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régions doivent traverser ses fibres lors de leur bourgeonnement ?
On sait que les nerîs craniens sont divisés en deux grou
pes : l’un comprend les nerfs à émergence ventrale, comparables aux racines antérieures des nerfs rachidiens ; l'autre comprend les nerfs à émergence dorsale, assimilables aux racines postérieures des nerfs rachidiens, et qui présentent les caractères suivants :
Ils ont, primitivement du moins, une émergence dorsale.
Ce sont des nerfs mixtes, moteurs et sensitifs.
Leurs fibres sensitives ont leurs cellules d'origines hors des centres nerveux, dans des ganglions présentant la structure des ganglions spinaux.
Leurs fibres motrices se distribuent aux muscles dérivés des plaques latérérales, ou muscles branchiaux.
Le nerf facial fait partie de ce dernier groupe : ses fibres motrices constituent le facial proprement dit; ses fibres sensitives l'intermédiaire de Wrisberg.
Au cours du développement, les fibres de la septième paire vont avoir à traverser une masse de mésenchyme qui correspond précisément à la région où se rencontrent les premiers rudiments de l'oreille interne, et où va se développer le rocher. En effet (Kælliker), sur des coupes d’embryons, on voit, en avant de la fossette acoustique encore ouverte, émanée du cerveau la première ébauche du nerf facial. Celui-ci est, dès son apparition, en relation intime avec le nerf auditif; et ce n'est que plus tard que ces deux troncs se séparent l’un de l’autre. A la trente-neuvième
heure, quoique la vésicule auditive soit déjà très net,
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on ne voit encore aucune trace de leur ébauche ; mais, à la quarante-quatrième heure, ils sont reconnaissables.
L'organe auditif, au point vue embryologique, se compose de deux portions essentielles : l'oreille interne ou portion labyrinthique, qui se forme aux dépens de l’ectoderme; l'oreille moyenne et l'oreille externe (caisse du tympan et trompe d'Eustache; conduit auditif externe et pavillon) qui dérivent des transformations de la première fente branchiale. ; :
La première ébauche du labyrinthe membraneux est la vésicule auditive. Elle apparaît à la face dorsale de l’em-
bryon, des deux côtés de la tête, à peu près vers le milieu du cerveau postérieur, au-dessus de la première fente branchiale, et de l'extrémité supérieure de l'arc hyoïdien.
Ce phénomène se produit, chez le poulet. vers la fin du deuxième jour de l'lincubation. Ces deux fossettes auditives d'abord peu profondes, s’enfoncent de plus en plus dans l'intérieur de la tête jusqu’à ce que leur fond vienne se placer au même niveau que les parties les plus profondes du canal médullaire. Leur ouverture devient de plus en plus étroite; au troisième jour, elle se soude complètement : le fossette est alors transformée en une vésicule, la vésicule auditive. Celle-ci prend un aspect piriforme, puis perd toute connexion avec l’ectoderme et devient complètement libre au milieu du mésenchyme qui l'entoure. Les deux vésicules sont alors séparées de la moelle allongée par une mince couche de mésenchyme qui ne fait défaut qu'au niveau du point où l'ébauche du nerf facial-auditit qui consiste en un large cordon de fibres nerveuses et de cel-
lules, réunit la vésicule au système nerveux central.
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Après avoir rompu ses connexions avec l'extérieur, la vésicule auditive ne tarde pas à se transformer. Son extrémité inférieure pousse un diverticule conique, qui se recourbe bientôt sur lui-même, embrassant dans sa concavité le ganglion du nerf auditif : c’est le futur canal cochléaire. Puis elle s'étrangle en deux parties : une supérieure, qui produit les canaux semi-circulaires, une inférieure, qui donne naissance à l’utricule et au saccule.
D'autre part, au voisinage des canaux épithéliaux, la substance fondamentale du mésenchyme devient beaucoup plus abondante et forme une couche profonde de tissu muqueux, en dehors de laquelle le tissu prend les caractères de cartilage embryonnaire puis, finalement, se transforme en os par ossilication enchondrale : les canaux semi-circulaires membraneux sont alors logés à l’intérieur des canaux semi-Circulaires osseux. Les mêmes modifications se passent autour de l'utricule et du saccule, d’où formation du vestibule, et autour du canal cochléaire, d'où formation du limaçon osseux. Tout le labyrinthe a ainsi une enveloppe osseuse propre, qui reste longtemps indépendante du rocher. Voyons maintenant comment se forment, et comment se mettent en rapport avec l'oreille interne l'oreille moyenne et l'oreille externe. L’oreille moyenne comprend la caisse, les osselets et la trompe ; l'oreille externe, la membrane du tympan, le conduit auditif externe el le pavillon. Toutes ces parties ont pour origine les fentes branchiales.
La première fente branchiale, chez les sélaciens s’atrophie en grande partie et constitue ‘un canal court appelé
l’évent. A l'évent des sélaciens correspondent, chezl’homme,
l'oreille moyenne et externe : trompe, caisse, tympan, conduit auditif externe, qui se développent en effet aux dépens de la première fente branchiale. La portion profonde de cette fente, entre la membrane d’occlusion et le pharynx constitue le canal pharyngo-tympanique, dont la portion externe se dilate pour former la caisse; la portion interne, qui reste étroite. est la trompe. Quant à la portion périphérique de la fente entre la membrane d'occlusion et l’ectoderme, elle devient le conduit auditif externe et le pavillon.
A l'intérieur de la caisse sont situés les osselets : ils proviennent de l'extrémité postérieure du premier et du deuxième arc branchial, ou arc maxillaire, et are hvoïdien. Au début, ils sont situés en dehors de l'oreille moyenne, au-dessus du tympan et derrière lui en avant du tronc du facial et croisés par la corde du tympan. Ce n’est que plus tard que le tissu connectif placé entre l'entoderme et l'ectoderme de la membrane tympanique forme une masse gélatineuse du tissu muqueux qui se développe beaucoup, et repoussant l'épithélium entodermique du tympan contre la paroi labyrinthique, enveloppe les osselets et occupe la place où, par suite de sa résorption, va se développer la caisse. Enfin le pavillon de l'oreille est formé par dix saillies situées au niveau de l’extrémité externe, libre del a deuxième fente branchiale, et dépendant de lectoderme des premier et deuxième arcs branchiaux. De ces six,
bourgeons, deux forment l’hélix, le troisième l’anthelix, le
quatrième, le tragus.
De cette étude embryologique, résulte cette donnée que
la vésicule auditive dérive de l’ectoderme, et qu'elle est
Falloux
l’'ébauche de l'oreille interne, qu’elle est située au milieu d’un amas mésenchymateux où chemine le nerf facial ; immédiatement en avant et en dedans d'elle, se forment aux dépens de la première fente branchiale, l'oreille moyenne avec des osselets. Reste à voir le développement du rocher. |
Le squelette du crâne passe par trois états successifs : membraneux, cartilagineux, OSSeUx.
Le crâne membraneux est représenté par deux éléments : la portion céphalique de la corde dorsale et sa couche squelettogène.
C'est dans le crâne membraneux que se développe, comme nous l’avons dit, la vésicule auditive. qu’entoure bientôt une masse d’abord membraneuse, puis cartilagineuse. Cette masse, ébauche du rocher, présente un large orilice par lequel aboutissent à la vésicule auditive les nerfs auditif et facial ; au-dessous et en avant d'elle, est située la première fente branchiale, ébauche de la caisse du tympan et de la trompe d’Eustache. A cette place le cartilage pétreux a une forme toute différente de ce que sera plus tard la pyramide. En effet, il ne présente pas de trompe d’Eustache, et n'a qu'un canal de Fallope très court, s'étendant depuis le méat auditif interne jusqu’à l'hiatus Fallope. Le nerf facial, à partir de l’hiatus jusqu’à ce qui sera plus tard le trou stylo-mastoïdien est à proprement parler, situé en dehors du crâne. La partie horizontale du canal de Falloppe, qui passe au-dessus de la fenêtre ovale, au-dessus de la caisse, n’est indiquée sur le cartilage que par un léger sillon, tandis que sa dernière
portion verticale n’est pas du tout marquée sur le cartilage
pétreux, et ce qui sera plus tard le trou stylo-mastoïdien est indiqué par une fissure limitée latéralement, par le deuxième arc branchial, et médianement par l'apophyse mastoïde. La complétion de la formation du canal de Fallope a lieu plus tard, lors de l’ossification, par l’apparition de lamelles osseuses.
Cela revient à dire qu’à cette époque, ni les parois de la caisse du tympan, ni les deux dernières portions du canal de Fallope ne dépendent du cartilage pétreux ; elles procèdent du canal pharyngo-tympanique, si bien que « leurs malformations dépendent de la malformation de ce dernier ». (Heller). ,
De même sont indépendants du cartilage pétreux Les osselets de l'oreille moyenne, qui dérivent des segments cartilagineux supérieurs des premier et deuxième arcs branchiaux, qui limitent la première fente branchiale, ébauche du canal pharyngo-ty mpanique.
Quant au dernier stade de développement du rocher, il consiste en l'apparition de points d’ossifications, principaux ou complémentaires, avec un point particulier destiné à percer la portion osseuse de la trompe, la caisse, la dernière portion du canal de Fallope et constitue presque entièrement le conduit auditif exlern . « 'ost l'os tympanal. Situé sur le côté externe de la portion pétreuse et au-dessous de l'écaille, il revêt d’abord la forme d'un cercle incomplet dont on auraitenlevé le cinquième supérieur, puis, il change de forme. Il s’étend en dehors, prenant la forme d’une gouttière semi-circulaire, à concavité dirigée en haut, et constitue les parois antérieure, inférieure et
postérieure du conduit auditif externe. En dedans, il s’ac-
croit également pour fournir une lamelle osseuse qui passe en avant de la portion pétreuse, et constituer les parois antérieure et inférieure de la caisse du tympan, du canal musculo-tubaire, et de la dernière portion du canal de Fallope.
Les divers organes dont nous venons d'étudier le déve-
loppement constituent embyologiquement, un ensemble,
un tout, comme le prouve l’existence, chez un même sujet
de malformations simultanées des différents organes qui entrent dans la constitution de ce métamère. M. Heller, dont nous avons suivi la description, en cite un certain nombre d'exemples. Voici le plus typique.
Moos et Steinbrugger (1) ont observé chez une petite fille l'absence du tympan, de l'anneau tympanal, des osselets, de la trompe, le rétrécissement du conduit auditif externe, coïncidant avec l'atrophie de la moitié correspondante du maxillaire inférieur.
Paget (2) dans un cas de malformations familiales a observé deux enfants qui, avec des fistules préauriculaires, présentaient des troubles graves de l’ouïe. Une tante atteinte aussi de fistule auriculaire se servait, pour entendre. d'un cornet acoustique.
De toutes les considérations qui précèdent, il semble, d'après M. Heller, que l'on puisse concevoir ainsi la pathogénie des maladies faciales congénitales paragénésie du rocher.
Premier mécanisme. — Arrêt de développement de la