‹ Les paralysies phosphoriquesChapitre 19 sur 51 · PARALYSIE DES MAINS · texte numérisé non relu

PARALYSIE DES MAINS

Obs. XX. — J. Mifflet (de Saint-Etienne-sur-Chalaronne), que sa femme avait, à plusieurs reprises, essayé d'empoisonner avec du phosphore en 1841, n'en mourut pas, mais il resta paralysé des mains. [Annales d'hygiàne publique et de médecine légale, 2* série, 1855, t. 111, p. 157.)

Un ouvrage que je n'ai pas pu consulter, le Journal de chimie médicale, 1854, p. 330, relate l'histoire d'un mari, J. M., plusieurs fois empoisonné par le phosphore ; il n'en mourut pas, mais il resta paralysé (de quelles parties?). Je n'ai pu vérifier si cette observation est la même que la précédente.

PARALYSIES DU MOUVEMENT ; CONVULSIONS Ç TREMBLEMENT j nVPERESTHÉSIE DE LA PEAU ; SYMPTÔMES PRODUITS PAR LE PnOSPnOUE AMORPHE.

Obs. XXI. — Le phosphore pris à petites doses longtemps continuées, ou bien les inhalations de phosphore, produisent les symptômes suivants :

Système nerveux en état d'éréthisme ; le toucher de la peau ou des cheveux est douloureux; tremblements; convulsions cloniques fréquentes; finalement paralysie du mouvement. [Actions et emploi thérapeutique du phosphore amorphe, par le docteur Bcdnar, article inséré dans la Gazette hebdomadaire de Vienne. Wienmedic, Worchcnschrift, 4G-47, 1855.)

Contrairement à l'opinion généralement reçue, il paraîtrait donc que le phosphore amorphe a les mêmes propriétés toxiques et thérapeutiques que le phosphore ordinaire?

Page 1