OBSERVATION IV
Présentée par le D' Souques, à la Société de Neurologie (1900).
Il s’agit d'une femme domestique, âgée de 20 ans, qui, il y a un an, glissa de trois marches en montant un escalier et se retint
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à la rampe en contractant énergiquement son bras droit : sa main se crispa autour du montant de la rampe, si bien qu’elle eut une grande difficulté à s'en détacher. Elle ressentit en même temps un Craquement et une vive douleur le long du bord externe de l’omoplate; et immédiatement elle ne put élever le bras audessus de l’horizontale.
Elle continua à travailler en se servant de la main gauche. La douleur persiste six semaines, continue, en supprimant le sommeil ; elle se calma peu à peu par le repos, le massage, l’hydrothérapie; elle reparaissait par la fatigue du bras.
Symptômes actuels (sept. 1900). — a) Bras tombant naturellement. — L'omoplate droite est surélevée en masse, l’angle supérieur est de 1 cm. plus haut que celui du côté sain.
L’angle inférieur fait une légère saillie en haut, en dedans, en arrière. Le bord spinal est oblique par rapport au rachis; sa distance en est de 7 cm. 5 au niveau de l’angle inférieur, de 8 cm. 5 au niveau de l'épine. À gauche, parallélisme du bord spinal et du rachis à 8 cm. L'’épaule droite n’est pas sensiblement abaïissée.
b) Position horisontale antérieure. — Klévation en masse de l'omoplate, telle que l’angle supéro-interne s'aperçoit au-dessus de l’épaule, la malade étant vue par devant.
Obliquité du‘bord spinal, qui n’est pas plus rapproché de la ligne médiane que dans l'attitude précédente.
Gouttière scapulo-thoracique profonde de 4 cm.
c) Position horizontale externe. — Scapulum alatum moiïns marqué que dans la position précédente. Gouttière scapulo-thoracique moins profonde. Obliquité plus. grande du bord spinal, lequel n’est plus rapproché de la ligne médiane.
Le bras droit ne dépasse pas l'horizontale. Dans cette position extrême, les sus et sous-épineux droits sont durs, bombés, saillants.
d) Déformation, les bras étant horizontaux. — La paroi postérieure de l’aisselle est dans le même plan antéro-postérieur que la paroi interne. La paroi latérale du thorax, au niveau du sein, présente une voussure à convexité extrême; la paroi thoracique, vue par derrière, est plus étroite dans sa moitié supérieure droite; vue par devant, elle paraît plus large.
La malade peut soulever énergiquement les épaules, les porter
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en avant et toute déformation semble disparaître; en arrière, il n'y a que peu de déformations.
Examen électrique, grand dentelé. — Excitabilités galvanique et faradique très diminuées; les modifications qualitatives spéciales de la réaction de dégénérescence ne sont pas constatables.
2/3 inférieurs du trapèze. — Excitabilités directe, faradique ou galvanique peu diminuées sans dégénérescence.
Rien de notable pour les autres muscles.