‹ Les Paralyses Diphtériques: Étude Critique d'après 114 ObservationsChapitre 8 sur 90 · L. 2n0diHduu · texte numérisé non relu

L. 2n0diHduu

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lysie précoce avant la constitution de la paralysie tardive. et surtout s'applique mal aux cas où après une paralysie précoce, s'installent successivement (donc en plusieurs temps) plusieurs paralysies tardives ; finalement, il m'est vraiment approprié qu'aux staphyloplégies appärües dans les vingt jours après l’angine, qui régressent puis se recons- {tuent après le 20m jour.

-2°) Topographie : Les paralysies diphtériques peuvent rester localisées ou intéresser plusieurs groupes musculaires. Dans ce dernier cas, les manifestations paralytiques se constituent dans un ordre assez fixe et atteignent

avec élection certains territoires ‘:

C'est ainsi que sont le plus souvent touchées, dans ces paralysies multiples : la motricité du voile du palais, celle du cristallin, celle des membres inférieurs.

L'extension peut se faire ensuite aux membres supérieurs, au tronc èt à la nuque, à la musculature extrinsède l'œil (IT et VI), plus rarement à la face.

Enfin, peuvent être perturbées de manière plus ou moins importante. les fonctions dépendant de linnervation du

- tube digestif (paralysie de l’œsophage. de l'estomac) du

cœur et de l'arbre respiratoire.

Seront donc appelées : À — panalysies isolées, celles qui n'atteignent qu'un des groupes sus-nommés (paralysie vélo-palatine par exemple), — paralysie multiples, celles qui intéressent plusieurs groupes.

1 y aurait lieu d'abandonner la terminologie classique

de paralysie extensive et de paralysie généralisée, que lon

. employait pour désigner ces dernières, car limprécision

du premier dans l'espace et dans le temps, la trop grande précision du second, (qui le rend inexact puisque même « généralisée » l'atteinte diphtérique est disséminée, frappant certains territoires, n'en frappant pas d'autres) fon que lon ne sait jamais très bien à quels cas ils sappliquent. ;

30) Evolution: En cas de paralysies multiples, deux éventualités peuvent se présenter dans le mode d'apparition des différentes atteintes ; ; |

Toutes les -paralysies se constituent simultanément, bu presque simultanément : paralysie à évolution aiguë.

Les territoires paralysés se prennient les uns japrès les autres : paralysie à évolution subaiguëè. Ce dernier mode est le plus fréquemment rencontré.

Pour un territoire déterminé, comme nous le verrons, l'atteinte fonctionnelle. se. fait toujours plus ou moins rapidement :; ka ER CRE

| | : | { à al Us. 2 +

| TP — 1 — 4) Gravité : Fe Nous me pouvons, comme l’a fait Eck, prendre comme critère de gravité d'une paralysie l'importance des signes généraux d'intoxication qui l’accompagnent. IL vaut mieux

considérer en elle-même la tendance des paralysies à

perturber les fonctions essentielles de l’organisme.

Comme mous l’'indiquerons au chapitre pronostique, ia mort dans la diphtérie, en debbrs de celle causée par les acciaents locaux mécaniques, peut se produire dans deux -périodies : à la phase précoce (dernier décès de notre statistique le 21° jour) ow dans les derniers jours de la phase tardive (décès dit du 50 jour), les premiers sont à reprocher à lintoxication généralisée de l'organisme (syndromes malins précoce et secondaire) qui peuvent être isolés -aussi bien qu'associés à des manifestation paralytiques ; les laultres, ainsi que nous le démontrons à propos des paralysies du pneumogastrique, sont, «Cux, réellement dus aux paralysies par leur extension aux secteurs vilaux. k

Nous distinguons donc :

— les paralysies bénignes qui, en elles-mêmes, ne risquent pas d'entrainer la mort ; »

— les paralysies graves dont l’évolution propre peut mettre en danger la vie du malade ; |

— les paralysies malignes, celles où l'atteinte des foncy QUES,

tions bulbaires est prédominante ; et qui sont le plus sou- :

vent mortelles (ce terme doit, dans l'esprit du professeur JANBON, remplacer celui: de : «syndrome malin tardif », mis (en avant par GRENET et MEZARD, par analogie

avec les syndromes précoces lt secondaires, analogie qui

ne correspond pas à la réalité clinique).

En définitive. les principaux facteurs de l'aspect cli-

nique des paralysies diphiériques sont d'abord leur mo-

ment d'apparition, ensuite leur topographie, de la topographie même dépendant leur gravité, et enfin accessoi-

rement. leur évolution.

Il). Exposé des tableaux synthétiques

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