LA DÉCOUPURE
un peu translucide, d'un beau vert herbe, avec la commissure des segments formant un pli transversal jaunâtre. Le thorax est encore traversé par quelques plis supplémentaires de même couleur. Trois lignes longitudinales sombres et légèrement estompées s'étendent d’un bout à l’autre du corps, l'une au milieu, les deux autres de chaque côté du dos, tandis qu'au-dessus des pattes court un trait jaune, rarement rougeâtre. La tête, jaune ocre ou verte, est globuleuse, un peu aplatie et partagée en deux hémisphères bien marqués par un fin sillon médian et vertical noir. On trouve cette chenille presque tout l'été, mais plus spécialement en mai et juin puis en août et septembre. Elle est parfois si commune dans les oseraies qu'elle y cause de réels dégâts. C'est du reste sur l'osier qu'on la trouve le plus souvent, presque toujours à raison de plusieurs exemplaires sur le même uisson.
Lorsqu'elle atteint sa taille définitive, elle se tisse un cocon blanc et léger entre des feuilles étroitement rapprochées, et se transforme en une chrysalide d’abord verte, puis d’un noir mat. Celle-ci donne naissance au papillon après deux ou trois semaines.
On peut trouver notre GONOPTÈRE presque toute l’année, mais elle apparaît, à vrai dire, en deux générations, la première de juin à juillet, la seconde d'août et surtout septembre jusqu'en mars ou avril de l’année suivante. À cette dernière saison on rencontre fréquemment, le soir, la D'ÉCOUPURE, sur les chatons du saule marsault.
C'est un papillon étrange et très spécial, dont on a souvent changé le rang dans les classifications. Certains auteurs le faisaient même figurer autrefois au beau milieu des Bombyx et sa place parmi les Noctuelles ne semble pas encore définitivement établie aujourd'hui.
L’ANTIQUE — Calocampa vetusta Hb. Grossi deux fois, au repos. Deux mâles, grandeur naturelle, l'un au repos, l'autre arrivant au vol sur un chaton.
Le Saule marsault ou des chèvres — Salix
caprea L.