VAI.ENT1NE
Mais approchez donc, monsieur Henri... vous êtes timide ?... un grand jeune homme!... Vous vous taisez! un avocat 1... Que cachez-vous donc?... montrez?...
HENRI
Quelques roses cueillies en traversant le parc... voulezvous me permettre de vous les offrir ?...
VALENTINE
Vous ôtes très-galant ; je les accepte, merci ! (Elle les prend ;
remarquant le dépit de Rsnée et los regardant tous les deux.) Oll !
mais, je ne sais pas trop si je dois les garder.
IIENRI.
Pourquoi me feriez-vous la peine de me les rendre?...
VALENTINE, regardant Renée.
C’est que je ne suis pas bien sûre qu’elles me fussent destinées. (Un silence.) Vous ne répondez pas?...
HENRI, arec embarras. ,
Pardonnez-moi, madame... mais je suis venu pour entretenir M. do Castelneuf de ses affaires... et...
RENÉE, rivement, avec colère.
El vous le trouverez monsieur, au bout du parc, en compagnie de votre oncle M. de Yilliers.
HENRI
Alors je me retire. Je reviendrai plus tard, je ne voudrais pas les déranger.
RENÉE
Et surtout rencontrer votre oncle, avec lequel vous vous obstinez à rester fâché... Oh! je l’ai bien remarqué, moi ! il faut, monsieur Henri, que vous ayez un bien vilain caractère I Un bon vieillard qui m’a mise au monde et qui m’aimo comme son enfant!
HENRI
Mademoiselle...
RENÉE
Mais vous ne l’aimez pas! Vous n’aimez personne, vous, monsieur !