LE PAON-DE-JOUR
Mais revenons au PaoN-pe- Jour. Ce n'est pas précisément une espèce rare, mais cependant il n’est pas très commun, aussi c'est toujours un vif plaisir de le voir apparaître dans nos jardins, aller et venir de son vol joyeux, souvent plané, et se poser sur les fleurs, les ailes habituellement ouvertes. Dans les campagnes, les lieux un peu sauvages, parsemés de pierres, d'orties, de grands chardons, on le voit s'arrêter sur les scabieuses, et toutes les autres composées, et plus souvent encore sur la marjolaine. Il se pose aussi à terre, sur les chemins, surtout lorsqu'il se réveille au printemps, heureux de sentir à nouveau les caresses du soleil.
Le PAON-DE- JoUR varie excessivement peu, si ce n'est dans l'envergure de ses ailes dont la mesure oscille entre 5,5 et 7 centimètres, avec une moyenne habituelle de 6 à 6,2. On le rencontre en deux générations de juin ou juillet jusqu’en avril ou mai de l'année suivante. Il passe l'hiver endormi dans les trous des murailles, dans les greniers, même dans les chambres non habitées de nos demeures, où il s'accroche, au plafond, avec les ailes étroitement rapprochées. Il partage souvent son refuge avec la Petite-Tortue, mais celle-ci est toujours, même à cette saison, beaucoup plus commune que lui.
En avril ou mai, après l’hivernage, la femelle pond des œufs vert clair, ornés de côtes saillantes. [ls sont placés par paquets de trente à quatre-vingts pièces, sur les pousses fraîches de l’ortie, et laissent échapper leur contenu au bout d'une quinzaine de jours.
La chenille ressemble un peu à celle de la Petite-Tortue que nous venons d'étudier, mais elle devient plus grande que celle-ci, elle est plus allongée, et a des piquants plus longs. De plus elle est toujours noire avec quelques petits points blancs à la commissure des anneaux et sur les côtés, ce qui lui a valu le nom de ( CHENILLE A BANDES DE PERLES »; les fausses pattes sont brun rougeâtre, tandis que chez la Petite-Tortue elles sont gris vert. La chenille du PAON- DE- JoUR, longue de 4,5 centimètres environ, vit en colonie sur l'ortie et le houblon de mai à juin ou juillet, et, plus rarement, sous forme