‹ Les papillons dans la natureChapitre 129 sur 133 · LA CIDARIE DU PRUNIER · texte numérisé non relu

LA CIDARIE DU PRUNIER

Lycris (Hb.) ou CipariA (Tr.) prunata (L.) ou ribesiaria (Bsd.) LA CIDARIE DU GROSEILLIER

OÙUS avons abordé, tout à l'heure, la série des Géomètres ou Phalènes et sommes entrés de suite dans des détails spécifiques de mœurs ou de structure, sans faire remarquer la diffé-

rence considérable qui existe entre la section précédente, des Noctuelles, et celle qui nous occupe présentement, des Géomètres. Il est vrai, comme nous l'avons vu dans le volume précédent (p. 251, 261 et 293-298), qu'il se trouve un certain nombre de types EME: ce qui, dans une collection complète de chenilles ou d'insectes parfaits, rendent la transition moins sensible entre ces deux grandes sections des Hétérocères; mais il n'en reste pas moins évident qu'entre une Noctuelle tout à fait typique et une Phalène authentique, il y a un fort grand écart.

Arrêtons-nous tout d'abord aux chenilles : celles des Noctuelles sont habituellement épaisses et pour une longueur de 4 centimètres environ, elles ont une épaisseur moyenne de 6 millimètres. Elles sont cylindriques, mais les onze anneaux qui composent le corps, étant presque toujours un peu renflés, forment une suite de bourrelets plus ou moins marqués. Sur la face ventrale se trouvent seize pattes, dont trois paires thoraciques et cornées, correspondant à celles du papillon, puis cinq paires de pattes membraneuses, rétractiles, qui se terminent par une ventouse et qu'on nomme (fausses pattes ». De ces dernières, 1l y a une paire sous chacun des segments six, sept, huit, neuf et onze. Grâce à cette répartition régulière des organes locomoteurs sur la face ventrale presque entière, la chenille, pour marcher, avance régulièrement, et fait simplement ondoyer son corps. — Chez les chenilles des Phalènes, les choses se passent autrement : tout d'abord la bête est presque toujours beaucoup plus allongée, et pour cette même longueur de 4 centimètres n'a

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