‹ Les pariétairesChapitre 17 sur 24 · TRADUIT D'HORACE · texte numérisé non relu

TRADUIT D'HORACE

Voici (omlie Thiver an soiifllc du printcin[ts : Ues îiirs rassérénés ont fui les durs autans;

C'est le tour du zéphyr aimable; Regardant au dehors les prés verts, le ciel bleu, Le laboureur n'est plus réjoui par le feu

Ni le troupeau par son étable.

Déjà le bois, ami prévoyant des chaleurs. Se hâte de pousser ses feuilles et ses (leurs

Et de nous préparer de Tondjre!

Bois aiincl nous irons sous tes dômes épais

92 LES l'AlUETAlRES

^oui- couchei' sur le dus et prendre encor le trais : Fais-nous vite un réduit bien sombre I

Que le pin toujours vert et le blaue peupliei' Nuus tressent promptenieut l'ombrage huspitalier.

Et que les ondes toujours pures Du ruisseau dont l'biver a suspendu les jeux. S'empressent < n tremblant dans leur lit sinueux

Et recommencent leurs murmures.

C'est là que nous ferons, à l'écart du soleil. Apporter des parfums avec du vin vermeil

Et les roses trop tôt fanées.

Tandis que la jeunesse ignorant les soucis. Et les avares sœurs qui mesurent nos lils. Nous permettent encor de perdre nos jinirnées.

Jouissons, car la mort pousse d'un pied égal La cabane du pauvre et le trône vom\\ ;

La courte somme de la vie Nous défend de bâtir dans l'avenir lointain ; Retranchons notre espoir aux bornes d'un matin , Cueillons l'heure : qui sait de quoi l'heure est suivie?

IMITÉ DALCI-l::

BllTK D'ALCFE

J(; veux |»oiter inuii fer caché sous un feston, Ainsi (|u'lI;irniodius et quWvistogiton.

Préférant plus d'Iionneur tous deux à j)lus iranncrs, Ils fra[)|»èrrnt llipparque au milieu des llalteurs.

Au temple des Panathénées :

Meurtriers d'un tyran, non! sacrificateurs. Car ils offraient son sang aux Dieux libéral<urs.

Aux vengeurs des lois détrônées !

Je veux porter mon fer caché sous un feston. Ainsi cprilannodius et qu'Aristogiton.

'.»r. i.KS i-Ai;ii:iAli;ES

Non. \o\i> n'cte:- [^as morts, jeunes et ;:i\m(l> eoll^age^ Sous les myrtes fleuris et sous les orangers

Vous vous promenez aux bocages.

Où le lils (le Tydée, Achille aux pieds légei> Et tous les gl(jrieiix affronteurs de dangers

Ont conservé leurs fiers visages 1 .

Je veux portei- muii ter cai.hé >ous un festini. Ainsi qu'Harmodius et qu'Aristogiton.

Parce qu'ils ont tué Tusurpateur d'Athènes

En présence des dieux, tous deux suntimmert^ls.

Quiconque brisera des chaînes.

Comme eux verra fleurir les printemps éternels. S'il ose comme eux prendre à témoin le> auteK

De la justice de ses haine>.

Je veux porter mon fer caché sous un festcn. Ainsi qu'llarmodius et qu'Aristogiton.

SUR L'ALBIM DE W^' VMl T.

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