SCÈNE DEUXIÈME i
MADELEINE
Si...
NOËL
Taisez-vous... Le gueux!
MADELEINE
Mais...
NOËL
Je le déshérite!
HUBERT, même jeu, à part.
Dravo ! J'en étais sur.
Madeleine supplie encore Noël du geste.
NOËL
Je voudrais voir comment Vous pourriez excuser un pareil garnement?
HUBERT, même jeu, à part.
L'affaire est dans sa crise.
NOEL.-
Heu! je vois l'artifice...
MADELEINE, vivement.
Je...
NOËL, l'arrêtant.
Vous allez mentir... — Vous êtes sa complice. Mi3 prenez-vous pour un Géronte tous les deux? Montez à votre chambre...
HUBERT, même jeu.
Ah! mais non!
Madeleine fait un geste de supplication. NOËL, inflexible.
Je le veux!
MADELEINE
Dans sa lettre, il disait...
NOËL
Dans sa lettre, friponne !...
Il vous a donc écrit?
MADELEINE, à part, vivement.
Maladroite !
Haut.
Personne Ne devait le savoir...
Avec une mystérieuse terreur.
Mais il a résolu De se jeter à l'eau, pour vous avoir déplu! Pourvu qu'il ne soit pas déjà...
NOEL, inquiet.
Noyé ! !
MADELEINE
Sans doute.
NOËL, sortant à moitié de l'armoire.
J'étoufl'e !
MADELEINE, suppliant son oncle.
Il est peut-être encor temps !
NOEL, fléchissant.
Il me coûte Beaucoup d'encourager les excès du maraud... Mais la Seine est vraiment si froide...
En disant ces mots, il s'assied sur le siège où Hubert a posé non chapeau; il se lève vivement et questionne du regard et Madeleine et le chapeau.
HUBERT, «'élançant gaiement de l'armoire.
J'ai trop chaud!...
NOEL, stupéfait.
Hubert!
HUBERT, gaiement.
Et j'aime mieux, pour tout mettre en balance, Etre avec bruit tancé, qu'étoufTer en silence!