‹ Les Paralyses Diphtériques: Étude Critique d'après 114 ObservationsChapitre 38 sur 90 · MEN · texte numérisé non relu

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cœur el non dans son syslème autonome, est à priori assez déroutante ; nous reviendrons d'ailleurs sur sa pathogénie.

Mais mous apercevons dès maintenant une différence physiopathologique fondamentale ‘entre ces paralysies végétatives et les paralysies cérébro-spinalles : en effet, le système céré-brospinal tient sous sa dépendance les fonctions simples de la vie de relation à innervation unique :: tandis que le vague commande à la vie végétative dont les fonclions sont complexes, et l’innervation double et «antxgoniste, De plus, la régulation de ce double: système se fait par des processus autonomes extrêmement sensibles, plus ou moins bien connus et ce système de contrôle, comparable au système effecteur, passède un appareil de réception et de transmission à caractère dualiste. L'ensemble constitue un tout harmionieux extrêmement sensible tt où souvent. avec le phénomène des réactions compensa-

trices. la réponse à une excitation minime. surtout lorsqu’i

y à aéséquilibre par perturbation d'un des systèmes, peut être d'une telle intensité qu'elle masque le facteur occu-

.sionnel primitif.

Les diverses manifestations, que nous venons d'énumérer rapidement, peuvent c'exister ou exister isolément., et ce fait encore souligne l'aspect « diphtérique » de la paralysie du vague : cette paralyfie n'est pas tronculaire, mais dissociée et parcellaire. portant sur certaines fibres, non sur d’autres, d’où perturbation d’une fonction et conserviation d’une autre.

b') L'évolution. — Les symptômes de la paralysie du pneuriogastrique apparaissent en général en même femps

. que d’autres paralysies (obs. 81: paralysie œsophagienne

apparue en même temps que paralysie du facial, puis paralysie de la nuque. puis du moteur oculaire commun, puis encombrement bronchique ; obs. 20 : tachycardie installée au 41° jour avec ume paralysie du facial gauche ;

-obs. 46: au 53° jour, apparition de paralysie de Pæso-

phage. du larynx, du moteur oculaire externe ; pbs. 55 : moteur oculaire externe, œsonhage, larynx sont paralysés en même temps qu'apparaît l'encombrement bronchique), I1 s’agit donc hien d’un même processus qui s'étend.

Certes, sa progression n'a pas le caractère d’un syndrome ascendant de Landry, maïs on doit s'étonner que MÉzarD oppese cet argument à la possibilité de l'existence des paralvsies de la Xe paire, quand on sait que, justement. les atteintes dinhtériques sont disséminées et progressenf par bonds d'un groupe à l’autre.

. Lies mêmes caractères font admettre que, si plusieurs territoires fonctionnels sous la dépendance du pneumogastrique sont intéressés, ils ne le soient pas forcément tous à partir du même moment, et leur souffrance ne com-

pue

mence à s’extérioriser que l'un après l’autre (quoi qu'en un assez court laps de temps).

Enfin, ce n’est pas parce que dans un tiers des cas les paralysies du vague entraînent La mort, qu’il faut leur nier la curabilité. qui est la règle des autres atteintes : en tffelt, au cours de cas non mortels, des symptômes d’une extrême gravité ont été bbservés qui, à chaque instant, étaient capables de provoquer l'issue fatale (obs. 20, 90, 102, etc...). Mais le cap dangereux franchi, les symptômes se sont amienaés et n’ont laissé aucune séquelle cardiaque ou pulmonaire, tout comme les paralysies ciliaires qui disparaissent sans laisser de trace, ou toute autre paralysie. La mort me survient que comme un accident : le fonctionnement du cœur et des poumons ne supporte pas sans conséquence vitale une perturbation au-delà d’une certaine intensité, alors que. les membres inférieurs par exemple - peuvent être paralysés sans autre suite que l’impiossibilité de la marche. Mais les fibres nerveuses ne sont atteintes que passagèrement et la paralysie guérit. En soi, en tant

que paralysie diphtérique la paralysie du vague est cura-

blz. Ainsi on devine quelle est l’anxidté — et l’amertume — du médecin devant un malade atteint de paralysie extensive avec troubles végétatifs à qui il suffirait, dans son esprit, d’un. deux, ou trois jours, pour dépasser le stade critique des accidents vitaux pour être sauvé.

b) Arguments histo-pathologiques. : |

Nous n'avons pu les tirer des observations de la clinique Pasteur, car les circonstances ont empêché de pratiquer les nécropsies des huit malades morts de paralysie du pneumogastriquie.

Dans les publications qui y ont trail, peu de constatations ont été faites en dehors de celles de Une, et do DAMADE el LAVIGNOLLE. qui sont explicites : il y a des léssions du pneumogastrique, mais. ces lésions Sont très inégales, certaines fibres sont intactes. d’autres peu, peu atteintes (myéline non homogène), certaines présentent une myéline granuleuse. d’autres ne possèdent plus die

myéline. En revanche. les lésions classiques du ‘syndrome:

malin : vaso-dilatation polyviscérale, n’ont jamais été retrouvées.

Conclusion : Il n'existe pas de véritable syndrome malin tardif de la diphtérie, au sens propre du terme, malgré la persistance de petits signes d'intoxication jusqu'au 7 septenaire. C’est à une extension des paralysies aux fibres du pneumogastrique qu'il faut attribuer les manifestations D te cardiaques et respiratoires de la « période du D0€ Jour ».

Cette opposition qu Mnous nous sommes kefforcés jusqu'ici de faire ressortir, entre les paralysies d'une part.

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