‹ Les paralogismes du rationalismeChapitre 89 sur 127 · VI. — Origine psychologique du réalisme aristotélicien · texte numérisé non relu

VI. — Origine psychologique du réalisme aristotélicien

Pour découvrir l'origine du réalisme aristotélicien, le mieux est de reprendre la définition que les péripatéticiens donnent de la substance.

Aristote définit la substance individuelle: « Ce qui est un être dans l'acception première du mot, ce qui n'est pas seulement tel être, mais l'être d'une façon absolue, c'est la substance : fj)7X£ x6 no't)r(ùz çv y.xl oC zl o-j y'iX ov «Tr)//)? r, cjcix av £ir,^. » Dire que c'est un être absolu, c'est dire, déclare Damascène, que la substance existe en elle-même et par elle-même, qu'elle n'est pas dans un sujet, qu'elle n'a pas besoin d'un autre être pour exister : « Ojaix la-À T.py.yu.x a"J5-J-aiOToy, u/; dsôuevov i-.io7j zoo; a-Jnxx'jii *... "I^tov rn; oj^ix^^xo //•// ï-j C-Koy.îiuivji e.lvxi'''. » Au contraire, l'accident n'existe pas en soi, mais dans la substance. Saint Thomas s'exprime de même : « Illud proprie

' Essai sur V Entendement humain, III, chap. m, 26.

* Op. cit., III, chap. IV, 4.

» Met., Z I, 1028*, 3o-3i.

♦ Dial. 39; P. G., t. XCIV, coL 6o5.

» Dial. 47; P. G., t. XCIV, col. 622.

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