MAIS
paumes des mains se touchant. Cet allongement apparent est fonction du scapulum alatum ; en effet, il disparait lorsqu'on fixe artificiellement l'omoplate au thorax.
Ces auteurs ont également décrit le signe du poids. Si l'on suspend un poids à l'un des doigts de la main du coté malade, on observe une exagération du scapulum alatum, l'omoplate accentuant son mouvement de bascule. S1 l'on fait la même expérience du côté sain, il ne se produit rien, l'omoplate étant maintenue fixée par l'action du grand dentelé.
Une autre expérience montre le manque de fixation de l'omoplate. Si on prend le bras du côté paralysé et si on lui imprime un mouvement en levier de pompe, le ramenant de la position horizontale antérieure à la position de bras tombant le long du corps, l'omoplate suit en sens inverse les mouvements imprimés au bras.
Enfin, Claude et Descomps ont insisté sur la conservation de la force musculaire du membre supérieur du côté malade. Mais, pour la constater, fait très important, il est nécessaire de fixer artiñhciellement l’omoplate.
Que donne la paralysie du grand dentelé au point de vue respiratoire ? Nous avons vu, en étudiant sa physiologie, que c'était un muscle inspirateur ; on pourrait donc penser que sa paralysie doit jeter un trouble dans la mécanique respiratoire. Il n’en est rien. Elle n'est en rien dérangée ainsi qu'il est facile de le constater par la mesure de l'amphométrie thoracique, de la pression inspiratoire et expiratoire mesurée au pneumomètre de Pachon, de la spirométrie et de tenue respiratoire sous pression.
Enfin, au point de vue électrique, on observe des
troubles dans les réactions électriques au niveau du grand
dentelé et de la portion inférieure du trapèze: une hypoexcitabilité ou la réaction de dégénérescence. Mais l’examen du grand dentelé au point de vue électrique est délicat. C'est un muscle profondément situé sur lequel il est difficile d'agir seul.
Diagnostic différentiel entre la paralysie pure du grand dentelé et la paralysie de ce muscle associée à celle du trapèze inférieur.
: Parmi les symptômes que nous venons de passer en revue, beaucoup se retrouvent aussi bien dans la paralysie pure du grand dentelé que dans la paralysie de ce muscle associée à celle de la portion inférieure du trapèze; aussi convient-1l d'insister sur certains signes qui démontrent la participation du trapèze à la paralysie.
D'après Duchenne de Boulogne, il n'y auraït pas de déformation de l'épaule, les bras pendant le long du corps, dans les cas de paralysie pure. La déformation n’existerait que dans les cas de paralysie associée à celle du trapèze inférieur. Le trapèze, en effet, nous l'avons vu, élève le moignon de l'épaule, rapproche l’omoplate du rachis et dirige son bord spinal obliquement en bas et en dehors. Tant qu'il agit encore, la seule déformation ne peut être qu'une saillie de l'angle inférieur du scapulum qui se. détache un peu du thorax. (Tout cela, bien entendu, dans la position du bras tombant.) Remak, dans trois cas qu'il observa, ne remarqua qu'une très faible déformation. Lewinski est de l'avis de Duchenne, mais admet cependant, comme Remak, une très légère saillie de l'angle inférieur.
Les auteurs allemands Seeligmüller, Baeumler, Eulen-