‹ Les Paralyses Diphtériques: Étude Critique d'après 114 ObservationsChapitre 56 sur 90 · III. Paralysies diphtériques et syndrôme | de Guillain-Barré · texte numérisé non relu

III. Paralysies diphtériques et syndrôme | de Guillain-Barré

La constance de la dissociation albumino-cytologique dans le liquide céphalo-rachidien des paralysies diphtériques tardives multiples les rapproche, sur le plan humoral, des polyradiculonévrites curables avec dissociation albumi- mo-cytologique en particulier du syndrome de GUILLAIN- BARRÉ qui en est le mieux individualisé : taux d’hyper-+ album'inose du même ordre de grandeur, se constituant à peu près en même temps que les phénomènes neurologiques «et poursuivant son ascension souvent après le début de leur régression (VAN BoGAERT, BREMOND, GOWAERTS), précipitation tout-à-fait identique du Benjoin colloïidal dans les tubes médians.

Or sur le plan clinique, malgré une allure générale analogue : atteintes sensitivo-motrices symétriques des mem- | bres prédominant sur les inférieurs, participation fréquente as paires crâniennes, rareté des perturbations. dans les réactions électriques des nerfs et des muscles, rareté des troubles sphinctériens et myotrophiques.

Et une évolution voisine : «extension par dissémination

irrégulière d’un territoire à l’autre et non par contiguité comme le syndrome ascendant de Landry ; curabilité sans séquelles sauf dans les cas mortels par atteinte des nerfs bulbaires. FRE . De nombreux éléments différentiels les séparent : les paralysies ciliairés et vélo-palatines qui sont fréquentes dans les paralysies diphtériques l'atteinte ciliaire en étant même presque pathognomonique, ne se retrouvent pas dans le syndrome de GUILLAIN-BARRÉ, quoique la détermination. vélique ainsi que la paralysie de lacconimodation aïent été signialés (formes pseudo-diphtériques de Massion-VErRMory dont l’isolemient ne repose que sur l’absence de bacille de Læffler dans l'exsudat pharyngé, qu: sont düscutables).

Les diplégies faciales sont au contraire parmi les paralysies des nerfs crâniens les plus fréqueniles dans le syndrome de GuirLAIN-BARRÉ, maïs nombre de paralysies multiples diphtériques s’accompagnent d’une telle localisation (9 sur 114 dans notre statistique) encore qu’elle soit plus souvent unilatérale èt passagère. É

Enfin et surtout, les troubles sensitifs qui sont de peu d'intensité dans les paralysies diphtériques ont au contraire ‘une importance caractéristique dans le syndrome de GuizLaiN-BarRÉ où s'observent des algies du type radiculaire.

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