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liorations du terrain et, ce qui résulte de ceci, c’est que pour nous l’étiologie de ces états morbides est, dans la majorité des cas, d'une extrême complexité et cela même en dehors des associations microbiennes qui peuvent venir encore compliquer la scène morbide. Nous proposons dès lors, pour tâcher de préciser les idées, de donner le nom de dominante étiologique à la cause qui semble jouer le rôle prédominant dans la genèse de l’affection, cette dominante étiologique pouvant varier chez un même sujet suivant les circonstances du moment. »
La dominante étiologique dans les parakératoses psoriasiformes, dans tous les cas que nous avons observés, nous a’ paru complexe, et nous pensons qu’en dehors de la réaction individuelle, il est difficile, le plus souvent, de trouver la cause qui a engendré la maladie. Ed
La nature réelle étant totalement inconnue, nous admettons parfaitement que ces affections soient rangées dans les affections diathésiques, c’est-à-dire au nombre des dermatoses qui semblent résulter des prédispositions individuelles en tant que causes premières, qui sont «l'expression de l'individu ». C’est dire que des facteurs multiples interviennent qui proviennent pour la plupart du malade lui-même et résultent de la viciation de ses tissus, des auto-intoxications qui se produisent grâce à un mauvais fonctionnement de ses divers organes, foie, tube digestif, filtre rénal, diverses glandes et organes de secrétion interne, de certaines intoxications et de certaines infections générales.
Nous rangeons donc les parakératoses psoriasiformes dans les réactions cutanées pouvant se développer sous l’influence de quantité de causes occasionnelles, souvent même sans cause occasionnelle appréciable, sous la seule influence d'un trouble de la santé générale ; et, dans leur évolution, elles semblent se conduire comme l’eczéma, surtout comme le: psoriasis. ARÈNES
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Gomme dans le psoriasis, en effet, nous pensons que parfois il faut incriminer la vie sédentaire, l'abus de l’alimentation carnée. Bien souvent, chez certains sujets, un changement de vie, des écarts de régime, un choc nerveux violent, engendrent ces affections ou les aggravent. |
De mème que dans le psoriasis, nous croyons à l'influence très grande des glandes à sécrélion interne, et en particulier du corps thyroïde. Avec M. Léopold-Lévi, nous avons vu des malades, en état d'hypo ou d’hyperthyroïdie, être très améliorés parle traitement glandulaire, et nous rapporterons, à la fin de ce travail, deux observations vraiment démonstratives. Nous croyons également qu’une syphilis antérieure peut être la cause occasionnelle du développement de ces affections : c’est ainsi que, chez d'anciens syphilitiques, nous avons vu le traitement spécifique agir sur des lésions cutanées qui n'étaient certes pas des lésions syphilitiques.
Enfin, dans un cas malheureusement,unique, nous avons pu soupconner que la tuberculose était en cause. Chez ce malade, qui présentait des lésions typiques de parakératose
psoriasiforme à type de pityriasis rose de Gibert, avec
M. Pautrier nous avons pratiqué une biopsie pour connaître l’histologie de ce type morbide : nous avons trouvé des lésions dermiques pouvant nous faire penser à la tuberculose
{formation tuberculoïde, cellules géantes). L’intra-dermo-
réaction fut nettement positive, et l’évolution clinique de l'affection nous confirma dans notre opinion. Notre malade, après disparition de sa lésion cutanée, présenta des symptômes nets de tuberculose péritonéo-pleurale subaiguë, de péricardite ; l'affection évolua ensuite par des symptômes de tuberculose pulmonaire.
Sur cette seule observation, nous ne voulons nullement faire des parakératoses psoriasiformes des tuberculides; nous devons reconnaître cependant que les faits que les auteurs ont décrits, sous le nom d’eczéma scrofulosorum, peu-
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vent, dans certains cas, prendre l’aspect objectif des parakératoses psoriasiformes.
Mais, le plus souvent, nous le répétons, il est impossible de trouver une étiologie précise, ou plutôt de nombreux facteurs paraissent être en cause. C’est en étudiant minutieusement l’état général du sujet, que l’on arrivera souvent à résoudre le problème.