‹ Les Paralyses Diphtériques: Étude Critique d'après 114 ObservationsChapitre 57 sur 90 · CRÉES · texte numérisé non relu

CRÉES

Pourtant, dans certains cas tel celui rapporté par le professeur JANBON à la Société des Sciences médicales de Montpellier en 1942, le diagnostic peut rester incertain, soil que l’on se trouve en présence d’un syndrome de GUILLAIN- BARRÉ typique, mais avec bacille de Lœffler dans les gites pharyngés, soit que l'on observe des manifestations se rapprochant des polynévrites diphtériques sans que Lion puisse déceler l'existence des germes qui en sont l’auteur spécifique. (ROGER)

Le professeur JANBoN et ses élèves ont en effet démiontré l'existence de formes cliniques intermédiaires donk l'observation princeps à été publiée en 1943 ; depuis lors de nouveaux faits sont venus sajouter à cette premièra constatation, nous les avons signalés dans l'étude clinique des algies.

De plus, un nouvel aspect commun aux deux types envisagés ‘est cœlui des troubles végétatifs périphériques qui sont de plus en plus signalés dans les polyradiculonévrites “curables (GUILLAIN, TIFFENEAU ; DEBRÉ, JULIERS MARIE et MEssiMY ; LEENHARDT tt BOUCOMONT, JANET ; Mme OpiIER- Dozruss el LEscA) et que nous retrouvons avec plus bu moins d'intensité chez les mêmes diphtériques à manifestations algiques, soit du type acrodynique (obs. 114, obs. 46) soit du type vasomoteurs et trophiques étendus (obs. 114, 46, obs. 1 du travail de LEENHARDT, BoucOMDNT et SARRAN).

Aïnsi il semble que le type anatomo-clinique polyradiculonévrite curable avec dissociation albumino-cytologique soit un mode d'expression âssez fréquent datteintes du système nerveux, avec suivant l’étiologie, des modalités clin'ques légèrement différentes, mais la possibilité de formes intermédiaires. Des entités mosologiques plus ou moins b'en définies entrent dans ce cadfre, les paralysiesi tardives diphtériques, le syndrome de GuiLLAIN-BARRÉ sont parmi les plus nettes ; la difficulté de diagnostic provient de ce que ce dernier n’a pas de critère spécifique parfait comme la polynévrite diphtérique où, à un .moment donmé, les Bacilles de Lœæffler peuvent être retrouvés soit dans le pharvnx, soit dans le cavum, soit même dams le méat moyen (L. FABrE). ] convient donc en présence de tout syndrome polyradiculaire curable avec dissociation albumino-Cytologique de rechercher avec minutie l'existence d’une diphtérie éventuelle.

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