NOUS
de Le Clerc semblent asseoir sur une base physico-chimique. |
Malgré notre incrédulité, étant donnée l’origine périphérique et non centrale que nous attribuons à la polynévrite diphtérique, nous avons tenté l'application de de celte thérapeutique aux paralysies diphtériques, dans un but préventif ou thérapeutique.
Les cobayes recevaient l’injection de toxine atténuée par voie intra-musculaire quelques heures avant de subir l’anesthésie au chloroforme, ce qui permettait à la toxine de gagner la grande circulation ou le système nerveux.
Sous anesthésie, nous leur injections des doses variables de sérum antidiphérique, quelques-unes répétées les jours suivants. L'évolution des animaux n’a pas été modifié. |
Expérience du 25 janvier, 26 h. après l’injection de’ toxine :
3 cobayes reçoivent 100 U. A., deux meurent un mois après de paralysies généralisées, un fait une paralysie locale et guérit ;
3 cobayes reçoivent 100 U. A., sous anesthésie : 2 morts, une guérison.
3 cobayes reçoivent 1000 U. A., sous anesthésie : 2 morts, une guérison.
3cobayes reçoivent 1000 U.A., sous anesthésie: 3 morts.
2 cobayes sont simplement chloroformés : deux morts.
3 cobayes témoins ne reçoivent que la toxine : deux morts, une guérison.
IV) Nous nous sommes également adressé aux injec-
Lo
tions d’urotropine ou de salicylate de soude préconisées dans d’autres infections neurotropes.
Des cobayes préparés comme à l'ordinaire reçoivent à intervalle variable, soit du sérum suivi quelques minutesaprès d’une injection de 0.10 de salicylate de soude ou 0,20 d’urotropine soit du sérum additionné 24 heures auparavant des mêmes quantités de salicylate.
Les résultats furent décevants et l'évolution des paralysies nullement modifiée.
V) D’autres essais ont porté sur :
la thyroæxine (Friedemann) associée ou non au sé- TUM,
le Dmelcos (émulsion stabilisée de bacilles de Ducrey) associé ou non au sérum,
le tétrophan (Stark, Friedemann) dérivé synthétique de l’acide naphtacridine-carbonique : médicaments préconisés par divers auteurs, mais sans aucun résultat.
VD Reprenant alors l’idée première de trouver à l’antitoxine un véhicule dont la substance nerveuse pourrait être avide, nous nous sommes tourné vers les colorants et notamment le bleu de méthylène dont on connaît l’affinité pour les ramifications nerveuses. : Le 16 juin on injecte 1/3 cc. d’une toxine diphtérique insuffisamment atténuée par le formol à un lot de cobayes. Les jours suivants ces animaux reçoivent soit du sérum antidiphtérique à 800 U. A. par cc. soit du sérum antidiphlérique mis 24 h. en contact avec une solution de bled de méthylène à 5 % (dans la proportion de 9 parties de sérum pour 1 parlie de la solution de bleu).
EC
Voici le procès-verbal de l'expérience :
Le 18 juin, 3 cobayes reçoivent :
soit 400 U. A. (1/2 cc. sérum) : les 3 font des paralysies mais gucrissent le 6 août ;
soit 400 U. A. additionnés de r cc. sol. bleu : les 3 seront paralysés, un meurt, deux guérissent ;
ou 240 U. A. (3 cc. sérum au 1/10) additionnés de 1 cc. sol. bleu: les 3 cobayes font de la paralysie, deux meurent, un guérit le 6 août.
Le 20 juin, 3 cobayes reçoivent :
soit 400 U. A. ; les 3 font de la paralysie et meurent ;
soit 4oo U. A. additionnés de bleu : les 3 font de la paralysie, deux meurent ;
ou 240 U. A. addilionnés de bleu ; les 3 font de la paralysie et meurent.
Le 21 juin, 3 cobayes reçoivent
soit 400 U. A. : les 3 font de la paralysie et deux meurent ;
soit 400 U. A. additionnés de bleu : les 3 font de la paralysie, deux meurent ;
ou 240 U. A. additionnés de bleu : les 3 font de la paralysie et meurent.
Sur les six cobayes témoins n’ayant subi aucune tentative thérapeutique, tous font de la paralysie dont quatre meurent.
VII) L’adjonction à l'antitoxine d’un anesthesique local, tel que la stovaïne est restée également vaine.
Des lots de 3 cobayes préparés comme précédemment reçoivent à des intervalles variables soit 600 U. A. (a), soit 600 U. A. additionnés de 1 % de stovaïne (b).
Dirn
Traitement :
48 h. après : a) les 3 font de la paralysie et guérissent :
b) les 3 font de la paralysie et l’un meurt ; À jours après : a) les 3 font de la paralysie et gué-
rissent ; b) les 3 font de la paralysieet Pun meurt ;
6 jours après : a)les 3 font de la paralysie et l’un meurt. b) les 3 font de la paralysie et l’un meurt.
Les 3 cobayes témoins font de la paralysie et lun meurt.
Aucune de nos tentatives thérapeutiques effectuées soit à titre préventif, soit à titre curatif, n’a donc été couronnée de succès : seule importe la précocité de l’action sérothérapique.