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terre n'est elle-même qu'une grande volière ovale où des cages abritent, sur les bords d'un bassin, une foule de faisans de la Chine et de la Tartarie, avec toutes sortes d'autres grands oiseaux exotiques. Au milieu du bassin, un Ting chinois octogone irrégulier ne paraît pas trop dépaysé (1760).
Mais qu'avons-nous affaire en un jardin d'un temple de Bellone? Chambers, qui le construisit en 1770, en mentionne avec complaisance le style, les dimensions, les détails et la forme ; il paraît enchanté d'avoir assujetti un dôme elliptique sur une cella rectangulaire.
Passe encore pour un sanctuaire du bon Pan, genre monoptère^ ordre dorique, imitation du théâtre de Marcellus à Rome (1758). Pan est volontiers admis dans nos parcs ; la mythologie a le double mérite de nous être familière et de tenir de près à la nature. Ainsi en est-il d'Éole, à condition qu'il retiendra les aquilons pour ne lâcher que les zéphyrs,
Obstrictis aliis prœter Japyga.
Éole aura donc son temple auprès du grand lac, temple composite où le dorique domine. On s'assoira volontiers dans cette grande niche montée sur un pivot, et qui, malgré sa masse, peut être tournée d'une seule main vers toutes les parties du jardin.
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Enfin , il est possible d'apprécier, à cause du contraste, un pavillon ou temple de la Solitude, placé à peu de distance du palais. Ce sont là, pour la plupart, des constructions bien entendues et telles que les anciens Romains en établissaient dans leurs \illas.
Le reste des édifices s'en va, comme on dit, à la débandade avec des prétentions à la villa cosmopolite, mais sans pouvoir, aucunement prétendre à une comparaison avec le jardin d'Adrien. L'empereur avait imité dans son domaine , non-seulement les édifices, mais, avec eux, les sites mêmes de divers pays. Ici, la Chine, la Grèce et l'Arabie se rencontrent étonnées dans un parc anglais. Ici, la maison chinoise de Confucius, dont les meubles ont été dessinés par Kent, coudoie à la tête du lac le temple d'Éole.
De la maison de Confucius, une avenue couverte et fermée conduit à un bosquet où Kent a placé un refuge octogone. A droite du bosquet, abritée par des massifs sur un terrain montant, se profile une colonnade corinthienne, œuvre de Chambers en 1760, appelée théâtre d'Augusta^ Tout auprès, le temple de la Victoire s'élève sur une colline; il rappelle des succès remportés sur les Français (1759). Chambers en est l'auteur. C'est, dit-il, un périptère d'ordre ionique décastyle. Des feuillages, des festons de laurier, des ornements en stuc, des trophées décorent la frise , l'attique et Tinté-