‹ Les Paralyses Récurrentielles DoublesChapitre 42 sur 47 · ÉE · texte numérisé non relu

ÉE

œsophagoscopie. L'examen des différents appareils ne montrent rien de particulier, On refait une nouvelle radiograpie dont voici le résultat : coudure anormale de l’œsopage dans la région de la crosse de l'aorte. Le sel opaque reste accroché d’une façon irrégulière à ce niveau. De plus, sommet gauche légèrement voilé, les bases sont claires, chaînes hilaires accusées des deux côtés, sclérose pulmonaire bilatérale. A l'examen oblique en position antérieure droite, obscurité de la partie moyenne et de la partie inférieure d l’espace rétro-cardto-aortique.

Le 21 mars 1935, le Professeur agrégé Despons pratique une œsophagoscopie : A 25 centimètres des arcades dentaires, le tube est arrêté par une tuméfaction arrondie du volume d'une noix, dont la muqueuse est lisse, régulière, mais dont la masse est animée de battements tels que l’on juge plus prudent de ne pas le dépasser el de ne pas faire de prélèvement. Le lendemain, l'intervention s'étant très bien passée, le malade sort de l'hôpital.

I y rentre le 46 avril 1935, en vue de subir une nouvelle œæsophagoscopie (les réactions de B.-W. ont toujours été négatives el l’urée sanguine présentait un taux de 0 g. 16 p. 100). Le 18 avril 1935, le Professeur agrégé Despons fait une nouvelle œsophagoscopie et constate les faits suivants : À 25 centimètres des arcades dentaires, on trouve une tuméfaction lisse sur la partie gauche, mais dont le bord droit est ulcéré el saigne abondamment. On fait un prélèvement. Le Professeur de Graïlly répond : épithélioma de type pavimenteux intermédiaire sans globes cornés. Le malade retourne à l'Hôpital Saint-André, dans le service du Professeur agrégé

Charrier. Il en sort quelque temps après et meurt en janvier 1936.

OBSERVATION VI

(Due à l’obligeance de M. Pnsox, interne des hôpitaux.)

Diplégie laryngée associée à des paralysies crâäniennes gauches chez un hémiplégique porteur d'une tumeur du médiastin. F... (Jacques), âgé de 70 ans, valet de chambre, entre dans

le service de M. le Professeur Portmann, à l'Hôpital du Tondu, le 21 octobre 1936, pour une aphonie totale,

PAR Pad

La famille nous apprend que, il y a deux ans, il à présenté un ictus avec coma suivi d'une hémi-paralysie droite, sans parlicipation de la face, sans aphasie. Depuis cette première atteinte, le malade à été le plus souvent alité, et a présenté à différentes reprises des attaques, moins violentes que la première, qui n'ont guère augmenté l'hémiplégie. Il pouvait même, il y a plusieurs mois, se lever avec l’aide d'une personne de son entourage.

Depuis un mois environ, se sont installés rapidement des (roubles de la voix, qui, progressivement, ont augmenté, pour, êlre ce qu'ils sont actuellement. Accompagnant celle dysphonie, la paralysie des membres” droits s'est accentuée et le malade est cloué au lit. En outre, sa famille et lui-même surtout ont nolé une dysphagie intense se traduisant par une difficulté à déglutir. Les aliments ne passent qu'avec un retard; le malade n'a jamais été sourd et il entend parfaitement pour un homme de son âge. Il n’a jamais eu de vertiges ni de troubles de la parole.

Le malade que nous examinons dans le service de M. le Professeur Portmann est retenu au Hit par une impotence fonctionnelle marquée. C’est un vieillard dont l’état général n'est pas très mauvais, et dont le psychisme est à peu près intact.

A l'inspection, la face ne présente pas de troubles moteurs, mais un examen soigneux montre à gauche une diminution de la tonicité de ses muscles, en particulier de la paupière supérieure.

Aux membres supérieurs, on trouve

— A gauche : Une force segmentaire conservée et une motilité normale.

— A droite : La force segmentaire est diminuée; la motilité est moins vive qu'à gauche.

Cependant, le malade remue les doigts, la main, l’avant-bras, et porte le bras jusqu'à l'horizontale. Le membre soulevé retombe passivement et rapidement.

Aux membres, on note

— À gauche : Rien d’anormal;

— A droite : Un peu d'’atrophie musculaire.

Le malade peut trainer son talon, mais ne peut le soulever

au-dessus du plan du lit.

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