ORTHOPTÈRES
que nous vous parlerons aujourd'hui. Ce mot, un peu rude, bien qu'il vienne du grec dont la douceur est tant vantée, signifie ailes droites, et, en effet, le caractère distinctif des insectes de cet ordre consiste en ce que leurs ailes sont plissées en long, au lieu de l'être en travers; ils ne subissent, en outre, qu'une demi- métamorphose, et cela a paru suffisant pour les séparer des coléoptères, avec lesquels on les confondait autrefois.
Cet ordre est divisé en deux familles : les coureurs, don toutes les pattes sont uniquement propres à la course, comme celles de la mante [fig. 1 ); et les sauteurs, dont les pattes de derrière sont très-longues et disposées pour le saut, comme celles du grillon [fuj. 2).
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La mante forme un des genres les plus remarquables de la famille des coureurs, tant à cause de sa forme que de ses mœurs. Elle est de couleur verte avec une teinte roussâtre claire, et quelques espèces ressemblent si bien à une feuille d'arbre, que plusieurs voyageurs s'y sont trompés et ont affirmé avoir vu, dans l'Inde, les feuilles de certains arbres se détacher des branches et marcher sur le sol. L'erreur, néanmoins, était un peu forte, et montre jusqu'où peut entraîner l'amour du merveilleux.
Inutile de vous dire, madame, que vous n'avez rien à craindre de semblable de notre part : vous le savez, nous sommes, sous ce rapport au moins, de la vieille école dont un des maîtres a formulé cet axiome :
Rien n'est beau que le vrai ; le vrai seul est aimable.
Donc les mantes ne sont pas des feuilles vivantes; mais elles n'en méritent pas moins d'être observées. L'espèce la plus connue en France est la mante religieuse, que les Provençaux appellent prêga-Diou, ce qui veut dire prie-Dieu, à cause de la posture de ces insectes, qui tiennent continuellement leurs pattes de devant élevées et jointes comme pour prier. Aussi les dévots musulmans ont-ils pour les mantes une grande vénération.
Eh bien , madame, nous devons le dire, ces gentilles religieuses sont des monstres de férocité : à peine sortis de l'œuf, les petits détruisent tout ce qui est à leur portée. Quoique très-voraces, ils ne tuent pas seulement pour satisfaire cette
voracité; comme le tigre, ils tuent pour tuer : à défaut d'ennemis, ils se font entre eux une guerre horrible, impie: le frère tue son frère, souvent môme il le mange Quel philosophe dira la raison de cette férocité?
Au reste, les mœurs de tous les individus de cet ordre sont à peu près les mêmes. Telles sont celles des forficules, vulgairement appelés perce-oreilles. Tout le monde connaît ces insectes au corps allongé, aplati, qui se termine par deux appendices arqués formant comme une pince; une tête découverte portant deux antennes déliées, un corselet en forme de plaque, des pattes grêles, courtes, avec des tarses de trois articles.
Les individus de ce genre vivent dans les lieux humides, sous les pierres, les écorces des arbres, les fentes des vieux murs; ils ont par excellence l'instinct de la destruction, et bien qu'ils se nourrissent ordinairement de fruits, de légumes, de fleurs, ils ne font pas difficulté de s'entretuer et de se dévorer. Ainsi, un savant naturaliste, de Geer, raconte qu'ayant renfermé une famille entière de forficules dans un bocal suffisamment aéré, lorsqu'il voulut les revoir, au bout de trentesix heures, il trouva la mère presque entièrement dévorée, et le nombre des petits considérablement diminué. Ces monstres avaient commencé par se déchirer, puis, chose épouvantable ! ils avaient tué leur mère pour se repaître de son corps!....
11 est donc bien vrai, madame, que tous les instincts sont dans la nature; le libre-arbitre seul peut nous sauver.
Le nom de perce-oreilles, donné aux forficules, vient de la
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tendance qu'ont ces insectes à s'introduire, par les oreilles, dans la tète de l'homme et des animaux de grande espèce. Ils causent, dans ce cas, des douleurs intolérables et même la mort, si l'on ne se hâte d'arrêter leur progrès par quelque remède efficace.
Nous citerons encore, dans la famille des coureurs, les blattes, petits insectes roussàtres qui se tiennent cachés tant que dure le jour, et qui sortent de leurs retraites dès que la nuit est venue pour ravager nos garde-mangers. La forme du corps de la blatte se rapproche assez d'un ovale aplati. La tête porte deux longues antennes; elle est presque entièrement cachée dans le corselet. Les étuis ou élytres sont demi-membraneux ; les ailes sont plissées en long.
Toutes les espèces de ce genre sont véritablement redoutables; car ce n'est pas seulement aux comestibles qu'elles s'attaquent; elles rongent avec la même voracité les habits, les laines, les cuirs. Elles sont surtout nombreuses en Russie, dans la Finlande et dans certaines contrées de l'Asie et de l'Amérique méridionale où elles causent souvent des ravages effroyables. Heureusement, ces malfaisantes petites bêtes ne multiplient pas beaucoup : la femelle ne pond que seize 03ufs, dans une sorte de coque qu'elle porte à l'extrémité de son corps, et qu'elle dépose dans un lieu quelconque quand le temps en est venu. Cette coque est divisée en seize cellules qui renferment chacune un œuf; de ces œufs sortent de petites larves qui percent la coque pour aller chercher leur subsistance.
Dans la famille des sauteurs, nous appellerons votre attention, madame, sur le grillon, dont nous vous avons, plus haut, donné l'image. C'est, vous le voyez, un assez laid petit animal, que l'on appelle vulgairement cricri, à cause du cri aigu qu'il fait entendre pendant la nuit; eh bien, malgré ces désavantages, malgré les déprédations qu'il commet, il est aimé du peuple; c'est l'ami du foyer de la maison; son cri annonce le beau temps ; sa présence porte bonheur : c'est une croyance vieille comme le monde, et qu'il serait cruel de chercher à détruire : les consolations du pauvre doivent être choses saintes.
Nous citerons encore dans celte famille les courtillères ou taupê~grilbns, dont le corps est long, le corselet cylindrique, ayant en dessus une sorte de carapace comme celle de l'écrevisse. Les espèces de ce genre causent de grands ravages dans les jardins; elles vivent constamment sous terre où elles creusent de longues galeries , dévorant sur leur passage les insectes plus faibles qu'elles et surtout les racines des plantes] Un autre besoin que l'appétit porte cet insecte à multiplier ces sombres galeries : c'est le besoin d'aimer, l'espoir, pour le maie, de rencontrer une compagne; le désir, pour celle-ci, de s'entourer, par* la fécondation, d'une nombreuse famille. Titus cheminent donc plus rapidement dans la saison des amours; s'ils s'arrêtent un instant, c'est pour écouter, car de bien loin le maie et la femelle s'entendent travailler; alors ils marchent droit l'un vers l'autre. Un ingénieur pourrait n'être pas sans inquiétude s'il s'agissait de percer une galerie soûler-
raine, en commençant les travaux par les deux extrémités; il pourrait craindre que, partis des deux points opposés, les mineurs fissent fausse route et ne se rencontrassent point. La courtillère n'a rien à redouter de semblable; les deux travailleurs marchent l'un vers l'autre sans dévier d'une ligne, d'un grain de sable, et leur ardeur augmente à mesure qu'ils se rapprochent. Enfin le dernier obstacle tombe sous leurs efforts. Ils ne se connaissaient pas, mais ils s'étaient devinés et ils ne songent plus qu'à célébrer leur heureuse rencontre.
Après les premiers transports, la femelle se remet au travail; il lui faudra bientôt une demeure spacieuse, et elle ne s'en rapporte qu'à elle-même du soin de la construire. Elle commence donc par faire une galerie circulaire dans un terrain assez solide pour que la pluie ne puisse causer d'éboulements; au centre de cette galerie elle construit un nid en forme de bouteille, et c'est là qu'elle dépose ses œufs dont le nombre s'élève de deux à quatre cents. Cette opération terminée, elle sort du nid et en bouche l'entrée pour empêcher des insectes ennemis d'y pénétrer. Mais ces soins ne sont pas suffisants pour dissiper ses alarmes; elle se place en sentinelle près de ce trésor dont, en cas d'attaque, elle défend l'accès jusqu'à la mort.
Croiriez-vous, madame, qu'il est des gens qui s'étonnent de ce que l'on puisse s'occuper de telles futilités?... Les malheureux! c'était bien la peine que le Créateur leur donnât des yeux pour admirer ses œuvres.
C'est aussi à la famille des sauteurs qu'appartiennent les sauterelles, gentils insectes que, dans voire retraite, charmante solitaire, vous avez chaque jour sous les yeux et que, à cause de cela, nous ne ferons que mentionner ici. Il en est de même des criquets, qui ne diffèrent des sauterelles qu'en ce qu'ils ont le corps plus svelte et moins lourd, et que leurs ailes sont souvent teintes du plus beau rouge ou du plus beau bleu. Ils sont aussi plus voraces que les sauterelles vertes; leur réputation, sous ce rapport, date delà plus haute antiquité. Ce ne sont pas les sauterelles proprement dites qui furent une des sept plaies de l'Egypte, mais bien les criquets.
Certaines espèces de criquets de grande taille sont un mets très-estimé dans quelques contrées de l'Afrique; les gourmets de ces pays les font rôtir ou les conservent dans la saumure, comme nous faisons des anchois et des sardines. Peut-être en est-il de cette prétendue excellence gastronomique comme de celle de certains nids d'hirondelles de la Chine, que tant de gens vantent sans y avoir goûté. Après tout, pourquoi ne mangerait-on pas les criquets, nous mangeons bien des escargots?
Et maintenant, charmante anachorète, nous avons la conviction que pas un de ces infiniment petits êtres ne frappera vos regards sans occuper aussitôt votre esprit et peut-être émouvoir votre cœur : vous plaindrez les uns, vous aimerez les autres, vous vous intéresserez à tous. Laissez-nous croire, madame, que nous n'aurons pas été tout à fait étranger à ce résultat; ce sera pour nous la plus douce récompense des
efforts que nous ne voulons cesser de faire pour vous obéir et vous plaire.
Après l'ordre des ORTHOPTÈRES, sujet de notre dernière lettre, que vous avez, madame, accueillie avec tant de bienveillance, vient celui des
NEVROPTÈRES ,
ainsi nommé parce que les ailes des individus qui le composent sont sillonnées de nervures.
Cet ordre, dans le système que nous avons adopté, n'est pas divisé en familles, mais seulement en sections, savoir :
Les subulicornes, dont les antennes ont sept articles au plus, et dont les ailes sont étendues horizontalement ou perpendiculairement;
Les planipennes, a antennes composées d'un grand nombre
d'articles, à ailes étendues;
Les plicipennes, dont les ailes inférieures sont plissées dans leur longueur.
On a subdivisé ces sections en genres, dont les principaux
sont : les libellules, vulgairement appelées demoiselles [fig. 1), les éphémères [fig. 2 grossie), les termites et les friganes.
Fig. 1. Fig. 2.
Certes, belle solitaire, qui vous baignez chaque jour dans les merveilles de la création, nous n'avons pas la prétention de connaître mieux que vous ces brillantes demoiselles au fin corsage, aux ailes transparentes, vertes ou bleues, dont l'allure délicieusement vagabonde attire et captive le regard. Mieux que nous, plus souvent que nous, vous avez admiré ces charmantes créatures qu'un souffle divin semble avoir capricieusement créées sous les rayons du soleil. C'est ce qu'a dit, plus éloquemment que nous ne saurions le faire, un poète illustre :
« Il n'est pas que vous n'ayez plus d'une fois suivi de broussaille en broussaille, au bord d'une eau vive, par un jour de soleil, quelque belle demoiselle verte ou bleue, brisant son vol à angles brusques, et baisant le bout de toutes les branches. Vous vous rappelez avec quelle curiosité amoureuse votre pensée et votre regard s'attachaient à ce petit tourbillon sifflant et bourdonnant, d'ailes de pourpre et d'azur, au milieu duquel flottait une forme insaisissable, voilée par la rapidité
même de son mouvement. Lètre aérien qui se dessinait confusément à travers ce frémissement d'ailes vous paraissait chimérique, imaginaire, impossible à toucher, impossible à voir. Mais lorsqu'enfm la demoiselle se reposait à la pointe d'un roseau, et que vous pouviez examiner, en retenant votre souffle, les longues ailes de gaze, la longue robe d'émail, les deux globes de cristal, quel étonnement n'éprouviez-vous pas, et quelle peur de voir de nouveau la forme s'en aller en ombre et l'être en chimère * ! »
Cela est charmant! mais ces beautés ne sauraient nous faire abdiquer notre titre de professeur, et renoncer aux droits qui y sont attachés. Et puis, là où la moisson est faite, il y a toujours à glaner. Glanons.
C'est au sein des eaux que commence l'existence des demoiselles (libellules); elles n'ont pas d'ailes alors, mais seulement deux petites nageoires, à l'aide desquelles elles se jouent sous les flots. Un peu plus tard, elles sortent de leur élément primitif, et vont se poser sur les roseaux qui se trouvent à leur portée. Là, elles demeurent immobiles pendant quelques heures, un jour au plus; puis leur robe de nymphe tombe, leurs ailes se déploient, et une nouvelle existence commence pour elles.
C'est sur le bord d'un ruisseau que nous écrivons ces lignes, tout ému que nous sommes encore du drame qui vient de se dérouler sous nos yeux. Nous vous en devons le récit, et nous allons tâcher de nous acquitter de cette douce obliga-
* Victor Hugo, Noire -Dame de Paris.
tion, bien que nous ne nous dissimulions pas la difficulté, ou plutôt l'impossibilité de faire sentir dans un récit la chaleur des péripéties de l'action.
Tout près de nous, sur la feuille lisse et tremblante d'un roseau, une libellule vient de dépouiller sa robe de nymphe. Pendant que le soleil achève de sécher ses ailes, deux libellules mâles qui l'ont aperçue du haut des airs, arrivent, l'un par l'orient, l'autre par l'occident : ils se joignent à une assez grande hauteur, tournent autour l'un de l'autre d'un air menaçant. Ils se sont devinés et se préparent au combat; la vierge qui vient de naître sera le prix du vainqueur. Chacun d'eux prend du champ; ils s'élancent l'un contre l'autre avec la rapidité de la flèche. Le choc est terrible; ils se saisissent par les crochets qui terminent leur corps , se déchirent avec leurs mandibules.
En ce moment la demoiselle s'élance de son roseau et prend son vol ; mais elle ne s'éloigne guère, et semble attendre avec inquiétude l'issue du combat. Enfin, par un violent effort, l'un des deux champions se dégage des crochets de son rival, et il s'éloigne battant de l'aile, tandis que le vainqueur monte triomphant vers les nues. Arrivé à une grande hauteur, il plane en décrivant autour de celle qu'il aime un cercle qui se rétrécit de plus en plus; puis enfin il la saisit doucement. La pudique vierge se défend, le repousse; il revient à la charge, et bientôt toute résistance a cessé... Les deux amants voltigent dans l'espace sans se quitter; leur existence semble pour toujours confondue.
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Mais le rival de cet heureux vainqueur n'a feint de s'éloigner que par une ruse de guerre; il reparaît tout à coup, fond sur l'amoureux couple, si étroitement uni, et frappe à coups redoublés. L'amant heureux s'efforce alors de se dégager des étreintes de sa belle amie; l'amour a doublé les forces de celle-ci; elle retient son époux et veut vivre ou mourir avec lui. Hélas! ce dévouement est fatal à tous deux : mortellement atteint, l'époux n'est bientôt qu'un cadavre, qui échappe enfin aux embrassements de sa compagne affaiblie, roule dans l'espace et disparaît.
Alors le meurtrier veut faire agréer ses hommages à l'amante éplorée; mais elle le repousse avec indignation. Afin d'échapper à ses poursuites, elle se précipite vers l'élément qui l'a vue naître, et baigne la moitié de son corps dans l'onde, où bientôt elle laissera, sous la forme d'une grappe, les germes de la génération que verra briller le printemps prochain.
N'est-ce pas là, madame, tout un drame, dont l'invention ferait honneur au plus illustre dramaturge, un drame vrai, où les passions ne sont pas feintes, où les morts ne doivent pas se relever? Eh bien, il n'est pas de jour où, dans votre solitude, il ne s'en produise plusieurs du même genre, et pour y assister vous n'avez qu'à vouloir.
Nous ne vous dirons qu'un mot des éphémères, dont l'existence est de si courte durée, ainsi que l'indique leur nom.
C'est pendant les beaux jours d'été ou d'automne, et au coucher du soleil, que paraissent ces petits insectes ailés qui se balancent pendant quelques heures dans les airs, pour
tomber ensuite inanimés. La durée de leur vie, à l'état de larve, est de deux ou trois ans, et leur arrivée à l'état d'insecte parfait n'est que le signal de leur mort.
Quant aux fourmillons, c'est à l'état de larve qu'ils sont le plus connus; ils ressemblent assez alors à la punaise. C'est à ces larves qu'on a donné le nom de fourmis-lions , parce qu'elles passent leur vie à chasser les fourmis, dont elles se nourrissent, comme le lion chasse et se repait des quadrupèdes.
Les termites, appelés aussi fourmis blanches, ne se trouvent guère que dans les contrées voisines des tropiques. Les larves vivent en société dans la terre ou dans les bois de toute espèce, qu'elles dévorent en y creusant de nombreuses galeries, dont l'entrée est gardée par une sorte de termites qui ne travaillent pas, et qu on appelle les soldats. Plus tard, la métamorphose a lieu, et les termites, à l'état d'insecte parfait, s'envolent pendant la nuit; au lever du soleil, leurs ailes se dessèchent; ils tombent et meurent.
Les friganes sont ces petits insectes ailés que l'on voit le soir, dans les appartements, tourner élourdiment autour de la flamme des bougies, où ils finissent le plus souvent par se brûler les ailes.
Il ne faut pas jouer avec le feu, dit le sage; mais il est une flamme à laquelle le sage lui-même se laisse prendre, tant il est vrai que nul ne saurait échapper à sa destinée, et qu/il n'est étude ou solitude qui y puisse quelque chose. N'en riez pas, madame, le cœur est capricieux et les flots sont changeants.
Certes, madame, tout ce qui est sorti de la main du Créateur est également admirable; au point de vue de la création, le ciron imperceptible ne révèle pas moins la puissance de Dieu que le gigantesque éléphant; mais il s'en faut de beaucoup que l'étude des mœurs de toutes les créatures offre pour chacune un intérêt égal. Sous ce rapport, il n'est pas un ordre de la classe des insectes qui l'emporte sur celui des