LOCALISATION
Les manifestations tardives peuvent, ainsi que nous l'avons vu, revêtir plusieurs aspects selon leur extension à un seul, à plusieurs territoires, où à des territoires spéclaux. | À
Il existe des paralysies isolées (ou localisées), des paraiystes multiples, des paralysies végétalives enfin, caractérisées par l'atteinte de la X° paire, qui ne représente en théorie qu'une ‘atteinte ‘parmi d'autres au cours dune paralysie multiple, mais qui, en fait, donne aux p aralysies multiples dont elle est l'ultime localisation un aspect tout àfait particulier ; surtout si elle ‘est assez intense pour se manifester sous forme de paralysie maligne (syndrome malin tardif de GRENET et MÉZARD). x
a) LES PARALYSIES TARDIVES ISOLÉES.
Ce sont les paralysies tardives qui matteignent qu'un
seul groupe musculaire. Le plus souvent, elles sont représentées par des paralysies du voile (8 cas sur 114), des,
Paralysies du muscle. ciliaire (6), des atteintes frustes des
membres inférieurs . (8 cas d’aréflexie) ; plus rarement d'autres terrivoires. LÉ DRE END
À propos de ces paralysies localisées, nous devons signaler le désaccord de la statistique d'ECK et de la môtre :. cet auteur publie comme paralyisies localisées 52 cas de paralysies tardives du voile, 5 cas de paralysie Cïiliaire sur 324 observations ; aucune mention n'est faite des atteintes frustes des membres inférieurs. Comment interpréter de telles différences ? Nous sommes enclin à croire que, si un plus grand nombre relatif de paralysies ciliaires et un. plus grand nombre d’aréflexies des membres inférieurs ont été décelées à la clinique Pasteur, c'est qu'on les à recherchées systématiquement dans les suites des diphtéries.
Ces manifestations frustes, presque latentes, des paralysies tardives, troubles accommodatifs, aréflexie des membres inférieurs, Sont peut-êfre encore plus fréquentes que ne le portent nos tableaux, car parmi les diphtériques ayant présenté une angine commune, beaucoup quittent
le service hospitalier avant la date où ces paralysies pour- |
raïent apparaître.
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= b) LES PARALYSIES MULTIPLES.
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Ce sont celles dont l'extension se fait à plusieurs lerri- AROITES 2: + | Comme: nous l'avons constaté, la première formée est >. ten général la paralysie ciliaire, la paralysie vélo-palatine - . * la suit de près où apparaît en. même temps qu’elle ; un - peu plus tara sextériorise l'atteinte des. membres infé- .rieurs (paresthésies, aréflexie, päralysie plus ou moins - incomplète). Cette triade paralytique, voile, muscle cil°,mem- bres inférieurs est souvent rencontrée (1). Si le processus .* Sétena encore. la quadriplégie se complète par une impo- - tence plus où moins marquée des membres supérieurs, - puis les muscles des gouttières vertébrales -ne peuvent plus soulenir la rigidité du tronc, et ceux de la nuque et * - du cou, paralysés à leur tour, rendent impossible le port De idé la’téte. 2 > 2 + C
À partir de ce. moment l'atteinte du système végéltatif = digestif et caraio-respiratoire est possible, meftant en dan-
- *-.ger da vie di malade. ke ; RE
tt Enfin, greffées sur cet ensemble, plus souvent mais non. . toujours après que le cadre des trois localisations habi- tuelles a été débordé, quelquefois avant, quelquefois après ., Papparition des premiers signes bulbaires, les paralysies des paires crâniennes se produisent (IT, VI, VIT):
AE Sur 65: paralysies multiples nous avons constaté.
Æ Patteinte vélo-palatine. - RAR PR MIT En) DONS > l'atteinte accomnmiodative. =: 30 fois | = See l'atteinte des membres inférieurs. v-2,:4..538 fOiS: M latteinte des membres supérieurs. . . 18 fois “4 Latteinte du tronc et de la nuque. . . 9 fois 4 + l'atteinte des’ nerfs crâniens . : . . 30 fois 1 -__ Yatteinte du pneumogastrique. .:.. : . 27 fois
4 +. 7 (aont 7 formes frustes).
x\<-(1) Cette association. dans l'esprit de cerlains auteurs, correspon(l à peu près au terme de « paralysie extensive », celui de « paralysie généralisée » s'applicant à cellés dont la dissémination déborde ces trois territoires (membres supérieurs. muscles des gouttières vertébrales, anque,-nerfs crâniens). En réalité, rien ne sépare ces deux
sortes de paralysies car d’une part «mème quand la paralysie sem- “ble: la plus généralisés..on perçoit tonjours l'électivité de la toxine sur certaines zones, son indiférence pour d'autres » (ECK), et. les “expressions de paralysies multiples d'une part et de paralysies malignes d'autre part correspondent aux faits eliniques avec plus de pré- ; - cision et de vérité. -— Fe RE ae
4 — 32 — - Il y à eu : QE 13 fois association de deux territoires ; 24 fois association de trois territoires ; - 28 fois association de plus de trois territoires.
De toute façon, une description univoque ne peut être donnée aes paralvsiés multiples car, tantôt certains des
territoires habituellement atteints, ou ne le sont pas, bu
le sont partiellement tantôt au lieu de la progression discontinue (paralysie subaiguës) que nous avons décribe.
on peut assister à la constilution $simultanée die plusieurs
paralysies (paralvsies aiguës). Cependant certains carac-
lères se retrouvent pour chaque localisation, dont le principal test que ces paralvsies sont segmenltaires el non tronculaires, les groupes musculaïres sont pris d’une manière tout-à-fait indépendante de l'intervention. |
ge) SIGNES ASSOCIÉS.
pect typique d'un svndrome malin ou qu'ils soient plus frustes, sont assez fréquemmient associés aux paralvsies
taraives. Nous montrerons que ces signes sont distincts de
ceux qui entraînent la mort à la période du 50 jour (at teinte des fonctions du pnieumogastrique, appelée à tort syndrome malin tardif); ils ne $e prolongent d’ailleurs
qiexceptionnellemient après Le 35° jour (obs. 28) et n’'en-. traînent pas la mort. Le plus tardif syndrome toxique …
mortel observé est du 21e jour (obs. 88), donc avant l’apparition des paralvsies tardives. Fréquiemmrient cependant : Les minimes signes toxiques qui persistent après le 35e jour peuvent subir une exacerbation au momient de lins-
tallation des paralysies végétatives, mais restent, même
alors, au second plan du tableau clinique.
49 DURÉE £€T ÉVOLUTION. : SE à
La durée des paralvsies tardives est variable ; certaines
. constatations très générales peuvent cependant se dégager de nos statistiques :
a) Il lexiste une date à partir de laquelle les paralvsies commencent à régresser ; cefle date est entre le 45e @f le 65€ jour, pour la plupart des cas. 6
b) La régression des paralvsies ist progressive, progres-
sive pour lun groupe musculaire déterminé, progressive pour Pensemble. en cas d'atteinte ‘multiple, lune disparaissant après l’autre. Lx c) L'ordre dans lequel les territoires atteints cessent de l’être paraît être assez fantaisiste, «chacun évoluant pour Son propr? Ccompie» (TINEL), cependant il semble que cette irrégularité provienne de ce que, d’une part les
Les signes d'intoxication générale, qu'ils prennent l'as-
a UT Var
paralysies ont tendance à tséteindre suivant leur ordre d'apparition, et que d'autre part les atteiniies très tardives — surtout celles des nerfs oculo-mpbteur, facial et même : pneumogastrique — sont d'autant moins durables que + leur apparition est plus retardée.
: d) Le dernier signe qui s’efface des paralysies multiples . est l'aréilerie des membres inférieurs. 7
Dans les cas où l’on observe les troubles d'allure bulbaire que nous avons ‘attribués à une paralysie du pneumogastrique — cas sur lesquels nous reviendrons — les risques aissue fatale sont très grands. Aussi le pronostic
des paralysies multiples est-il toujours incertain ou impré-
. visible et nous insistons bien sur Ce point : si au cours des paralysi:s précoces la mort survient du fait de lassociation des signes toxiques malins, et non des troubles paralytiques eux-mêmes, au cours des paralysies tardives au contraire, ce sont-les manifestations paralÿtiques qui, par leur extension aux secteurs vitaux du système merveux,. entraînent la mort. A4
Description analytique
des manifestations diphtériques tardives
Elle comprend l'étude :
- FE. — des principales localisations —
voile du palais, muscles ciliaires, membres inférieurs.
IT. — des autres atteintes cérébrospinales —
rachidiennes, crâniennes.
JIT. — des paralysies végétatives
lalteinte de la X° paire qui nous retiendra particulièrement, et à propos de laquelle il nous fera
nécessaire d'entrer dans le détail physiopatho-
génique des symptômes, autres troubles neuro-végétatifs.
IV. — des manifestations neurologiques diverses de nature diphtériquie.
. manifestations méningées ; manifestations tencéphalitiques, manifestations psychiques,
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