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LA THÉCLA DU BOULEAU

mand « Dornraupenfalter » parce que toutes les chenilles sont couvertes d'épines charnues. Là sont rangées les Wanesses, les Mélitées et les Argynnes (pl. 14 à 24).

Les Satyrides, illustrés par les planches 25 à 33, ont des chenilles très reconnaissables : leur tête est ronde et saillante, et leur corps, fortement fusiforme, est terminé par deux petites pointes parallèles. Ces chenilles sont ternes, grisâtres, jaunes et verdâtres et rayées en longueur. La peau est finement pubescente.

Enfin la dernière section des Rhopalocères, celle des Hespérides (pl. 34), comprend ces petits papillons frétillants, à à gros corps et à ailes triangulaires qui animent, en été, les sentiers et les pâturages. Leurs chenilles ressemblent un peu aux précédentes, mais elles ont presque toujours la tête suivie d'un cou étranglé. Elles sont très lentes dans leurs mouvements.

La THÉCLA DU BOULEAU a donc une chenille en forme de cloporte. Celle-ci est toutefois un peu plus allongée que celles des autres espèces, et plus large en avant qu'en arrière. Son dos s'élève en une sorte de carène, si bien que la coupe transversale de la chenille dessinerait à peu près un triangle. Elle est d'un beau vert clair et brillant avec une double ligne médiane jaune, dont les deux branches s'écartent l’une de l’autre sur le thorax. Le long de la marge saillante de chaque anneau, sur le côté, court aussi une ligne claire, et, entre celle-ci et la ligne du dos, se trouvent deux rangées de traits obliques, jaunes également. Quelques petits poils décorent la bête: ils sont assez longs et blanchâtres tout autour du corps, bruns et courts le long de la ligne médiane. On trouve cette chenille d'avril à juin, habituellement sur l'épine noire. Mais elle mange aussi des pruniers et, dit-on, du bouleau. À la fin de juin, elle atteint 2 à 2,5 centimètres de long. Un beau jour elle devient d'un brun rouge carminé sombre et descend alors sur le sol, où elle se transforme en une chrysalide courtaude et arrondie, longue de 1,2 centimètre environ, qui est d’un brun jaune ou rougeâtre plus ou moins foncé, avec de multiples marbrures et taches sombres. Cette

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chrysalide n'est pas aussi poilue que celle, si mignonne, du petit Callophrys (Bill.) rubi (L.), la Thécla de la ronce, aux ailes vertes en dessous; mais elle présente cependant sur l'abdomen quelques poils épars et courts. Au bout de deux à trois semaines et demie, suivant le temps qu'il fait, le papillon sort de sa nymphe. C'est un de ces « Papillons à queues », comme on a appelé les Théclas; mais c’est le plus grand de tous, variant pour l’envergure entre 3,8 et 4,6 centimètres. Il vole en .une génération, de la fin de juin jusqu'en octobre, mais surtout en juillet et août. On le voit dans les jardins, les vergers, les bosquets, le long des haies, mais toujours isolément et plutôt dans la plaine. La femelle pond, assez tard dans l’année, des œufs légèrement aplatis qui n'éclosent qu'au printemps suivant. Contrairement à ce qui se passe chez la plupart des papillons, les mâles, chez les Théclas, sont moins brillants de couleur que les femelles. C’est le cas chez notre BETULÆ, où la tache claire du mâle n'est que très rarement orangée, mais presque toujours d’un jaune terne; souvent elle est en bonne partie noyée dans le brun. Celle de la femelle, par contre, toujours grande et bien marquée, peut être d'un jaune encore plus rouge et brillant que sur notre planche. La teinte du fond varie aussi de valeur et peut, dans l’un et l'autre sexe, surtout si l'insecte est fraîchement éclos, atteindre le brun noirâtre. De légers reflets verts, dorés ou roses courent sur les quatre ailes.

La VERGE-D'OR — Polyommaius virgaureæ L.

Mäle, grandeur naturelle, posé. Mâle, grossi deux fois, faisant la cour à sa compagne.

Femelle, grossie deux fois, cherchant à se dissimuler sous la fleur.

La Scabieuse colombaire ou commune — Scabiosa columbaria L.

L'Hélianthème vulgaire — Helianthemum

vulgare Gaer.

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