‹ Les papillotes, comédie en un acte, en versChapitre 9 sur 17 · SCÈNE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

SCÈNE DEUXIÈME

NOËL, brusquement.

iNon pas!

HUBERT, de même.

Tant pis, car ils sont beaux.

INOEL, malgré lui.

Parbleu!

Se reprenant, à part.

Quel embarras !

HUBERT, continuant avec enthousiasme.

Et je voudrais, ces vers que leur auteur renie, Les dire, moi, ce soir, à la cérémonie !

NOËL

Quoi, ce soir?

HUBERT

Ce soir, oui !

NOËL

C'est toi qui veux?...

HUBERT

C'est moi !

NOËL, le prenant dans ses bras.

Cher Hubert! Brave enfant! — Mais non! tu ris...

HUBERT

Pourquoi ?

NOËL

IJe suis vieux, oublié, fini!...

HUBERT

Laissez-moi faire Et vos rivaux auront la preuve du contraire ! NOËL, ne se tenant plus d'orgueil et de joie. Soit, je te prends au mot ! -- Si tu peux, couramment, En une heure, savoir le susdit compliment, J^, te pardonne, Hubert, ta coupable défaite, A. Madeleine et à Hubert.

MADELEINE et HUBERT, ensemble.

Quel bonheur!

NOËL, à Madeleine.

Viens, il faut le laisser à l'écart Étudier à fond, pour la dire avec art, L'œuvre qui doit bientôt vous rendre heureux ensemble. J'ai dit!...

HUBERT

Ah! laissez-moi Madeleine... Il me semble Que je saurai plus vite et mieux qu'en lisant seuL

NOËL, à sa nièce.

Soit, reste...

A Hubert.

Et fais valoir les vers de ton aïeul!

HUBERT, noblement.

J'ai pour nom d'Hauteroche !

NOEL, avec orgueil.

Il suffit!

En sortant.

Dans une heure !

Il disparait en se frottant les mains avec joie.

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