ACTE II, SCÈNE II
VOUS n’éles pas communicatif... depuis quinte jours que vous êtes avec nous, nous ne connaissons ni votre nom ni votre pays. • .
HORACB.
Mon nom, mais U est connu de toute l’armée, je m’appelle Horace. . . ■ ^
' oïDLiA, à part. , ,
C’est étrange ! (Haut.) Mais votre pays ?
, ' HORACE
Mon pays, c’est la France... 'fenez, Criulia, pardonnez* moi, mais des motifs plus puissants que ma volonté me forcent de garder le silence... Un jour, si vous daignez agréer mon amour, si je suis assez heureux pour toucher votre cœur, ch bien ! vous saurez tout.
GIULIA
Vous me le promettez ? ’
" HORACE
C’est presqu’une promesse que vous me faites aussi, Giulia ; songezry, car je saurai vous la rappejer.
GIÜLIA. ^ '
En vérité, colonel, vous devez être redoutable sur le champ de bataille, car vous savez proQter habilement dès fautes de l’ennemi. , . , , - >
HORACÊ. * • ‘
Avec un ennemi comme vous , Giulia , la paix est plus avantageuse que la guerre ; je me rends donc , et je vous jure peur toujours mi et obéissance. (U lui baise la main.)