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EXISTE-T-IL DES PARALYSIES DU VAGUE

Aïnsi nous avons vu, que, si des symptômes du mêmie ordre que ceux du syndrome malin étaient constatés au cours de la période tardive de la diphiérie, tls n'entraiment pas la mort, comme dans les premières périodes. du fait ae leur faible intensité. A quille cause donc attribuer ?

La plupart des cliniciens reviennent lactuellemient à l'andienne conception, et pensent qu'il s’agit d’une paralysie du pneumogastrique.

Cette hypothèse doit étre, pour le professeur JANBON, considérée comme représentant la réalité, et nous allons

Me

développer rapidement les arguments cliniques et anatomopathologiques qui permettent une telle conclusion. a) Arguméënis cliniques.

Ils sont de deux sortes : les uns provenant de l’interprétation des symptômes eux-mêmes, les autres firés de leur caractère évolutif qu iles rapproche de celui des .paralysies diphtériques des autres territoires. |

ad) Les symptômes. — Les phénomènes au cours desquels la mort peut survenir, et s'observant à la période tardive de la diphtérie, ne peuvent s'expliquer que par

une perturbation dans linnervation vagale, et en dehors

des signes d'intoxication générale plus ou moins importants. certains en sont pathognomoniques et d’auitres peuvent sy rattacher facilement. - | | Les paralysies de l’æœsophage sont assez fréquentes, quelquefois isolées, elles s'associent souvent avec des troubles

vitaux ; or ce sont bien des fibres du pneumogastrique

qui innervent lœsophage et si leur atteinte dissociée, bien dans les possibilités des paralysies diphtériques, peut s'expliquer .leur atteinte associée : à celle d'autres fibres du même nerf est encore plus compréhensible,

Au contraïre, les paralysies respiratoires du larynx cestà-dire des dilatateurs de la glotte, ne s’observent qu’en même temps que les phénomènes vitaux dont nous nous occupons. let sont à distinguer des paralysies phonatoires.

c'est-à-dire des constricleurs (qui leur sont constamment :

associées à cette période, mais existent aussi isolémient dans la phase des paralysies précoces). Or les dilatateurs de la glotte sont innervés par le laryn gé inférieur branche du pneumogastrique. | Er Ces deux atteintes de l'œsophage et du larynx resptra-

toire sont donc bien pathognomoniques des paralysies du

vague ; les autres manifestations, pulmonaires et cardiaques. si elles ne le sont pas, peuvent cependant être provoquiées par une atteinte du même nerf, et correspondent aux sections expérimentales des physiologistes.

Les troubles respiratoires profonds, qui sont la cause

habituelle de la mort, peuvent s'expliquer par la paralysie.

des muscles de Reissessen ou bronchoplégte ; or: CLAUDE BERNARD puis Pauz BERT ont montré que la section du

pneumogastrique provoquait une hypersecrétion de mucus

et un relâchement de toute la musculature bronchique:.

Quant aux phénomènies cardiaques, leur interpréfation est plus difficile : si les Extra les accélérations du rythme que lon note en général peuvent provenir d’une prépondérance du système sympathique sur le frein pneumogastrique «en dérangement » l’exagération du réflexe oculo-cardiaque notée par divers auteurs, encore qu’elle signe üne perturbation dans l'innervation extrinsèque du

Le

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