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nère ; le bord alvéolaire est dévié en bas. Il y a comme une sorte de luxation de tout le maxillaire inférieur dans sa partie gauche.
Quand l’enfant crie, la langue se dévie toujours à gauche.
Il n’y a pas de malformation de la voûte palatine, ni du voile du palais. La luette est légèrement déviée vers la droite.
Il faut encore noter que, tandis que la suture occipitopariétale est ossifiée du côté droit, il en est différemment du côté gauche, où l’on sent dans toute son étendue l’occipital chevaucher sur le pariétal. A l'extrémité de cette suture nonossifiée, on sent sous la peau une nodosité osseuse du volume d’une
petite noisette, arrondie.
Etiologie
L'étiologie des paralysies faciales congénitales par agénésie du rocher est loin d'être encore élucidée. Il n’est pas sans intérêt, toutefois, de montrer que, dans les quelques cas typiques qui en ont été rapportés, la grossesse avait été troublée par des: accidents d'ordre divers : émotions, maladies, pertes abondantes.
« Dans l’observation de paralysie faciale congénitale rapportée par M. Lagrange, la mère, au huitième mois de sa grossesse, avait été effrayée par un chien, et attribue elle-même à cette peur la maladie de son enfant.
«Dans le cas de M. Marfan et Armand Delille, la mère eut unegrossesse difficile pendant laquelle elle se sentait fatiguée, était sujette à des crises nerveuses et de fréquentes pertes de connaissance,
Dans celui de M. Léopold Lévi et Rothschild, la mère, qui
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On conçoit donc que l’on puisse, dès à présent attribuer la variété de paralysies faciale congénitale que nous étudions maintenant à un trouble de développement. Mais, avant de passer à la pathogénie, il convient de rappeler
les notions anatomiques actuellement acquises.
Anatomie pathologique
Le seul examen que nous possédions sur ce sujet a été pratiqué par MM. Marfan et Armand Delille. Voici la note de ces auteurs. |
« L’autopsie a révélé Les lésions que l’on rencontre chez les nourrissons atteints de dyspepsie chronique et d’athrepsie. Il est inutile de les décrire. À noter seulement l'existence d’une broncho-pneumonie à noyaux discrets, disséminés aux deux basses ; lésion à peu près constante chez les athrepsiques.
« Les conditions dans lesquelles a été pratiqué l’autopsie,n’ont pas permis de disséquer la face ; mais nous avons pu enlever le rocher, le cerveau, la protubérance et le bulbe. Disons d’abord que nous avons pu constater l’absence du tronc du facial périphérique dans son trajet extra et intrapétreux.
La coupe du rocher a été pratiquée par M. Tramond,