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LA PHALÈNE DU BOULEAU

nous citerons la Phalène défeuillée (Hibernia defoliaria CI.) et la Phalène brumeuse (Cheimatobia brumata L.), qui, toutes deux, apparaissent en octobre, novembre ou décembre et dont les femelles montent pédestrement du terrain où se trouvaient leurs chrysalides, jusque sur les bourgeons des arbres fruitiers pour y pondre des œufs qui éclosent au printemps suivant. Les chenilles de ces deux espèces sont parfois si nombreuses en mai et juin qu'elles finissent par détruire complètement la verdure des arbres, causant ainsi de grands dégâts. C'est pour empêcher ces femelles de grimper sur les troncs qu'on entoure ces derniers d'anneaux de papier enduits de poix.

Mais revenons à notre BETULARIUS et remarquons à quel point Linné a bien fait de lui donner un nom tiré de celui du bouleau (betula alba), puisque sa chenille mange très volontiers des feuilles de cet arbre et que l'insecte parfait se confond si admirablement avec l'écorce de ces beaux troncs blancs et noirs.

Notre papillon mesure chez le mâle de 4,5 à 5,3 centimètres d'envergure, chez la femelle de 5 à 6. Toute la face supérieure des ailes est ornée, lorsque le papillon est frais, de légers reflets dorés. Il peut arriver que les taches noires soient plus effacées et estompées que sur notre planche, comme elles peuvent être, au contraire, plus nettes, et former des zigzags continus qui traversent les ailes. Parfois même elles sont beaucoup plus nombreuses et si serrées que le papillon prend un aspect noirâtre presque uniforme : c'est alors la très rare variété € DOUBLEDAYARIA » Mill.

La BoARMIE FESTONNÉE — Boarmia repandata L. Femelle, grossie deux fois, au repos. Tronc de Hêtre des bois ou Fayard — Fagus silvatica L.

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