‹ Les papillons dans la natureChapitre 110 sur 133 · LA PYRAMIDE · texte numérisé non relu

LA PYRAMIDE

les tas de bois ou derrière les volets des maisons de campagne, elle se dissimule parmi les feuilles sèches. Lorsque vous ouvrez le contrevent derrière lequel elle se cachait, elle s'enfuit aussi vite que ses pattes le lui permettent pour retrouver un coin sombre, imitant en cela les autres espèces du genre, surtout la vulgaire Amphipyre du salsifis (Amphipyra tragopoginis L.) si commune dans les mêmes endroits et jusque dans les maisons. Cette dernière espèce est plus petite que la PYRAMIDE et d’un gris brun presque uniforme, mais elle lui ressemble par ses ailes lustrées à reflets dorés et argentés et à écailles excessivement fragiles. Chez la PYRAMIDE les reflets passent aussi au cuivré, et, par places, au violet. Les antennes sont filiformes dans les deux sexes, les yeux d’un noir de velours magnifique.

L'envergure varie entre 4,8 et 5,6 centimètres. Les lignes qui traversent les ailes peuvent être presque rectilignes et moins brisées que sur notre planche. Les ailes inférieures sont aussi parfois plus jaunes. Au repos le papillon tient ses ailes toutes sur le même plan, les supérieures se recouvrant en partie l’une l’autre, comme font les Agrotides (pl. 48 et 49).

C'est la nuit seulement que vole cette espèce qui se laisse facilement attirer par la lumière des lampes, et surtout par la miellée, si l'on a soin d’enduire le bas des troncs.

La DécouPpure — Scoliopteryx libatrix L.

Femelle, grossie trois fois, au repos.

Tronc de Saule marsault ou des chèvres — Salix caprea L.

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