‹ Les papillons dans la natureChapitre 120 sur 133 · LA MARIÉE · texte numérisé non relu

LA MARIÉE

supérieures sont, par contre, chez toutes les espèces, grises avec des zigzags noirâtres, plus ou moins marqués.

Les femelles pondent leurs œufs à la fin de l'été, sur les rameaux de l'arbre nourricier, et ces œufs éclosent au printemps suivant, au moment où les bourgeons éclatent. Jusqu'en mai ou juin, quelquefois juillet, les chenilles atteignent leur taille définitive, soit 7 ou 8 centimètres pour notre CORDON-ROUGE, 9 centimètres pour celle du Cordon-bleu. Ces chenilles ont une forme très particulière, rappelant un peu celle des chenilles de Feuilles-mortes (p. 269) : sur le huitième segment s'élève une sorte de bourrelet transversal, jaunâtre, encadré de noir ou de brun, et de chaque côté de ce point saillant, le corps s'’amincit insensiblement jusqu’à la tête, d’une part, et jusqu'au bout de l'abdomen, d'autre part. Le corps, allongé déjà dans son ensemble, s'étire fortement à son extrémité postérieure. En outre le dessous est plat et les flancs sont ornés d’une frange de petits poils qui viennent s'appliquer de chaque côté sur la branche. Etant de couleur grise ou brunâtre et se tenant appliquées tout le jour contre le tronc ou les grosses branches des arbres dont elles mangent les feuilles pendant la nuit, ces larves se confondent si bien avec les lichens qu'il faut la plus grande attention pour les découvrir. Les diverses espèces se ressemblent beaucoup entre elles. La plupart vivent sur les peupliers et les saules, c’est le cas de notre MARIÉE, quelques-unes sur le chêne, le frêne ou le prunellier. En juin ou juillet, elles se tissent un cocon lâche, entre des feuilles rapprochées, et se transforment en une chrysalide élancée, brune, saupoudrée de bleu pâle. Après quelques semaines, 6 à 7 pour le NuPrA, le papillon en sort.

La MARIÉE varie pour l'envergure entre 7,6 et 8,7 centimètres. Les antennes du mâle sont ciliées, celles de la femelle filiformes. Ce papillon, comme les autres Lichénées, vient souvent voler autour des lampes, et se prend facilement à la miellée (p. 317-318).

La PANTHÈRE — Venilia macularia L, Grossie deux fois, venant de se poser.

Le Polygala commun — Polygala vulgaris L.

Le Trèfle des prés — Trifolium pratense L.

Page 1