‹ Les Paralyses Diphtériques: Étude Critique d'après 114 ObservationsChapitre 83 sur 90 · ET VAE · texte numérisé non relu

ET VAE

Des paralysies Hardives ‘ vont” évoluer Past es: digitales (34e jour) faibiesso des membres supérieurs (39e) vertiges et vomissements apparais-

sent lé 5ge. R.O.C. un peu exagéré (80 - Go) ; réflexes diminués.

Traitement : augmentation de la strychnine: 60 mgr, reprise de la

désoxycorticostérone. ;

Le 4re jour, disparition des rotuliens, disparition des signes cardiaques. Après le 43e, diminution de force dans les muscles du cou. Un bruit

de galop est audible et le restera jusqu'au 52e jour. Extrasystoles, Pas

d'encombrement respiratoire, mais déglutition difficile pour les solides ;

signes objectifs de paralysie : de l'œsophagé le 5re jour, et surtout

paralysie respiratoire du larypx, vérifiée à l'endoscopie.

Le 54e jour, sensation de bien-être. L’ apparition d'un signée de Chvostek fait diminuer la dose de Strychnine ; le lendemain, récupération vélique et laryngée phonatoire.

* Dans les ‘semaines qui suivent, lente améliortion eb reprise timide de la. marche : les doses de strychnine sont abaïssées jusqu'à 6 mgr. per os. Mais le 77e jour, diminution de force des membres supérieurs avec disparition des réflexes ostéo-tendineux. La diplégie se, complète le lendemain; : prédomine sur les muscles de la racine du membre.

Traitement électrique institué le 25 nov. (79e jour).

Vers le goe jour, sensation de courant électrique # persistance de la . quadriplégie : Lasègue droit. Ponction Igmbaire : albumine 0,90 :. cytologie 2 éléments.

Au 100e jour, ascension thermique avec dissociation du als typhoïde intercurvente d'allure commune, qui évolue jusque vers le 120e jour. La

- strychnothérapie est relevée à 20 mgr.; on y adjoint des injections de

vitamine B.r1: pendant la période fébrile, on assiste à la récupération motrice (rroe jour environ). Persistance d'algies Sciatiques avec Lassègue

bilatéral.

Le r28e jour, le liquide céphalorachidien ne contient plus que og. A5 d'albumine par litre. Réapparition des réflexes autour du 135e jour.-

Résumé : Angine maligne traitée au 5° jour par 70. 000 u. de sérum et de fortes doses de strychnine. Paralysie vélo-nalatine précoce le 9 jour. Syndrome malin du 10° au 23e jour. Paralvsie vélo-nalatine tardive et paralvsie ciliaire. le 29% jour. Atteinte dela nuque le 43e: le 48e paralvsie de lœsônhage et du larvnx phonatnire et resni-

natoïre : extraksvsfbles. salon. Anrès récunération narfielle des siones paralvtiquies. extension lux membres

gunérieurs. (77e jour). Tvnhnide intercürrentie, au cours de laquelle la motricité est récupérée.

OBSERVATION 67. — C.…. ANNE-MARIE. Cette enfant de 5° ans, non vaccinée, a présenté le rx septembre 1943 rune angine blanche avec adénopathie qui a été traitée par 5000 U. de sérum antidiphtérique Je 3eljour, 10.000 le 5e, mais qui s'est aggravée et, au Ge jour, nrésentait les caractères d’une angine maligne (fétidité, périadénite). 20.000 U. de sé

rum furent injectées ce jogrlà et autant le lendemain. Les phénomènes |

- Jocaux infectieux s'amendent, mais une paralysie vélo-palatine précoca apparait le &e jour, qui rétrocède vers le 16e. Paralysie de l'accommodation le 35e, avec reprise de la paralysie vélo-paqatine, et paralysie des RLO.E., parésie des membres inférieurs. Le Age jour, apparition de troubles de la déglutition pour les solides (atteinte œsophagienne).

A son éntrée à la Clinique Pasteur, le 5re jour, l'état général est mau-

vais ; température 3805 ; pouls à 140. Cœur rapide sans bruit de galop. T-A 10-6. Pas de signes d'encombrement respiratoire.

Les territoires atteints par le: processus paralytique sont : les membres

inférieurs (motricité très diminuée ,réflexes ostéo-tendineux abolis), le: muscle cilisire, le moteur oculaire externe. L'examen oto-rhino-laryngologique vérifie la paralysie du voile, du pharynx, de la bouche de l'æso- |

phage, parésie phonatoire du larynx.

Traitement mis en œuvre: Strychnine 15 mgr. désoxycorticostérone : acide ascorbique. À £ è . Le lendemain (52e jour) l'état général a un peu empiré, une certaine géne respiratoire est remarquée. L’endoscopie met en évidence la paralysie complète phonatoire et respiratoire du larynx. L'hémogramme

. montre 417.600 globules blancs dont 89 pour cent polynucléaires.

Le 53e jour, meilleur état, pouls à 110. Récupération partielle des paralysies du voile et des adducteurs du larynx (ORL). .

Dans les jours suivants, la disparition des paralysies s’accentue ;. l'hémogramme ne montre plus que 12.000 leucocytes dont 56 0/0: polynucléaires le 54e jour. Les troubles oculfrires s'amendent le Goe jour et Les rotuliens commencent à être mis en évidence le 636. Une exploration rachidienne pratiquée le 9 novembre (Goe jour) montre o g. 80 d’albumine et 7 lymphocytes. ; Éé

Résumé : Angine secondairement maligne par insuf-

fisance de la sérothérapie d'attaque. Paralysie mixte avec

paralysie vélo-palatine précoce le 8° jour, tardive le 35°. paralysie de laccomodation et du M. O. E. le 34° jour,

paralysie des membres inférieurs le 35e. Paralysie de lœsophage le 49%; paralysie phonatoire de la glotte le 50, respiratoire le 52 (durée 24 heures). Traitement

strychniné de 15 mgr. associé à la désoxycorticostérone et à la vitamine C., commencé le 50° jour. Régression -

rapide des paralysies après le 53 jour.

OBSERVATIONS 68. — P... CLAUDE, ägé de 28 mois (1), non vacciné ,présente Je 26 septembre 1943 une angine à fausses membranes d'allure commune. Le traitement est\appliqué dès le lendemain (35.060 u. de sérum) et les phénomènes locaux rétrocèdent rapidement.

(4) Observation présentée à la Société des Sciences médicales Montpellier le 2 Juin 1944, ë : de

mr, ÉEr418 —

Le 106 Jour, paralysie vélo-palatine qui s'atténuera progressivement. Aucun - incident ne survient Jusqu'au 20e jour.

À cotte date se produit de l'engouement et deux lipothymies ; pouls

‘instable avec tachycardie à 140.

Le 300 jour, l'endoscopie vérifie üne paralysie du pharynx et l’anesthésie de la bouche de l'œsophage, en même lemps, poussée themmique à 59° - 3905 qui rétrocèdera les jours suivants Polynucléose à 15.000 G.B. dont 66 %o de polynucléaires. Les urines contiennent 0,45 d'albumine

par litre, quelques cylindres.

Traitement : 10 mgr. de strychnine par jour, 4 mgr. de désoxycorti-

costérone el 100 mgr. d'acide ascorbique. i

Siluation stationnaire Jusqu'au 34e jour, le pouls évoluant entre 120 et 140, mais ce jour là ,les troubles de la déglutition s’aggravent ; des

râles fins apparaissent aux deux bases ptosig léger droit.

L'enfant esl admis à la Clinique Pasteur le 31 octobre (36e jour). Température à 3704, cœur rapide (140) mais régulier ; pas d'encombre. ment pulmonaire. Paralysie pharyngée totale, mais motricité du larynx et

* de l’œsophage normale (dr Fabre). Piosis discret à droite ; impossibilité

d'explorer l'accommodation. Aréflexie tendineuse au membre inférieur droit ; réflexes très diminués à gauche. Hémogramme : 16.000 leucocytes

dont 75 0% polynucléaires. Urines normales.

; Le traitement déjà commence est poursuivi. La dose de Strychnine est élevée à 12 mgr.

Le 3 novembre (39e jour) au début de la nuit, l'enfant présente une brusqué crise de dyspnée intense, l'auscultation révèle l'existence de rällka humides fins, occupant la moitié inférieure des deux poumons. Le traite-

ment (1/8 de mg. d'ouäbaïne intraveineuse, coramine, ‘Belladone) fait tout rentrer dans l'ordre en une demi-heure ; la Strychnothérapie est in-

tensifiée (16 mgr. par 24 heures). ù

Le lendemain ,bon état général le matin, pouls à 156, température 380. L'examen endoscopique met en évidence une paralysie de la bouche de l'œsophage ; larynx normal. L'hémogramme accuse l'accroissement de la polynucléose (24.600 G.B dont 78 0 polynucléaires). À 12 h. 30, nouvelle crise d'œdème aigu, mais moins intense que la veille, rapidement jugulée, par de petits “moyens : révulsion thoracique, belladone, camphre, coramine. À 21 h. et à 4 h.4o du matin, nouvelles petites crises de dÿspnée qui cèdent à la même thérapeutique.

Le 5 novembre à 7 heures (4re jour) poussée brutale et très importante d'œdème aigu pulmonaire; partiellement influencée par l'Ouabaïne intra veineuse (1/8 de mg.) et la Coramine ; mais à 8 h., rejet de liquide spumeux par les narines ;et exitus. :

Résumé : Angine commune chez un enfant de deux

ans, traitée au 2 jour par 35.000 u. de sérum, suivie de

- paralysie mixte, la paralysie vélo-palatine ten deux temps

ayant apparu le 10° puis le 29 jour. Ebauche de syndrome malin du 30° au 34° jour, traitée par la Strychnine (10 mgr. par jour) et désoxycorticostérone (4 mgr. par jour). Paralysies tardives multiples : aréflexie achiléenne à

droite (34°) parésie du M.O.E. (34), Héuché de l’æsophage (38) sans paralysie respiratoire. Là-dessus se grefent des crises d’œdème aigu d’abord cédant la thérapeutique classique, puis irréductibles. Exïbus le 41° jour.

OBSERVATION 81. — S... RUDOLF. Prisonnier de guerre allemand âgé de 23 ans, qui a déjà eu en 1942 une diphtérie avec croup paralysie des quatre membres et « atteinte, cardiaque », est hospitalisé au 30 jour de son angine (25 septembre). Angine grave pseudo-phlegmonneuse gauche, fausses Ds sur toute la gorge fétidité de l'haleine ; adé- ; nopaihie su-sangulo-maxillaire ; gau(Çhe amec : périadénlite. Température 3906 ; pouls r10. Le cœur st irrégulier (rythme bigéminé) et on entend un soufle diastolique à la pointe et à La base. T-A — 15-5. Urines normales. Azotémie 0,28 par litre. Hémogramme : 11.600 louocgies, dont 73 0 polynucléaires. y ; Lee)

Traitement : 42.000 u. dé sérum. Antergan (injection de sérum antididiphtérique deux ans avant) 0,60 par jour pendant 5 jours.

Le lendemain, chute thermique à ‘3708, mais extension de. la fausse membrane à la luette et à l'amygdale droite.

Traitement : 42.000 U.A de sérum. Strychpothérapie : 16 mgr. en

8 injections, désoxycortuostérone.

Les jours suivants, la gorge se Sr l'adénopathie disparait lente- .

ment. La polynucléose est à 10.800 leucocytes dont 77 0o de polynucléaires ; mais des traces, d'albumine font leur apparition dans les urines, dans lesquelles on trouve en outre des celfules épithéliales et des leucocytes. Les phénomènes cardiaques ne sont pas modifiés, et l'amélioration du

malade permet de pratiquer un électrocardiogramme qui décèle d'impor-.

tantes anomalies : extrasystolie ventriculaire droite donnant des lambeaux de tracé du type bigéminé ; les complexes ventriculaires sont atypiques. :

Traitement : la dose de Strychnine esk progressivement montée à 32

puis 4 mgr. TRES Le ÿe jour, apparition de paralysie vélo-palatine ; l'exploration rachi-

dienne montre un liquide clair légèrement hypertendu (r0 cm. d'eau) qui

contient og.20 d'albumine, 7g.50 de chlorures, moins d'un leucocyte

par mm. \

2 0 Du 108 au 13e Jour, intense réaction sérique : érythème prurigineux généralisé ; arthralgies temporo-maxillaires, fièvre à 380.

. Traitement: hyposulfite de soude ; diminution des doses strychniqueg à 20 mgr. par jour. Après la disparition des accidents sériques, le . malade est en excellent état; la parakysie vélique s'est considérablemeng atténuée ; ; température au degsous de 370 réflexes vifs, on abaïssera encore la dose de Strychnine à 15 puis 10 mgr. par jour. Les signes Les signes Nqe sont immuables. : Cependant, persigtance d’alhumine dans les urines (0,25 puis 1 gr.) On cesse les injections de désoxycorticostérone.

A partir du 26e Jour, commence à évoluer un syndrome secon=

daire. qui durera quatre jours: essoufflement, bruit de galop: T.A.: 12-6 ; albuminurie de 1 g. 80 par litre, mais pee à - 7.000 léucocytoi dont 74 pour cent polynucléaires.

Se ;

Traitement : Ouabaine intraveineuse : un. quart do mgr. par jou pendant quatre jours.

Le 30e jour, tout est rentré dans l'ordre et le malade commence à se lever. La Strychnothérapie est arrètée. La ponction lombaire ne décèle | aucune anomalie du L. GC. R. L'amélioraton persiste jusqu'au 36e jour, date à laquelle le malade se plaint de faiblesse des membres inférieurs, de sensations anormales des extrémités, de douleurs articulaires, en

- particulier de la nuque à la flexion. Température à 37° 8. Cœur assourdi,

souffle diastolique imaudible T. A.: 13-6. L'albumine a disparu. Lo nombre des polynucléaires a une légère tendance à remonter (9.200 leucocytes dont 67 pour cent polynucléaires). Il semble s'agir d'une poussée rhumatismale.

Traitement : Ouabaïne intraveineuse un Fa de mgr. Salicylate. 12 gr. per os, 2 gr. intraveineux ; Strychnine 16 mgr. par jour.

Du 36e au 4oe jour, le traitement se poursuit et les signes cardiaques n'empirent pas; en revanche, les rotuliens puis les achilléens dispa, raissent, puis eux des. membres supérieurs, une zone d’hypoesthésie apparait aux avant-bras. Diminution de force dans les membres. Les douleurs articulaires disparaissent. Les injections de Strychnine sont portées à 20 puis 30 mgr.

Le 4oe jour, strabisme intense de l'œil gauche, lecture de près impossible, reflux des liquides par le nez reprise de la paralysie vélopalatine ; paralysie de l'accommodhtion et de Vle paire gauche) exploration rachidienne le {re jour albumine : 0.25.

Le 3 nonembre (42e jour), aggravation importante : Gros foie douloureux débordant de trois travers de doigt, sans œdèmes, périphés riques ; même schéma cardiaque et neurologique. Urines mormales, mais polynueléose de 17.500 leucocytes dont 85 0/0 neutro. Continuation du traitement en Aubin les injections d'Ouabaïne (2 fois un quart de imgr. par jour). EN

Ge 35e ïiour. des frottements péticardiques sont perçus à l'auscultation et par l'électrocardiogramme on décèle un bloc de branche droite du faisceau de Hiss , avec d'importantes atypies ventriculaires ; pérsistance d’extrasystolie. Par ailleurs, toux à la dégjutition des solides (paralysie de la bouche de l’œsophage probable).

Le traitement salicylé per os et intraveineux est poursuivi, ainsi qud l'ouabaïne intraveineuse. Les doses de Strychnine atteignent {0 mgr. par jour. É É

Au 48e jour, les signes anféricurs persistent : inégalité pupillaire (myosis droit) impossibilité absolue de déglutir les solides, tête ballante. Strychnothérapie : 5o mgr. Sérum salé et glycosé: 1 litre par jour.

Le 5oe jour, “légère amélioration générale, mais ‘de nouveaux signes ont apparu: strabisme convergent ; quelques râles d'encombrement de : base. TA: 12- /,5. Augmentation de la température à 380.

Le 5re jour, aggravation ; très mauvais état général, agitation, fièvre ascendante. L'examen endoscopique vérifie la paralysie du IX bilatérale

avec agueusie droite: l'atteinte du larynx, paralysie phonatoire bilatéral, + à

respiratoire à gauche, anesthésie bilatérale. Le galop cardiaque est

toujours audible, associé à un souffle d'insuffisance aorlique et à des .

froltements péricardiques. Les deux poumons sont remplis de râles d'encombrement bronchique.

Dans la nuit du 5re au 52e jour, dyspnée de plus ;en plus intense, asphyxie progressive et exitus à 8 h. du matin.

Résumé : Angie diphtérique submaligne à forme

pseudophlegmonneuse traitée au 3° jour par 42.000 u. de

sérum, suivi de La même dose le 4, chez un malade ayant déjà présenté une polynévrite diphtérique et porteur d'une insuffisance aortiquie rhumihatismale ; paralysie précoce

du voile au 7e jour, amélioration des signes le 10°, ébau-

che (ie signes secondaires le 26e. Paralysie tardive extensive : vélo- palatine en deux temps ; accomodation, quadriplégie atteinte du VI, du IX, du . XI. Bronchoplégie terminale au 52° jour, poussée rhumatismale probable-

ment associée. (Traitement salicylé en tous cas appliqué).

A signaler un L. C. R: normal au 41e jour.

OBSERVATION go. — B. MARIE 47 ans, non vaccinée contre la chphtérie, sans antécédents notables, présente le 24 décembre 1944 una angine diphtérique dont la nature n’est établie que tardivement (19e jour) et traitée alors par 55.000 U. A. de sérum et Vinstitution de Strychnothérapie à 12 mgr, par jour. Quand le malade entre à la Clinique Pasteur, le ge jour de la maladie, les phénomènes locaux sont encore importants, el il existe quelques légers signes toxiques généraux, syn

drome hémorragique (points d'injections ecchymotiques) abaissement da la tension artérielle (11-9 contre 16-10 auparavant), présence de traces …

d’albumine ; hémogramme et azotémie normaux.

La Strychnine est portée 2250 mer. par jour. ?

Le 11e jour réaction urticarienne locale.

Le 20e jour paralysie droîte du voile et difficulté à la déglutition des aliments solides. -

Le 23e jour, état lipothymique R. O. C. plus (64 48) T. A.: 10-6 pouls à 60. Administration de désoxycorticostérone pendant 6 jours (10 mgr. par jour) La paralysie du voile disparaît peu à peu et ne subsiste plus le 34e jour. En revanche, la paralysie du pharynx et de la bouche do l'œsophage s'accentuent le 3e aur, vérifides par l’examentendoscopique. Ces troubles persistent en s’'atténuant légèrement. Quelques extrasystoles sont constatées à la période qui va du 10 au 14 février (50e au 5h%e jour). Le Be jour, le L. C. R. est clair, cvtologie de 1,8, albumine de 0,80 par litre, chlorures 7,10. glucose de 0,45. Benjoin colloïdal : oo210 22222 31000.

La malade quitte le service le 56e jour: Les seuls éléments d’allure tardive sont: dysphagie œsophagienne, instabilité cardiaque. Par la suite, la malade revient en consultation et signale une syncope avec perte * conscience le 6oe jour au moment où elle se soulevait du plan du lit; à parti du 63e jour des fourmillements dans les mains avec des ue de marche sur du coton, et une paralysie de l’accommodation,

+ 2 vtt

L'examen vérifie l'atteinte ciliaire, la présence d'extrasystoles ; TA. : 13-8. ROG normal. Les achilléens sont diminués ; l'étude de la sensi-

bilité en montre l'abolition généralisée à toute la surface cutanée, aux muqueuses du nez et de la cornée.

Le 8oe jour, faiblesse des membres inférieurs, et constatation d'aréflexie- rotulienne et achilléenne, pendant plusieurs jours la malade ne pourra marcher ni se tenir debout.

Le 1oge jour seulement la malade est en état de venir par ses propres moyens à la (Clinique Pasteur. Disparition complète de la paraplégie, réflexes normaux. Les troubles de l'accommodation ont disparu vers le 1o0e jour. Seuls persistent les troubles de la sendhilité. Subjectivement : fourmillements dans les mains et les pieds, sensation de marcher flur du coïon ; Objectivement: persistance de l’anesthésie généralisée à tous les téguments ; conservation des sensibilités thermique e!l° tactile ; la sensibilité profonde du’ tendon d'Achille et des tibias est abolie.

La malade n'a pas été revue, mais nous avons appris que tous les troubles avaient rétrocédé par la suite.

Resumé >: ‘Angine diphfétrique Xraitée tardivement. Paralysie du voile et de l’œsophage précoces (20e jour). Tartivemrent, paralysie de lœsophage (39 jour), quelques troubles cardiaques (extrasysboles, syncope) et alteiniie

très tardive des membres inférieurs (63 au 80°), para:

lysie de l’accomodation (63°). Association de troubles pith'atiques à partir du 60 jour environ, caractérisés par une anesthésie à la douleur généralisée à toute la surface cutanée et muqueuse.

OBSERVATION 102. — J. MARIE-ROSE, 35 ans, non yaccinée, n’est entrée à la Clinique Pasteur qu'au moment de l'apparition des paralysies. L'angine avait débuté le 12 février avec un caractère malin immédiat: fétidité de. l’haleine, adénopathie bilatérale avec périadénife, fausses membranes recouvrant toute la gorge ; température à /o°3. Le 6e jour seulement on commence la sérothérapie devant l’aggravation constante de l'état général et local 3:000 unités de SAD, le lendemain, quelques fausses membranes sont rejetées, mais il apparaît une paralysie du Voile (7e jour) et une impossibilité de faire descendre les aliments solides. La sérothérapie est continu# à la même dose (3.000 u. par jour) pendant 9 jours et de grandes quantités de fausses membranes sont rejetées quotidiennement. Les phénomènes locaux ont tendance à disparaître ; la fièvre s'est abaissée au dessous de 380, maiïg le ro jour, œdème des membres inférieurs et des mains, oligurie. Une analyse d'urines aurait montré 20;gr4 d'albumine par litre.

Traitement : régime déchloruré.

A partir dw 25 février, (14° jour) ces symptômes regressent 'amélio. ration est importante, et la malade commence à se lever mais l'alimentation reste impossible et les liquides ne passent qu'en petite quantité. Leq injections de sérum sont réduites à 2.000 u. tous les 2 jours, puis cessées (33.000 uw. au total, en 18 jours).

Du 14 au 36e jour, aucun fait nouveau, mais les symptômes de para-

lysie du voile el de l’æsophage persistent avec une pâleur importante. Des interventions thérapeutiques diverses ont été faites : septicémine intraveif-

neuse, solution de strychnine per os; le 36e jour, on injecte, 8.000 u:

de ‘sérum. Le lendemain (37e jour) se produit un vomissement et une paralysie du M.O.E. Une nouvelle injection de sérum est pratiquée. Le lendemain, troubles respiratoires importants, syncope bleue, sensation de fourmillements dans les orteils et les extrémités digitales ; la voix est sourde et mal timbrée. L'état général est mauvais. Tempéräture 580. Sensation d'angoisse. Päleur intense avec cerne impressionnant autour des

Jeux. Ww

Ta malade est admise à la Clinique Pasteur le 24 mars 1945 (4xe jour).

Etat général fpanchement mauvais, päleur importante, adynamie extrême, amaigrissement d'une dizaine de kilogs, consécutif à trente jours d’inanition presque complète ; température 380.

La paralysie du voile est complète ; les solide-sne sont pas déglutis et toute tentative s'accompagne de toux ‘quinteuse. LEA \ PC 2 .

En dehors des paresthésies des extrémitfs, rien aux membres, mais parésie du tronc et de la nuque.

L'examen ORL vérifie l'existence d'une paralysie de la bouche de Paso phage et du larynx phonatoire et respiratoire. Respiration superficielle avec, à l’auscultation, diminution du murmure vésiculaire aux deux bases. . cœur est accéléré à 100 avec quelques rares extrasystoles. T. A. :

,5-8. La recherche du ROC n'amène aucune modification du rythme. Aainiirie à 28 Polynufcléose à 13.400 G. B. dont 72 pour cent da polynucléaires. - :

Immédiatement on commence la strychnothérapie (12 mgr.) et l’administration de sérum glucosé et salé par injections et goutte-à-ooutte rectal. Le 43 et le 44e jour, crise dyspnéique consécutive à l'absorption des liquides, accompagnée de sensation d'ètau et de cyaniose ; le soir du 44e jour sont constatés des signes d'un épanchement pleural de la base droite

(submatité, souffle pleurétique, obscurité respiratoire, avec quelques frot-

tements dans la partie supérieure). Tachycardie persistante. Un électrocardiogramme montre quelques anomalies morphologiques des complexes (S un peu élargie et empâtée en Di. I et D. II; T peu ample avec pre-

mière portion. isoélectrique en D£ T et inversée en ne IT et D. III) avec.

rythme sinusal.

Aucune modification n'apparait entre le 44 et le 48e jour, ponction exploratrice de la base droite négative. ROC n'amène aucune modification au rythme.

Le 48e jour les signes pseudo-pleurétiques ont disparu.

À partir du 55e jour, la régression commence : disparition de la gêne

respiratoire, reprise légère de la mobilité de l'hémivoile et de la corde vocale droite. Pouls à 8o.

Le Got jour, reprise de la voix, mais obolition des réflexes rotuliens 5 les réflexes achilléons sont seulement diminués. Pas de modification de

la force segmentaire. Le liquide céphalo-rachidien contient 0,50 d’ HEAR, Bénjoin 000. 02229. 10000,

Page 1