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JARDIN DE CUAULES Y. tîl
laisse aux fruits une odeur qui plaît. Ah ! que cet arbre à jamais engendre un fruit heureux, afin que tout homme garde la mémoire d'un pieux monarque. Et toi, Ultrogotho, possède ce jardin, à jamais heureuse, toi troisième avec tes deux enfants, mère triomphante ! »
Charlemagne s'occupa des jardins royaux, et dressa, dans un curieux capitulaire, la liste des plantes qu'il voulait y voir cultivées. Le jardin de saint Louis, assez restreint, occupait la pointe de la cité ; sa riante perspective pouvait remplacer avec avantage le terre-plein du pont Neuf,, la statue de Henri IV et l'affiche haut placée du dentiste Dorigny. Puisque la place Dauphine doit bientôt disparaître, souhaitons qu'entre les deux bras de la Seine soit rétabli le jardin de saint Louis : il n'y aurait pas besoin de détruire le pont Neuf; d'agréables escaliers monumentaux serpentant le long des quais des Orfèvres et des Morfondus permettraient. Fêté, de respirer les brises salubres de la rivière. Hélas I il faudrait d'abord supprimer les égouts ; nous n'avons plus de Childebert pour embaumer les fleurs et les fruits.
Les jardins de Charles V, dans le quartier Saint- Paul, étaient non-seulement plantés d'arbres fruitiers, mais encore couverts de fleurs, distribuées soit en plates-bandes ou en bordures, soit en carreaux ; ils offraient toutes les plantes potagères. On aimait alors beaucoup le romarin, la sauge, la
PARCS ET JAltDmS.
la lavande, les giroflées et les roses.
issi de grandes treilles disposées en
en pavillons, dont les treillages en ient ornés de fleurs de lis; ceux des
alternativement ronds et carrés, tarie espèce de clocher surmonté d'une
ou d'une girouette aux armes de [lait qu'ils fussent assez grands, puismaientdes bancs de gazon, des sièges ou pelouse. Au milieu du jardin jail- ! fontaine et probablement un jet oyait encore une grande volière d'oi-
et surtout de tourterelles et de jerroquets, pour lesquels Charles V 'ande prédilection; aussi avait-il à Paul une superbe cage octogone pour Bt. Il y avait aussi un sauvoir ou
, les jardins du moyen âge, entre le ! quinzième siècle, manquaient de !t de grandeur ; c'étaient des carrés is grands, subdivisés en carrés d'arurs assez communes, et parfois racm rond-point circulaire, le Lai de l'CUselet la description d'un in :
it d'enceinte se détachait un bras lit isoler circulairement dans l'enclos armant. Là se trouvaient des roses,