I MEUDON, SCEAUX
I composée; mais après les richessesénumérées dans
! ce chapitre, il ne saurait y occuper une grande place. Son parc, dessiné moitié à la française et moitié à l'anglaise, est un morceau de bois délaché des massifs charmants qui entourent les villages
, de Meudon et de Bellevue.
I Sceaux avait peut-être plus d'importance. Le peu qui en reste donne l'idée d'un jardin bien composé ; Le Nôtre Vavait dessiné pour Colbert vers le même temps que Versailles pour Louis XIV (1 670). Ni les belles statues du Pugot et de Girardon, ni les eaux amenées du Plessis-Piquet et d'Aulnay, ni l'é-
i tendue (600 arpents) , ne manquaient à cette résidence, deux fois honorée de la visite du roi. En 1700, le duc du Maine en devint propriétaire et l'embellit encore. Le domaine de Sceaux fut morcelé et vendu en 1798.
La villa Panfili date d'Innocent X (1650), et certaines de ses dispositions la rapprochent plus de la renaissance italienne que du goût français. Le Nôtre n'a pu que Tachever. C'est assurément la plus belle villa de Rome.
Située à un kilomètre au delà de la porte San Pancrazio, sur une éminence, elle fut en 1 849 le quartier général deGaribaldi, puis des Français. Le prince Doria y a élevé un monument à nos soldats morts durant le siège. On a singulièrement exagéré les dégâts commis à cette époque dans la villa . Ses beaux pins séculaires n'ont que peu souffert
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du canun et de la fusillade. On y voit une iieureust.alliance des lignes savantes avec les grâces naturelles des pelouses. De la terrasse extrême, la vue s'étend sur la solennelle campagne de Rome; d'admirables chênes verts, de grands pins parasols ornent encore ce jardin; il n'y manque rien de ce qui constitue la villa itjlienne, palais, casino, parterre, vases et statues, jeux d'eau, orgue hydraulique; mais sa principale beauté est dans ses ombrages et ses gazons. L'abandony joint encore un charme mélancolique. Le silence y est aussi grand qu'à Versailles et cependant exempt de celte tristesse que semblent partout avoir laissée derrière elles les pompes désastreuses du grand siècle.