‹ Les parcs et les jardinsChapitre 13 sur 61 · CHAPITRE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUATRIÈME

LA REHNIStAHCE

88 PARCS ET JARDlJiS. .

d'une part la symétrie, au moins apparente, des ligpes, Tarchitecture mêlée sans cesse à la végétation, l'habile subordination de la nature à l'art et aux œuvres des hommes ; et aussi les fantaisies bizarres, les cabinets et les murailles taillés dans des arbres verts, les noms et les dessins en buis, : . les surprises désagréables de jets d'eau invisibles, toutes les exubérances du mauvais goût, mais sauvées par la grâce des détails et l'harmonie de l'ensemble. Il faut, pour avoir une idée des singularités qui plaisaient à cette époque ingénieuse et avide de jouissances, parcourir un opuscule de Bernard de Palissy, le Jardin délectable. Ce ne sont que cabinets couronnés de terrasses plantées, aux murailles « diaprées de reptiles en émaux coloriés qui sembleront y vivre; » cercles de peupliers dont les cimes attachées en pointe seront munies d'un entonnoir destiné à introduire le vent en divers flageolets aériens ; des îlots revêtus d'un fil d'archal dissimulé par des feuillages, pour servir de volières. « L'arrosage se ferait au moyen de conduits de sureau maniables sur des fourches, à deux ou trois pieds de terre, et percés d'une infinité de trous pour ne faire que distiller une rosée. » Si Bernard de Palissy réprouve les pièges qui font tomber le visiteur dans les bassins ou les ruisseaux, et les ressorts qui lui envoyent des jets d'eau dans les jambes, il aime assez à voir des nymphes de marbre renversant leur urne sur

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