‹ Les parasites & les maladies de la vigneChapitre 16 sur 22 · l'oïdium · texte numérisé non relu

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faire assez tôt, pour que, lors des vendangée, les raisins ne présentent plus de soufre sur leur surface. Sous l'influencée de la fermentation, et en présence de l'acide sulfureux, l'hydrogène se trouverait mis en liberté et se combinerait avec une partie du soufre pour

fig. 31.

Pomme d'arrosoir

pour soufrage

former un produit gazeux, nauséabond, connu sous le nom d'acide sulfhydrique et qui est le même qui s'échappe des œufs pourris. Il se forme au détriment de l'alcool, et son odeur insupportable "détériore le vin.

Pour soufrer de grandes étendues de vignes, on a imaginé des appareils spéciaux permettant de répandre plus rapidement la

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poudre préservatrice. Ils s'appuient sur un même principe et ne diffèrent guère que par de menus détails de construction. C'est tou-

jours un tambour circulaire (fig. ;32) où se meut un ventilateur à ailettes, mû par une manivelle et deux engrenages. A sa suite, se trouve un long conduit de bois, terminé par

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un tuyau d'échappement métallique, que Ton peut diriger à volonté. Près du ventilateur et sur le conduit est une boite fermée d'un couvercle et qui sert de magasin à soufre. Chaque tour du ventilateur fait, au moyen d'un petit levier, soulever une soupape placée au fond de ce réservoir, et une petite quantité de soufre tombe dans le conduit où elle est entraînée violemment par le courant d'air que produit le ventilateur. Cet appareil assez, portatif est d'un bon usage, et est fort employé dans le Bordelais.

Les houppes, combinées ou non avec la pomipe d'arrosoir, sont aussi recommandablés, mais la fleur de soufre éprouve peut être plus de difficulté à se diviser suffisamment.

Ces trois opérations doivent s'exécuter de préférence le matin, lorsqu'un peu de rosée permet à la poudre de s'attacher plus complètement aux rameaux. Il est aussi nécessaire de choisir un temps clair et promettant une belle, journée ; en effet, si la pluie venait à. tomber peu après l'épandage, le soufre serait entraîné avant que son action délétère sur l'oïdium eut pu se faire sentir, et il faudrait alors nécessairement recommencer l'opération.

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On a conseillé aussi de répandre le soufre sur le sol, de l'enterrer même, soit seul, soit associé à là chaux en poudre ou au sulfate de fer. Il est certain que contre ; l'oïdium, l'effet maximum a lieu quand l'acide sulfureux est mi& directement en contact avec le cryptogame.

Enfin, il est permis de se demander ce que devient, surtout dans ce dernier cas, le soufre répandu dans les vignes, et s'il ne peut être nuisible à la végétation. M. Mares, de Montpellier, a fait des recherches dans ce sens et a trouvé que le soufre se transforme très rapidement en sulfate de chaux, quand il est en contact avec le sol et avec la chaux qu'il contient. Il parait même que cette transformation est plus rapide dans les vignes fumées que dans le sol naturel. Le sulfate de chaux ainsi formé ne peut qu'être favorable à la vigne, puisque les engrais les plus rationnels doivent en contenir une certaine quantité.

Consulter sur l'oïdium :

Moniteur vinicoleu 1850 à 1865 Nombreux articles de di-,

vers auteurs.

Louis Leclere. 1852 Rapport à M. le Comte de Persigny,

ministre de l'intérieur.

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