‹ Les Paralyses Diphtériques: Étude Critique d'après 114 ObservationsChapitre 60 sur 90 · NUE · texte numérisé non relu

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théries dans les années qui suivent, mais aussi le danger qu'elle teprésentent en donnant une fausse sécurité au malade et à sa famille d’abord, au médecin ensuite parfois. C’est ainsi que. mise à part l'observation déjà citée, dans les 13 cas de vaccination par trois injections d’'anatoxine, l'application du sérum! a été particulièrement tardive, soit que la famille m'ait averti que tardivement le médecin, soit que celui-ci ait hésité plus longtemps sur la mature de l’angine constatée chez un soi- disant vacciné :

— quatre malades. n’ont pas été soumis à la séros thérapie, un ne lui à été soumis que le 10e jour, trois le %e et le 8, 2 les 5e et 6°. un le 4e et 2 les 3 jour. Ces retaras ou ces absences de traitement expliquent la naissance des manifestations paralytiques, après des accidents locaux qui au demeurant avaient été presque tous bénins ou communs (efficacité relative des vaccinations sans rap“ pel).

c) Nous avons lessayé de déterminer la fréquence des paralysies diphtériques chez les femmies let les hommes au dessus de 21 ans, nous demandant si linfluence de la vaccination obligatoire à l’armée (dont pratiquement presque tous les hommes ont fait partie en 1939-1940) n'avait pas modifié le taux en principe équivalent des paralysies chez les uns et chez les autres. En réalité il y a! autant d’hommies que de femmies qui ont présenté des paralvsies, mais trop de facteurs interviennent pour corriger dans un sens ou dans l’autre ce rapport pour que nous len tenions compte (prisonniers allemands qui n’ont pas été vaccinés. contamination plus facile des hommes qui vivent plus souvent en collectivité que les femmies. letC....). à

d) La vaccination peut avoir une autre influence

On sait, depuis les travaux du professeur JANBON sur la phase «mégative » tendant à démontrer que linjection d'anatoxine préventive en cours d’épidémie, ou pendant l’évolution d’une angine d’allure banale et l'injection curative au cours d’angine diphtérique bénigne chez un vacsiné, risquient de provoquer, par un phénomène d'annulation de l'immuuité antérieure, une réactivation locale chez les uns d’un foyer diphtérique saprophyte latent, chez les autres d'une angine maintenue bénigne par les défenses préexistantes de l'organisme. du EE

À la faveur de la chute des antitoxines du sañhg circulant, les jours qui suivent l'injection d’anatoxine, des éléments toxiniques pourraient atteindre le système nerveux let cest ainsi que les malades des obs. 58 et 95 ont présenté des paralysies après exacerbations de phénomènes locaux primitivement bénins.

En résumé : il semble que la vaccination par lanatoxine de Ramon normalement appliquée doive protéger dans la

plupart des cas des manifestations paralytiques de la % diphtérie.

30) LES CARENCES.

La morbidité diphtérique et le nombre relatif des paralysies se sont accrus depuis 1941. On a remarqué que la période où le plus de paralysies ont été wbservées corres- - ponduait à Pannée 1942-1945. c’est-à-d're celle où-les restrictions ont été les plus dures. On a cherché à v voir une cause favorisante pour les infevfions et pour la partie qui’ mous occupe un facteur accroissant la fragilité du sys fème nerveux à Flégaru de la loxine &inhtériq 1e. IL esl “patent qu’en 1943, épidémie de diphtérie a revêtu un aspect particulièrement neurotrope (25,5 % de paralysies). Le Professeur JANBoN et le-Docteur CHAPrAL y voient Que une part au moins des influences carentielles nas et pis particulièrement le manque de vitamine B 1.

III. — ROLE DE LA LOCALISATION ET DE LA GRANITÉS DE "LA" DIPHTERIE: INITIADE :,

La gravité et la localisation de la diphtérie initiale ont: elles un rapport avec RAppArONS des paralysies ?

to) LOCALISATION DE LA FAUSSE MEMBRANE. —

IL est admis généralement que les déterminations laryn-

gées et nasales de la fausse membrane sont peu toxigènes,

. ‘donc peu aptes à provoquer des ‘paralysies. Cette notion * est (confirmée par les constatations suivantes

— Sur 54 laryngites isolées (ou prédomniantes dans De localisations multiples de la fausse membrane)

2 seulement ont provoqué des paralysies (obs. 951 et 60 ; 4 %) ; x |

-— Sur 96 coryzas diphtériques isolés (ou prédominants) 3 seulement ont été suivies de paralysies (obis. 44, 61 et 76: 3 %).

Dans tous les cas, les paralysies observées n'ont jamais été des paralysies malignes. -

— Sur 394 localisations langinkeuses isolées. 61 ont provoqué. des paralysies : 15 0.

— Sur 63 angines où la fausse- membrane sélendait à d'autres territoires (nez, larynx), 14 ont provoqué des paralysies : 22 0.

"x Les localisations extraphar yngées donnent pet de parnlysies, malgré tout lorsqu'elles s'associent @x angines, la résorplion toxique est plus grande et les paralysies plus fréquentes.

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