‹ Les Papiers secrets du Second EmpireChapitre 22 sur 132 · PENSIONS. DONS · texte numérisé non relu

PENSIONS. DONS

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dant sur des décrets impériaux des 30 avril, 8 et 31 mai et 29 juin 1815, annulés par la Restauration, réclame 872,670 francs qui lui auraient été attribués par Napoléon Tep sur les prix de vente des bois de l\Étal dans le département de la Moselle.

Il prétend actionner (1857) le ministre des travaux publics en payement de 500,000 fr. qui, dit-il, lui seraient dus pour études préparatoires et démarches relatives au chemin de fer du Nord.

Il devait toucher après la mort de sa mère, Mrae deLuxbourg, une rente de 19,000 francs attribuée à cette dame par Napoléon Ier lors de son mariage avec M. Augier. Déshérité par Mm« de Luxbourg, il intente un procès aux légataires (1868), ne cessant d'implorer l'aide et la bienveillance de l'Empereur. Le 10 août 1869, il demande 10,000 francs; à diverses dates, 5,000 francs, 7,000 francs qu'il doit et ne peut rembourser. Il sollicite vainement, vers la même époque, la concession des boulevards des Amandiers et Parmentier, et celle du chemin de Tours à Montluçon.

On se contente de payer de temps en temps ses dettes, notamment en juin 1860, 7,202 fr.

50 cent

et, en janvier-juillet 1864, 60,000 francs . .

De son côté, la comtesse Léon écrit qu'elle a un besoin urgent de 5 à 6,000 francs. Elle obtient la pension de ses fils à Sainte-Barbe. Elle demande aussi la faveur d'une commande pour une mine belge où elle a des intérêts. Nous ne savons trop ce qu'il est advenu

de ces réclamations sans fin et sans mesure; aussi n'inscrivons-nous en marge que les somm s dont nous possédons les reçus.

Léon (Charles) et Léon (Gaston), élèves ; 1870, prix de leur pension 1,100 francs . . . .

Levas (1870), 4,000 francs

Levie (Mme Lelizia, née Ramolino), cousine germaine et filleule de Madame Mère, a eu quatorze enfants. Poursuivie pour une dette de 40,000 francs, et encouragée par un acte de munificence de l'Empereur envers ses frères, lors du voyage de leurs Majestés en Corse, elle sollicite des secours, à partir d'avril 1862. Elle obtient en 1863 une pension de 1,200

francs

Leviiiain, employé à la caisse de M. Bure, part avec son camarade Cardon pour la Californie (San-Francisco), à bord du Ferrières, navire appartenant à M. de Rothschild. Le président paye leur voyage (1,400 fr ), 1850 .... Lombard, nom qui revient souvent dans les listes des subventions, a reçu, le 12 novembre 1853 (fonds de l'intérieur), 20,000 francs . . Lorrette (Mme), « veuve d'un homme mort en votant. » Pension de 600 francs

Louis -Napoléon. (Même réserve que pour le comte Léon.) Les comptes de M. Bure, 184-4- 1848, nous présentent souvent, dans les années 1845-1846, cette indication : Mois de nourrice de Louis, 32 francs. Divers achats de linge ou de cadeaux pour la nourrice sont aussi mentionnés.

Le 29 avril 1870, un jeune homme qui signe Louis-Napoléon arrive d'Amérique à Paris, et

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le lendemain écrit à l'Empereur une lettre dont nous détachons les renseignements et les extraits suivants :

Laissé dans l'obscurité et dans l'ignorance de son origine, le jeune Louis s'engagea sans doute et demeura au Mexique, pour y végéter de longues années ; il se maria à Puebla, où la mère de sa femme lui aurait administré du poison.

Il prétend avoir vengé la mort « d'un de ses » parents, le duc de Reichstadt, » en la personne de Maximilien, archiduc d'Autriche.

« Il ne nous reste plus, dit-il, que la mort de » notre oncle Napoléon Ier à venger! »

Enfin échappé à la mort « au Mexique et ailleurs, il est arrivé par son travail à se mettre en mesure de revoir la France et « le père chéri, » qui lui aura pardonné. Il revient plein d'ardeur pour le travail.

« Nous aurons beaucoup à causer. Tous mes » souvenirs d'enfance, je les ai encore bien » présents à la mémoire.

»... Cher père, je vous en supplie, rendez- » moi à moi-même. Recevez-moi dans vos » bras paternels, que j'aie au moins ce bon- » heur de vous voir, de vivre à vos côtés, » comme un homme honorable. Si vous m'ai- » mez comme je vous aime, toute froideur » sera rompue; je désire vous faire oublier le » passé et qu'on dise de votre Louis : Il fait » l'honneur de son père et soutient dignement » son nom.

t ... Je me suis dirigé hier à la maison du » notaire Bournet de Veron, rue Saint-Ho-

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Ir.

» noré, n° 83; j'ai vu affichée la vente d'une » maison à Rueil au prix de 140.000 francs. » Je puis y vivre, jusqu'à ce que je vous aie » prouvé mon aptitude et mon sincère repen- » tir. Je crois que vous m'accorderez bien » ceci, je suis si contentde me voir enfin ren- » trer en grâce...

» Je vais aujourd'hui me retirer à Rueil, » voir Edouard Bossu, mari d'Alexandrine- » Vergeot, ma sœur adoptive, à moins que » vous ne disposiez autrement. Cependant j'ai » à remercier Dieu et à faire une prière sur les » tombeaux de mes aïeux; puisque je suis » arrivé, c'est le moins que je puisse faire, et » c'est mon devoir, comme chrétien et fils » respectueux. — Louis-Napoléon. » (Voir le

n° 9, Un bâtard de Bonaparte.)

Mancel (Pierre). Je prie M. Bure de remettre à » M. Mancel la somme de 1,500 francs. Louis- » Napoléon Bonaparte. » 4 avril 1849. Suit le reçu de M. P. Mancel. .-....*

Mangin (Colonel) (1869-1870), 225,000 francs .

Mantoue (Mme de Gonzague.) a dû engager ses diamants en garantie d'une dette de son mari ; elle sollicite un secours de 2,000 ou 3,000 francs. En 1854, elle obtient 1,000 francs. On trouve celle note de la main de l'empereur : « A Conneau. Lui envoyer 1,000 francs. » .

Marco Saint-Hilaire. 1853, pension, 2, 000 francs.

Maroiies (M1,ede). 1869, pension de 6,000 francs.

Marpon (De) propose, sur renseignements de M. Roger-Dubos, consul de France au Ghi-

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huahua, et du cousin de celui-ci, M. Delille, l'acquisition de 530 lieues carrées, représentant 824,468 hectares, moyennant moins de 460,000 piastres,. environ 2,300,000 francs. L'ingénieur, M. Laur, qui a fait les évaluations avec la compétence et le soin nécessaires, est à Paris. Il s'agit de terrains fertiles, et surtout de mines autrefois exploitées avec le plus grand avantage. Secret et rapidité. (La lettre est sans date.) Marrast mère (Mme) a reçu jusqu'à sa mort une

pension de 2,400 francs.

Marrast (Achille). En 1855, pension de 6,000 francs. En 1856, M. Ach. Marrast, qui vient de perdre sa mère et qui n'a pas « de quoi la faire enterrer, » demande un supplément de secours et reçoit, en mars 1856, 5,000 fr.;

le 9 janvier 1857, 2,000 francs

Mm8 Marrast, en 1865, pension de 4,000

francs

Mayer, 1,000 francs pour travail commandé. (Sans date.)

Diverses petites sommes procurées par le général deMontholon pour travaux d'impression ou services électoraux (1848).

Mercier, capitaine en retraite, 1870, 1,000 francs. Mercy Argenteau (De) occupe gratuitement, en 1858, un logement de 12,360 francs par an, dans une des maisons de l'Empereur, rue d'Albe ou François Ier. Ce détail nous est fourni par un compte de M. de Béville (15 octobre 1858)

M. de Mercy-Argenteau, en 1869, achète d'un M. le duc (Persigny?) un hôtel, rue de

ïv.

PENSIOMS.

TÉlysée, avec tapisseries et tableaux, pour une somme de 300,000 francs.

La perle du vendeur est, parail-i], de plus de 100,000 francs, et l'Empereur devrait l'indemniser, car cette vente a eu pour effet de couper court à certaines réclamations de la Ville, relatives aux caves des petits hôtels. (Me La* voignet, notaire.

Mikowska (Comtesse1), née de Rovigo. Un don de 8,000 francs (1857)

Miller, capitaliste anglais, demande, pour un prêt de 10,000 £(250,000 fr.) à une niustrious person in France, une sûreté plus solide que la garantie d'un M. Poiclevin, qu'on proposait comme endosseur des traites (fin 1849) .

Mirés, propriétaire du Journal des Chemins de fer, a dépensé plus de 400,000 francs dans l'intérêt de l'industrie; il invoque la protecteclion de Son Altesse (1851-1852).

Monseiet (Ch.), 17 mars 1854, reçoit 500 francs par l'intermédiaire de M. Albert de Dalmas, sous-chef de cabinet

Montholon (Comte de), l'un des plus anciens et des plus aventureux serviteurs de Louis-Napoléon. Nous avons vu, à l'article Chanoine aîné, qu'en 1839-40, à l'époque de Boulogne, il avait fait pour 30,000 francs de traites garanties par le Prince. En 1836, après son évasion de Ham, le Prince donne aussi sa garantie aux éditeurs Paulin et Ch. Mévil, pour la publication du récit de la captivité de l'Empereur à Sainle-Hélène, par M. de Montholon. En 1848 et 1849, le général est un des principaux agents électoraux de Louis-Napoléon; il dirige

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l'armée des afficheurs et des colporteurs, el les paye avec l'argent des comités, avec celui qu'il peut se procurer, el surtout avec son crédit, qu'il exploite jusqu'à épuisement. Nous possédons des cinquantaines de traites signées

, Montholon et des billets à ordre, toujours acquittés, parfois non sans peine, par la caisse de M. Bure. La pénurie relative du Prince, en 1848, ne peut être mieux établie que par les réclamations nombreuses d'afficheurs et d'ouvriers non payés.

En 1852 (avril), M. de Montholon reçoit

De plus il jouit d'une pension de 6,000 francs.

Montholon (Mme de), femme du précédent, reçoit' aussi une pension de 6,000 francs ....

Montijo (Comtesse). Il lui est fourni en 1861 (janvier), une traite sur Madrid de 600,000 fr.

Momay (Comtesse de) reçoit, en 1857, un prêt de 50,000 francs

Momy (Comte, puis duc de). Nous ne trouvons guère de traces de M. de Morny dans les papiers des Tuileries; on ne pourrait pas affirmer que les quelques centaines de mille francs qui lui sont de temps à autre assignés ne soient pas uniquement le prix d'opérations sur les terrains de l'hôtel d'Albe. Une lettre de M. de la Pierre, sur des acquisitions possibles au Mexique, lui est adressée. (Voir ce nom.)

Morris (Général) touche en 1863 et 1864 une somme de 64,000 francs, à raison de 8,000 fr. par trimestre

Moskowa (Edgard Ney), devenu en 1857 prince de là).

Comme organisateur de la vénerie, il a manié régulièrement, en 1852 et années suivantes, environ 200,000 francs par an. Ses appointements d'aide de camp étaient de 12,000 francs. Nous avons de lui une lettre du 25 février 1852, où il demande 300 francs et pense bien que M. Bure ne sait pas plus que lui où il en est de son traitement. Vers

1862, ses créanciers devinrent exigeants, et l'Empereur lui paya ses dettes, à raison de 22,000 francs par mois, d'avril 1862 à octobre

1863. Total, 400,000 francs

Muei-Léon, chef d'escadron au 1er spahis, à

Médéah, 1870, 6,000 francs

Narvaez, duc de Valence, prête en 1851 une somme de 500,000 francs. (Voir n° 3, chap.9.)

Omano (Marquis Cuneod'). Nous trouvons, à ce nom, la lettre suivante, qui vaut la peine d'être reproduite :

« Sire, je supplie Voire Majesté d'excuser » ma franchise et ma hardiesse. Je nourrissais

» l'espérance d'une position à Paris. Les bonnes

» dispositions exprimées par Votre Majesté

» en ma faveur m'en avaient presque donné

» la certitude. J'ai éprouvé depuis de cruelles

» déceptions. II ne me reste plus qu'à lui

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» faire savoir que je ne suis pas si étranger à » la famille impériale qu'on s'est plu à le ma- » nifesler.

» Je faisais partie, avec mon père, de la so- » ciété particulière de M. le comte de Saint- » Leu pendant son long séjour à Rome. Mon » oncle le prélat, surtout, avait des relations » d'amitié avec lui, comme le constatent les lettres du Prince que je conserve près de moi. M. le général Armandi le sait parfaitement. J'ai suivi avec le prince Napoléon, frère de Votre Majesté, le cours de physique expérimentale à la Sapienza de Rome. J'ai failli être emprisonné, en 1840, lors^ du débarquement de Boulogne, me trouvant alors à Paris, comme Mme Salvage de Faverolles peut le confirmer. J'ai été employé par Mme la princesse Pauline Borghèse dans ses affaires litigieuses avec son mari; et mon oncle, qu'elle appelait son ami, régla avec succès ces différends et la fît rentrer dans ses droits d'épouse et de sœur de l'Empereur Napoléon. J'ai une liasse de lettres de cette malheureuse princesse à cet égard. La reine Caroline, elle-même, s'était fait guider par mon oncle dans des questions d'intérêt avec le cardinal Fesch, comme les lettres de cette princesse en font foi. Le prince et la princesse de Calino , Lucien et Alexandrine Bonaparte, étaient si intimement liés avec mon oncle, qu'ils appelaient leur parent, qu'ils m'offrirent la main de leur fille Jeanne, que des raisons politiques, la position de mon père

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» et la loi du 12 janvier 1816 me forcèrent, » malgré moi, à refuser : ce qui est attesté » par une correspondance suivie. J'ai été » moi-même en rapport avec M. le comte v de Survilliers, dont j'ai des lettres qu'il » m'adressa à l'égard de la cathédrale d'A- » jaccio.

» Je vais donc quitter Paris et la France, » avec le regret de ne pouvoir servir Votre » Majesté. Mes vœux la suivront du moins, » dans tout ce qu'elle fera de grand pour le » bonheur de la patrie.

» Je suis avec le plus profond respect, Sire, » de Votre Majesté, le très-humble et très- » fidèle serviteur et sujet.

» Marquis d'Ornano, rue des Beaux-Arts, 10.

« Paris, 19 août 1863. »

Nous ne savons si lauteur de cette lettre est, le même que M. Guneod'Ornano, président du tribunal d'Ajaccio, qui légalisait en 1852 la signature de Mme Marianne Bonaparte.

Omano (Napoléon à"), déjà lié avec le Prince en 1846 et 1847, en Angleterre.

Il reçoit en 1853, sur les fonds de l'intérieur, 27,850 francs; le 11 janvier 1854, 15,000 francs; en février-mai, même année, 4,000 francs; plus tard 6,000; total, 52,850 fr.

pour payer des dettes criardes

Ajoutez un traitement de 6,000 francs . . (Voir le n° 9 pour la suite.)

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