France. 11 faut faire tout ce qui est pos- » sibîe pour que je sois réélu à Paris. Comme » notre but est ostensible, on peut accueillir » tous ceux qui se présenteraient ; il ne faut » pas d'exclusion.
» Recevez, etc.
» Voici mon adresse : au comte d'Arnberg, » Army and Navy Club, Saint-James, 59.
En 1867, M. Besuchet, inspecteur général des prisons de lrc classe, rappelle qu'en 1866 il a remis à l'Empereur des lettres intimes et des documents politiques.
Bêviiie (Le général de). Sa fortune ne semble avoir commencé que vers la fin de la présidence. On sait le rôle qu'il a joué la nuit du 2 décembre. 11 a été aide de camp, puis préfet du palais.
Outre ses traitements, diverses sommes lui ont été allouées, entre autres 25,000 francs pour un voyage en 1856 .
fr.
L'Empereur l'a souvent employé à l'acquisition et à la gérance des terrains et maisons des rues d'Albe, François Ier et de l'Elysée. A ce titre, il présentait des comptes particuliers et maniait des sommes importantes.
Biliault. On sait que l'Empereur lui a donné un hôtel sur sa cassette. Nous trouvons la note Suivante : Hôtel Magne et Biliault, à-compte,
1861, capital et intérêts, fr. 587,104-50 . . Billequin, avocat, 1870, 1,000 francs .... Birague (Le comte de), parent du marquis de
Birague, fondateur du journal L'Armonia, réclame indéfiniment et vainement , depuis
1862, le remboursement de 200,000 francs dépensés, dit-il, pour l'Empereur ; il demande la souscription impériale pour une édition de son ouvrage sur Napoléon Ier. Il finit par supposer que l'Empereur a pu être indisposé contre lui par la liberté qu'il a prise de lui signaler quelques corrections grammaticales (annexées à sa lettre) pour de nouvelles éditions des œuvres de Napoléon III.
Bianchet (au Havre), sollicite des secours en
Il expose, à l'appui de sa requête, que, le 17 mars 1786, à Rivière-Salée (Martinique), MUe Joséphine Tascher de la Pagerie donnait le jour à un enfant naturel du sexe féminin, baptisé sous le parrainage de Ch. Tascher et dame Rose-Claire Sanoye Tascher de la Pagerie, père et mère de Joséphine, et adopté par ladite dame Tascher ; que cette fille, dotée par Napoléon Ier (décret du 8 mars 1808), a épousé, le 12 mars 1808, J.-B. Bianchet, négo-
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ciant à Fort-Royal; enfin que son frère et lui, E. Blanchet, sont issus de cette union et, par conséquent, cousins germains deNapoléon III.
Bloc de Vaugrand, homme d'affaires, agent bonapartiste dès septembre 1848 ; a été présenté à l'hôtel du Rhin par M. Mésonan, sur la demande du prince.
Il sollicite, non sans recommandations nombreuses, un emploi à l'Elysée.
Blot, avoué du prince, dès 1846 (il reçoit à cette époque 500 francs d'honoraires), a été chargé des acquisitions de la Grillaire (Sologne), de la Motle-Beuvron (Loir-et-Cher) et de l'hôtel Sébastiani, sous la présidence.
Borellî, pension de 1,200 francs (1853) . . .
Botot, fils de l'ancien secrétaire de Barras, pir requêtes de 1860, 63, 65, 70, expose que son père a avancé à madame Lapagerie-Bonaparte plusieurs sommes importantes que sa fortune lui a permis de ne pas réclamer en temps utile. Ruiné en 1848, âgé, chargé de trois filles à pourvoir; il offre neuf lettres (alias vingt-trois) autographes de Joséphine à Botot père (nous les publierons), et demande un secours ou une promesse de faveur pour ses gendres. L'Empereur accepte les lettres et fait au donateur une pension de 1,200 francs.
Bouffetde Montauian (Le colonel), complice de Boulogne (longue captivité, 5 ans à Doullens), ruiné au service du Prince, auquel il a fait un prêt en 1848; a perdu une fabrique de savon indignement volée pendant sa détention.
Receveur-percepteur à Paris sous la présidence.
fr.
fr.
fr.
En 1849, M. Bouffet de Montauban reçoit 25,000 francs
Présent à l'Elysée la nuit du 2 décembre (c'est lui-même qui, dans une lettre, insiste sur ce fait), il s'étonne de faire antichambre chez M. Bure, qu'il a connu plus humble.
Indigné de ne pas être appelé à quelque poste élevé, il s'apprête, après avoir, par lettre, épanché ses peines dans le sein du Prince, à donner sa démission et à se retirer en Angleterre.
Le 8 mai 1852, il demande le paiement d'une petite somme, 1,200 ou 1,300 francs de frais qu'a entraînés le prêt susmentionné et diverses poursuites relatives à sa fabrique.
En 1861, une dame Anaïs de Bouffet-Montauban, dont le mari a été nommé commissaire-priseur, et probablement cautionné de 20,000 francs, demande à l'Empereur et obtient, sur la caisse des dons et secours, un
surplus de 12,000 francs
Boulay-Paty (1852), encouragement littéraire,
200 francs
Briffault (Eugène), vieil ami et pensionné du Prince.
En 1846-47, nous le voyons porté pour 20 £ (500 francs) sur le carnet du prince. En 1849, il est chef du secrétariat de la présidence. Représentant du peuple en 1850, il louait, rue Matignon, 18, un appartement de 5,000 francs dont le Prince payait les contributions, mais dont lui, M. Briffault, ne payait pas les termes. Congé par huissier !e 3 septembre. En avril 1850, M. Briffault avait
fr.
reçu 4,500 francs
Sous l'Empire, malade et épuisé, il dépense en voyages et en traitements une pension de
6,000 francs
dont on lui avance volontiers un trimestre ou une année, outre sa part des fonds de l'intérieur (1853-55), 40,600 francs
Il n'en envoie pas moins de nombreuses lettres et demandes d'argent et se plaint d'être abandonné. Il écrit à la princesse Mathilde, et l'Empereur lui fait donner les 3,000 francs qu'il demande (septembre 1863). Il avait rédigé, pour le compte du Prince, et non sans pertes, le journal Le Napoléon (1). On a trouvé une opposition (1,600 francs) pour fourniture de papier, signée Doumerc, du Marais, sur ses appointements.
Bris-Marullaz (Mme Le). 1868, 1,433 francs . .
Brochard (Le docteur), à Bordeaux, 1868, 1,000 francs
Brochet (\euve d'un capitaine). 1868, 1,000 francs.
Bruc (De), complice de Strasbourg, expose que son frère, Malestroit de Bruc, allié par sa femme aux Montmorency et aux Brissac, et riche à 200,000 francs de rentes, vient de le déshériter pour cause de participation aux origines du gouvernement impérial (sa lettre est du 4 janvier, peut-être 1853). M. de Bruc se rappelle donc, par l'intermé-
fr.
(1) Le. journal Le Napoléon : année 4851, vente et abonnement, fr. 25,407-84. Dépenses, fr. 83,907-84. Perte pour le président, 58,500 francs. Rédacteurs : Laya,Lherminier, Romieu, d'Alaux, Grégoire, Brugnet, Monclar, Reybaud, Lafont, Damery, Briffault; gérant : Jacquier.
diaire d'un général, qui n'est pas nommé, au souvenir de l'Empereur. Une note annexe, au crayon, porte qu'il réclame au Conseil d'État un arriéré de solde, 4838-1853, à raison de 2,000 francs par an. L'Empereur ne pourrait-il pas accélérer l'affaire? M. de Bruc reçoit déjà, « par l'Intérieur » (fonds
politiques?), 12,000 francs
(annuels?). Qu'on lui donne, ajoute la note, « un commandement de château, une autre place, une position. » La note est sans doute le résumé de ses vœux.
Brun (Marie). Août 1852, don de 2,000 francs.
Brunetière(M.m* ete).1853, pension de 2,400 francs. Elle habitait Londres. Elle vient à Paris . .
Brunetière (Mlle dé). 1858 et passim, reçoit cinq OU six fois 5,000 francs (probablement une dot).
Bruyère (Le comte) accuse 72,000 francs de dettes qu'on éteindra avec 36 ou 37,000 francs. (Extrait d'une note de novembre 1856.)
A partir du 2 décembre 1856, M. Bruyère touche 2,000 francs mensuels jusqu'en juin 1858 (19 mois), 38,000 francs
Bure (M™*), nourrice de Louis-Napoléon, reçoit, jusqu'en 1850 environ, une rente de 300 francs (notamment de 1844 à 1848). Dans un état de 1853, sa pension est portée à 2,400 francs.
Bure (J.), frère de lait de l'Empereur, intendant du prince jusqu'en 1848, à 1.200 francs
d'appointements
intendant de la Présidence à 6,000 francs. . puis intendant général, chevalier de la Légion d'honneur (1852, 2 décembre), et nommé, le 3 janvier 1853, trésorier général de la cou-
fr.
fr.
ronne, à 30,000 fr. (6,000 fr. pour frais de bureau, 5,000 fr. pour indemnité de logement) avec rang à la cour; a épousé une personne de Ham, qui semble lui avoir apporté en dot la propriété des Moyeux (Seine-et-Marne).
M. Bure, malgré quelques observations faites sur les débuts de sa gestion sous l'Empire, et qui touche plus à la forme qu'au fond, a apporté dans l'exercice de ses délicates fonctions la plus grande exactitude et la régularité la plus inattaquable. Serviteur précieux, aucune dépense, si minime fût-elle, n'échappait à ses yeux. Nous ne donnerons de sa comptabilité qu'un ou deux échantillons, qui sont peut-être des curiosités historiques.
A la date du 5 février 1845, nous trouvons inscrite une fantaisie significative du prisonnier de Ham : Payé à M. Paulin « facture d'tm » cliché du talisman de Charlemagne, 12 fr. »
Le 29 avril 1846, immédiatement au-dessous d'un envoi de 100 napoléons (avec le change, 2,025 fr.) à M.Gonneau, nous lisons ceci : « Achat de fd (foulard), 3 fr.; une b » (blouse), fr. 5-25; idem, fr.3-75; un bon (bâ- » ton?bourgeron?), fr. 3-50; un pon (pantalon], » fr. 2-75; une ch. (chemise), fr. 3-75; tablier » et cravate, fr. 2-50; diverses : potasse, cen- » (dre), braise, fr. 0-75; en tout, fr. 25-25. »
Or, c'est le 25 mai 1846 que Louis-Napoléon, avec l'aide du docteur Conneau, s'est évadé de Ham, sous des habits d'ouvrier.
Durant la captivité du prince, M. Bure faisait valoir ses fonds, soit par des opérations de change, soit à la Bourse, perdant ou gagnant de petites sommes (6,000 fr. de gain,
fr.
15,000 fr. de pertes en 1845-1846), sur lesquelles il avait une remise de 3 p. c. Il payait les dettes du prince et les très-nombreuses pensions et libéralités qui grevaient son budget, modeste encore. Nous aurons à parler de M. Bure dans nos études sur la liste civile et sur les dépenses de Louis-Napoléon. Nous nous bornons ici à ce qui lui est personnel.
En 1848, nous le voyons possesseur, comme prête-nom peut-être, de quatrevingts actionsdu National, dont trente cédées dès l'origine à M. Bouffet-Montauban (nos 409 à 488), à 250 fr. = 20,000 francs. Après en avoir touché le dividende en juin 1848 (seul et unique bénéfice qu'aient réalisé les actionnaires du National), il transfère au duc de Brunswick les cinquante qui lui restent (septembre 1848). En janvier 1849, les trente de M. Bouffet-Montauban passent dans les mêmes mains.
Toujours en 1848, M. Bure prend cinquante actions des Cités ouvrières Chabert (l'affaire a été mauvaise),. ci : 15,000 francs.
L'année suivante, il garantit, avec le prince, le cautionnement du journal Le Bienfaisant, fourni par un sieur Tribalot.
Le 27 mars 1850, M. Bure avance au Prince 2,000 francs pour visiter les casernes. Le 25 avril, il prêle sans reçu 4,000 francs pour la revue. Nous citons ces petits faits, parce qu'ils jettent quelque lumière sur les manœuvres du prétendant à l'empire.
Outre sa terre des Moyeux, nous trouvons la trace d'autres propriétés, dues sans doute à la munificence impériale. En janvier 1853, un régisseur lui écrit de FAbbaye-du-Yal (?)
fr.
Un billet sans date, écrit par un ami, M. Temblaire, sous-préfet de Philippeville, nous apprend que M. Bure possède, entre Philippeville et Conslantine , cercle de Guelma, territoire des Beni-Foulah ou Fourhal, une concession voisine de celle de M. Théodore Forestier. Cette concession consistait en 1,500 hectares, forêts d'oliviers, choisis par un sieur de Franchis, colon. Les premiers fonds d'exploitation semblent avoir été fournis, en commun, par M. Bure et par le sieur Delcro ou Delero.
Une affreuse aquarelle de tailleur représente un éclatant costume de trésorier général, évalué 900 francs.
Bure (Eugène), jeune homme qui portait le nom du précédent. 11 semble avoir été assez longtemps ulcéré contre son père, qui le négligeait. Il s'en plaint, même à l'Empereur, dans deux lettres de 1864 et de 1866.
Nous y voyons qu'en 1864, âgé de 22 ans, pourvu d'une pension de 6,000 francs. . . placé comme surnuméraire à la direction des fonds au ministère des affaires étrangères, ce qu'il trouve illusoire, il est dégoûté de Paris et demande un consulat en quelque coin du monde.
M. Bure ne lui a jamais rien donné, ni argent, ni recommandations. « Je le mets au » défi, dit M. Eugène Bure, de me prouver » un seul acte de paternité, même amicale. » Est-ce une raison, parce que l'on a été court traint de donner son nom à un individu (ce
» sont les propres paroles de M. Bure à moi-
» même, je le jure), pour l'abandonner aussi » déloyalement et sous d'aussi faux prétex- ;> tes... Et pourtant, je sais pertinemment, » puisque c'est M. Bure lui-même qui l'a dit, » que Votre Majesté lui a confié une somme » de 400,000 francs pour nous... Qu'on n'ait » pas l'air de me jeter sur le pavé comme » une bête puante... Quand on ose écrire de » moi : Il n'est bon qu'à faire un second » comte Léon (voir le n° 8, chap. Ier), c'est » une infamie qui me révolte. »
L'Empereur, d'ailleurs, n'a jamais encouragé « les illusions et idées imaginaires qui » ne peuvent que nuire à M. Eugène Bure ; » il s'est toujours refusé à le recevoir.
M. Eugène Bure explique ses dettes par son voyage en Amérique, où on l'a envoyé « promener » deux ans avec de fausses promesses, par ses logement, habillement, etc.
Envoyé vice-consul à Rosas, 6,000 francs, M. Eugène Bure (janvier 1866) continue à crier misère ; il s'adresse cette fois à M. Gonti ; il lui envoie un compte de ses dettes, qui, malheureusement, nous manque.
Plus tard, au moment de partir pour le consulat de Zanzibar (1868), il revient sur cette froideur peu filiale. Il s'exprime ainsi dans une curieuse lettre à l'Empereur : « M. Bure, mon père, qui m'a déjà pardonné » tout le mal que je lui ai fait. » (A cette occasion, M. Bure s'est décidé à demander pour lui des lettres de recommandation.)
Nous trouvons dans des comptes de 1846 quelques indications qui se rapportent proba-
fr.
blement à M. Eugène Bure : 15 novembre 1846, voyage à Londres avec Mme C. (Cornu ou Camus) et Eugène, 952- francs, et plusieurs autres voyages iY Eugène à Étampes etàHam. Bussac (De), capitaine du 50e de ligne (1857); don de 1,400 francs
fr.
fr.
Caillaux (1864) reçoit, pour payer ses dettes,
dont l'état est joint, 7,078 francs . . . .
Camas (Mne de), 1859 : 20,000 francs en cinq
mois (dot?)
Campana (Comtesse et marquise Emilie [il y a là deux personnes sans doute, mais les documents que nous possédons ne nous permettent pas d'établir entre elles une distinction suffisante]) prête à Louis-Napoléon 33,000 fr. Nous avons la traite : « Bon pour trente- » trois mille francs que moi, la soussignée, » je m'engage à payer à MM. Borlini-Duprès, » ou à son ordre, le 29 juillet 1851. Comtesse » Emilie Campana. Rome, 29 avril 1851.
» A M. le prince Louis N. Bonaparte, prési- » dent de la République française, à Paris. »
En septembre 1852, Mme Campana reçut du Président 50,000 francs
En 1853, elle peut tirer sur M. Bure jusqu'à concurrence de 100,000 francs. . . .
En 1866, elle obtient 10,000 francs . . .
Dès 1856, elle figure pour une pension de 12,000 francs x 14 = 162,000
En 1870 la marquise Campana reçoit quatre mois de 10,500 francs = 42,000 francs .
En tout, approximativement 400,000 fr.
Camus (Mme) reçoit dès 1841 diverses gratifications, qui se transforment en 1846 en une pension de 1,600 francs
C'estla caisse de M. Bure qui, avant 1848, paie l'installation, les meubles, jusqu'au vin (une feuillette, 160 francs) de Mme Camus. En août 1849, sa pension est élevée à 6,000 fr. .
Son fils ou son mari, M. Camus, est directeur des domaines de la Sologne.
Carpentier (Eugène), 1857; avance de 6,000 fr.; 1860, don de 3,000 francs; 1861, id. de 4,500 francs. Ensemble 13,500 francs . . . Casablanca (Vicomte Achille), filleul de Charlotte Bonaparte-Centamori, agent financier de Napoléon III en Italie et régisseur de la terre de Civita-Nova. (Tout un dossier de réclamations contre sa gérance). Il reçoit en 1852 une gratification de 2,000 francs . . .
Appointements inconnus.
Il propose de nombreuses acquisitions pour agrandir le domaine de Civita-Nova, une entre autres qu'il évalue à 330,000 francs. Il se trouve que cette affaire ne devait pas monter à plus de 245,000 francs. Écart 85,000 fr.
Le comte Vico degli Ubaldini, dont M. Casabianca. avait acheté les biens pour le compte de l'Empereur, se plaint amèrement d'avoir été lésé et ruiné dans cette affaire. Ses réclamations sont accompagnées de nombreuses pièces à l'appui et recommandées par le cardinal de Bonnechose. On ne sait quelle suite a été donnée à ses sollicitations. Casaneiu d'Istria, évêque d'Ajaccio, août 1852,
fr. I fr.
don de 2,000 francs
Castille ( Hippolyte f. Pour une Histoire de
soixante ans qui aura dix volumes, obtient
une avance de 2,000 francs annuels. . . .
(14 avril 1858) longue correspondance. En
1867, pour une brochure de dix-sept feuilles,
5,000 francs
Le dossier de M. Hippolyte Castille sera prochainement publié in extenso; nous en tirons les indications suivantes : l'Empereur a tout fait pour s'attacher cet écrivain, qui n'a trouvé que déboires dans sa carrière semi-officielle. Sa pension de 6,000 francs, offerte par' M. Rouland, a été supprimée en 1863, puis à grand'peine rétablie pour deux ans. 50,000 francs, offerts par l'Empereur pour l'achat du journal Le Messager de Paris, et qui devaient être avancés : $0,000 francs par un maire de Poitiers, 30,000 francs par M. de la Guéronnière, sur les fonds alloués à la presse, n'ont jamais été versés. Le maire de Poitiers a fait faillite et s'est enfui ; M. de la Guéronnière n'a fourni que 4,000 francs. M. Hippolyte Castille, ruiné, accablé sous le poids de 100,000 francs de dettes, a pu méditer, à ses dépens, sur la faveur des princes.
Càttaneo, ex-officier de l'Empire, pension
6,000 francs .
(Au moins jusqu'en juin 1853).
Césena (A. de), 2,000 francs pour un travail sur les théâtres. 1852 (fonds secrets) ....
Chambure (Mme de), 1865, 19,000 francs . . .
Chandelier, ancien serviteur à Sainte-Hélène (1853), pension 1,200 francs
fr.
fr.
Chanoine aîné, fait valoir diverses créances (105,000 francs environ), et demande par deux lettres, datées du Havre 24 mars 1849 et 24 janvier 1850, une place de courtier ou son remboursement. Ces pièces, curieuses à plus d'un titre, nous apprennent qu'un sieur Devey, qui fit faillite en 1842 et qui emprunta 10 francs à M. Bure en 1849 (septembre), fut, en janvier 1841, chargé de réclamer au gouvernement français une somme de 20,335,379 francs censée due à Louis-Napoléon. La moitié du produit devait appartenir aux intermédiaires. En même temps, deux crédits de 75,000 francs et de 30,000 francs, celui-ci destiné à retirer des mains de Devey des valeurs souscrites en 1839-40 par le général Montholon, l'autre ouvert par M. Edgard Ney, avec garantie du Prince, passèrent en presque totalité à M. Chanoine aîné, qui trouva MM. de Montholon et Devey insolvables. Le sieur Devey cependant parvint encore à soutirer à M. Chanoine, en 1841, 50 £ (1,250 francs), sur dépôt de certaines pièces. Quant à la créance de 75,000 francs garantie par une hypothèque sur le domaine d'Arenenberg, M. Chanoine s'abstint de la faire valoir, comptant sur la fortune du Prétendant.
Chantepie (mars et juillet 1858), une somme de
30,000 francs
M. Chantepie a été employé à l'Elysée. Il a laissé des dettes que l'Empereur refusa de payer.
Charbonnière (Commandant Girard de), 1852, frais de représentation, 250 francs par tri-
mesire .... -
Choppin d'Amouviiie, le 22 mai 1861, remercie de l'envoi de 3,000 francs
Cocteau, solde de prix, comptes Béville, 1859, 101,500 francs
Campagny de Courrières, petit-fils du général
Laborde, pension (institution Barbet), 1,544
francs
Conneau (Henri), fidèle ami, médecin et médecin en chef du Prince, directeur des dons et secours. Sa vie est trop mêlée à celle de Louis-Napoléon pour que nous la retracions ici. Ses appointements avant 1848, l'acquisition de la clientèle Berrier-Fontaine à Londres, sortent quelque peu de notre cadre.
Comme médecin en chef, il reçut quatre
ans 6,000
un an 12,000
dix-neuf ans 30,000 francs
Comme trésorier des dons et secours, il disposait d'un budget de 1,200,000 francs en moyenne.
Enfin une propriété en Corse, dont nous ignorons la valeur.
Contencin (de), à partir de 1864, reçoit fréquemment 4,000 francs par mois ; sans doute une affaire de terrains
Corbigny (Brossard de), inspecteur des forêts
de la couronne, chargé de l'acquisition et de la mise en valeur de fo Jonchère, reçoit 6,000 francs par mois, de juillet 1862 à juillet 1863, et 1,500 francs mensuels, depuis juillet 1863, mettons un minimum de 12 mois. Ces
fr.
fr.
sommes, environ 90,000 francs, sont, pour partie au moins, destinées à l'entretien du
domaine de la Jonchère
Corneille (Pierre), descendant du tragique, pension de 600 francs
Les demoiselles L. N., M. T. et Cath. Corneille, les damesDesmarest et Chabannes, nées Gorneirie, reçoivent chacune une pension de
400 francs
Cotte (Général de), 23 décembre 1851 : « Prière » à M. Bure de payer à M. Grémieux 2,500
» francs
» pour un cheval donné à M. le général de » Cotte. Le lieutenant-colonel Fleury. »
1857, 25,000 francs
Cramatte, ancien commissaire spécial du palais, touchait 250 francs par mois. Après sa retraite, pension de 1,500 francs .....
Crenne (ancien matelot, ancien serviteur), 900
francs.
Croup-Chanel (Le prince de) reçoit fréquemment de la caisse des dons et secours 500 francs, 1,000 francs et plus.
De 1853 à 1859, les sommes données ainsi à M. de Grouy-Ghanel s'élèvent au moins à
22,850 francs
Cuxac (Léon), premier valet dechambre; nombreuses gratifications. L'Empereur lui a donné les maisons anglaises nos 3 et 4 (en quelle ville?) et alloué 14,600 francs pour l'ameublement (note de M. Faurc, architecte, 1865)
(Voir le n° 8 pour la suite.)
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