‹ Les parcs et les jardinsChapitre 51 sur 61 · SAINT-JAMES · texte numérisé non relu

SAINT-JAMES

pentine, les fleurs sont disposées en agréables parterres.

Le parc de Saint-James a souvent changé d'aspect depuis le règne de Jacques I" (1 608). D'abord plantation de mûriers et magnanerie , jardin classique sous Charles II , il a perdu de 1827 à 1829 son air de famille avec les jardins français. Le canal rectiligne , long de huit cent quarante mètres sur cinquante, vit ses rives échapper à Téquerre de Le Nôtre, et se métamorphosa en étang semé d'iles boisées. Les pièces d'eau où Charles II nourrissait ses canards favoris , dont il avait nommé gardien le bel esprit Saint-Évremond, ont reconquis aussi leur liberté champêtre. « En 1846, on y comptait déjà plus de trois cents oiseaux de cinqiiante et une variétés. » On peut citer parmi les plus beaux restes de l'ancien parc la grande avenue qui longe la terrasse égyptienne de Carlton- Palace., et surtout l'énorme escalier, « digne de Babylone, qui se trouve au pied de la colonne du duc d'York ».

Green-Park et Hyde-Park, « deux paysages » qui se touchent et se continuent, établissent une communication non interrompue de pelouses et d'allées entre Whitehall et Kensinglon , sur une longueur de quatre kilomètres en droite ligne. Ils occupent près de deux cents hectares. Green-Park est gâté par un mauvais arc de triomphe que surmonte une statue équestre de Wellington. Dans la

partie méridionale s'étend une longue pièce d'eau (dix-sept hectares environ), une Serpentine-river, qui date de 1730 : « Assez étroite à son origine elle se recourbe vers Test, passe sous un élégan pont de briques , après lequel elle pénètre dans Hyde-Park en s'élargissant toujours. Au delà des casernes de Knightsbridge , elle se termine brusquement et laisse échapper le trop-plein de ses eaux par une petite cascade bondissant sur des rochers artificiels ombragés de grands arbres. » Elle est bordée de masâifs de rhododendrons. Les cerfs et les daims ont leur enclos réservé, où on les voit folâtrer. Les voitures et les chevaux de la fashion^ qui paradent au bord des eaux, parmi les boulingrins, ne peuvent enlever à Hyde-Park son air champêtre et naturel. On regrette seulement d'y voir un ridicule Wellington-Achille, qui jure avec les imitations du Parthénon appliquées à la porte d'Aspley-House.

Régent' s-Park n'est qu'un morceau du parc de Marylebone, mais un morceau de cent soixante-trois hectares. Sa disposition dernière date de 1812, ainsi que York, Cumberland et Cornwall-^^roc^s. De Primerose-Hill, tertre vert qui domine le parc au nord , on suit des yeux les ombrages d'une grande avenue de deux milles environ ; on aperçoit, au milieu de l'allée circulaire, les serres considérables, les riants parterres du Jardin botanique, et une pièce d'eau en Y, qui s'arrondit vers

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